Passionnée de décoration, Clémence Synnott a elle-même aménagé sa nouvelle boutique.

Une nouvelle boutique pleine de poésie dans Beauport

Clémence Synnott vient d'ouvrir une boutique d'accessoires décoratifs dans le Vieux-Beauport. Cette professeure de littérature à la retraite avait encore envie de poésie. Elle en distille maintenant dans les motifs, les couleurs et les textures des beaux objets.
À 57 ans, elle sentait qu'elle n'était pas au bout de sa trajectoire professionnelle. «Ma soif d'essayer a été plus forte que la peur», a confié la nouvelle commerçante qui a baptisé sa boutique Des dentelles et des théières.
Elle occupe le local d'un ancien denturologiste, en retrait de l'avenue Royale, au rez-de-chaussée de la Maison Robert, construite en 1770. Les murs épais comme des dictionnaires, les poutres apparentes, la franche lumière qui vient du sud, tout cela l'a séduite, d'autant plus qu'elle rêvait d'un «coin historique» pour sa boutique champêtre.
<p>Des dentelles et des theieres, au cachet d'antan</p>
Esprit Nouvelle-Angleterre
Elle est aménagée dans l'esprit Nouvelle-Angleterre, avec les meubles et les objets regroupés en fonction des pièces où ils sont utilisés. La cuisine est à l'arrière, avec son rouge et ses petits pois, son linge de table et ses tasses hétéroclites, ses théières, ses cabarets et ses charmants bibelots.
«Ma passion est devenue un projet, raconte Clémence Synnott. Puis quand j'ai vu que ça se pouvait, c'est devenu un défi.» Le besoin d'être active et de voir du monde l'a emporté sur sa crainte de l'inconnu, du paiement avec une carte de guichet, par exemple.
Comment passe-t-on du statut de prof de cégep à celui de boutiquière? En travaillant très fort pour décrocher son rêve. Clémence Synnott ne compte pas les heures passées sur le Net, dans les salons de cadeaux, dans les marchés aux puces, le nez dans les magazines à la recherche de fournisseurs. Les antiquités côtoient les reproductions d'objets vintage et le mobilier shabby chic, dans ce lieu vivant et féminin qui la représente bien.
Maintenant, elle compte sur le bouche-à-oreille et sur les dépliants qu'elle distribue à temps perdu dans ce quartier où elle se sent accueillie et encouragée. Elle a aussi sa page Facebook, où elle précise qu'on ne vend pas juste des dentelles et des théières au 730, avenue Royale.