Une triplette à l'allure unique

Elles ont beau avoir été appelées les Triplettes de Jeanne-Mance, les unités de ce projet de condos à Limoilou ne sont pas jumelles. C'est ce qui frappe au premier coup d'oeil quand on entre dans le condo de Pascale Saucier : la trame très moderne de son unité est ponctuée de touches toutes personnelles qui font son charme et son unicité.
On entre chez elle dans un grand bain de lumière. La large fenestration à chaque bout de l'unité traversante fait son effet. Elle met en valeur l'aire ouverte où un immense îlot de cuisine, au centre, agit comme trait d'union entre la salle à manger, à l'avant, et le salon, à l'arrière. 
«Nous faisons souvent des soirées de dégustation de bières, et finalement, tout le monde passe sa soirée autour de l'îlot», raconte Pascale Saucier. C'est donc dire que la jolie table en merisier russe, fabriquée par Pascale et son conjoint, Yvon, est parfois sous-utilisée... Ce n'est certainement pas parce qu'elle manque de cachet, avec son fini brut et chaleureux. 
Cette table n'est pas la seule touche de fait main qui personnalise l'espace. On note particulièrement le lustre au look industriel, avec ses ampoules nues dégotées chez Zone et savamment accrochées à un pôle de rideaux, qui surplombe l'îlot. Ou encore la table de salon créée à partir de caisses de pommes recyclées. «J'ai beaucoup consulté Pinterest», lance en riant Pascale Saucier, assistante publicitaire au Soleil
C'est qu'entre le moment où ils ont signé le contrat d'achat et la prise de possession de leur condo neuf, la petite famille a patienté six mois, durant lesquels Pascale a pu penser à son décor. «On n'était vraiment pas partis pour acheter une maison», raconte-t-elle. La famille habitait déjà Limoilou, et venait souvent sur la rue Jeanne-Mance, où une amie habite. Ils ont remarqué le projet, et ont décidé de visiter un des condos en construction. «En une semaine, tout était réglé. On a vraiment eu un coup de coeur», affirme-t-elle sans ambages. 
Au sous-sol
Le couple et sa fille de 9 ans, Jeanne, ont leurs quartiers au sous-sol. On aurait presque envie de mettre sous-sol entre guillemets, tant les plafonds sont hauts et les fenêtres grandes, ce qui donne une belle impression de dégagement. Situées à l'arrière, les chambres des parents et de leur fille sont toutes simples, décorées par petites touches. «Ce ne sont pas de très grandes chambres, mais ça nous convient, comme elles servent principalement à dormir. Le reste du temps, nous sommes en haut», argue la propriétaire. Une salle de bain, avec bain et douche indépendants, ainsi qu'une chambre d'amis complètent le sous-sol. 
Partout, l'amour de Pascale Saucier pour les illustrations transparaît. Dans le haut de l'escalier, elle a encadré des étiquettes de bières de la microbrasserie Le trou du diable, à côté de quelques affichettes où Limoilou est à l'honneur. Au salon et dans la salle à manger, des peintures réalisées par son père ont fière allure. Au sous-sol, c'est un assemblage de dessins de sa fille, choisis avec goût, qui pimente le corridor.
Leur cour arrière, partagée avec les copropriétaires qui habitent le logement du haut, donne sur un jardin communautaire, qui jouxte le parc Lairet. À quelques pas, c'est le parc Cartier-Brébeuf et la rivière Saint-Charles qui les attend. Un cadre bucolique en pleine ville. On comprend pourquoi l'endroit les a si vite séduits!
Double coup de coeur
Pascale Saucier a eu un coup de coeur pour l'endroit, mais aussi pour les deux compagnies impliquées dans le projet, Construction St-Pierre Roseberry et Quinzhee Architecture. «On a pu tout magasiner et choisir, jusqu'aux poignées d'armoires!» s'enthousiasme-t-elle. 
«Dans le fond, notre philosophie, c'est de s'adapter aux clients, et non le contraire», résume Karine St-Pierre, de Construction St-Pierre Roseberry. Pascale et son conjoint ont entre autres décidé de déplacer un peu l'îlot pour élargir le passage, une demande à laquelle s'est plié avec plaisir Guillaume Fafard, architecte responsable du projet. «Certains propriétaires ont demandé un rangement plus grand pour leurs vélos, d'autres une buanderie plus grande dans la salle d'eau», donne-t-il en exemple. «On essaie de personnaliser les espaces autant que possible.»
Preuve que leur méthode fonctionne, ils ont été couronnés lors de la récente remise des Mérites d'architecture de la Ville de Québec, dans la catégorie Moyenne et haute densité. Les Triplettes se sont aussi distinguées lors des prix Nobilis, notamment pour les prix accessibles des unités offertes.