Une maison chaleureuse et vibrante

Frédérique Saucier et Philippe-Antoine Lehoux ont acheté sur «un coup de tête» une maison délabrée du quartier Saint-Sauveur, à Québec. Ils l'ont démolie, s'en sont bâti une nouvelle et ont offert à leurs enfants un «terrain de jeux incroyable» : le parc Victoria, de l'autre côté de la rue.
«Un garage, des textures et de la chaleur», voilà en gros le mandat que le couple a donné à Erige, le concepteur de cette maison gagnante d'un prix Nobilis (habitation neuve unifamiliale entre 225 000 $ et 275 000 $). Pari relevé!
Cette maison est non seulement chaleureuse, elle vibre. Son vaste vestibule témoigne du mode de vie trépidant de ses propriétaires. Il y a une grande garde-robe, des crochets, une banquette, plein de petites bottes, une commode qui sert de vide-poches, bref, de la place pour accueillir beaucoup de visite en même temps. 
La fenêtre qui va du plancher au plafond donne sur le parc Victoria. On aperçoit la passerelle des Trois-Soeurs qui enjambe la rivière Saint-Charles, entre le secteur Vanier et le quartier Saint-Sauveur. Cette proximité avec la nature donne une grande part de son cachet à cette maison construite en ville. Dans l'escalier, trois grandes fenêtres permettent d'apprécier la richesse du parc.
Le rez-de-chaussée à aire ouverte offre un espace lumineux dominé par la cuisine et son îlot. Frédérique et Philippe-Antoine ne voulaient pas d'armoires dans le haut des murs. «Mon chum n'est pas capable de les fermer», badine la jeune trentenaire. Mais où est le frigo? Il est caché dans la «dépense», une annexe fermée par une belle porte ancienne, qui abrite les petits électroménagers, une panoplie d'ustensiles, ainsi qu'une station de travail très utile.
La chaleur du bois
Le bois apporte la chaleur revendiquée par les propriétaires, elle, ingénieure forestière; lui, entrepreneur Web. Il s'affiche dans la poutre de sapin Douglas entre le salon et la salle à manger, dans les tablettes au-dessus du comptoir de quartz et sous les fenêtres, dans l'îlot recouvert d'érable et dans les marches de l'escalier taillées en larges planches dans le sapin Douglas.
Le plancher du rez-de-chaussée est en béton radiant, un choix dicté par les préoccupations pratico-pratiques des proprios, parents de Rafaëlle, 4 ans, et de Xavier, 1 an et demi. La poussière et les petites saletés charriées par les enfants, le chien et le chat peuvent se confondre très longtemps avec son fini brut et moucheté.
L'étage est constitué de trois chambres. Celle de Rafaëlle, au fond, est très vaste. «Il y a de la place pour un troisième enfant», glisse Frédérique, qui a choisi de ne pas construire de garde-robe, afin de se garder de la latitude pour un éventuel réaménagement de la pièce.
Le couple n'est pas pressé. Il prend le temps d'habiter son espace avant de tout l'organiser. Installée à l'étage à proximité des chambres, la buanderie est fermée par des rideaux. Frédérique et Philippe-Antoine sont fous des portes. Ils les veulent singulières. Dans leur chambre, celle qui ferme la garde-robe de monsieur a été échangée contre une cafetière. Allez savoir où ils dénicheront les autres.
Personnalité, fonctionnalité, efficacité : il faut que ça roule. Frédérique désigne la douche à l'italienne, sans verre, sans seuil, sans porte. «Il y a deux pommes, mentionne-t-elle. On peut doucher massivement.» Et la vieille baignoire en fonte dénichée dans Charlesbourg : elle garde l'eau chaude longtemps.
Le couple a acheté la maison en mai 2015 et y a emménagé en août de l'année suivante. Il a déboursé environ 300 000 $ pour la construction (terrain non compris). 
Son premier contact avec Erige s'est déroulé par l'intermédiaire de la designer Julie Bourget. «On avait une idée, elle l'a développée», résume Frédérique, qui salue les «solutions familiales pratiques» proposées par l'équipe de concepteurs. Chacun avait déjà participé à l'élaboration de maisons. Mais il s'agissait de la première pour l'entreprise nouvellement constituée.