Une demeure chic modernisée sans perdre son cachet d'origine

La résidence de l'avenue des Braves de Mélanie et Martin a été modernisée sans perdre son cachet d'origine, à l'intérieur comme à l'extérieur. La belle de brique laisse maintenant entrer la lumière jusqu'en son centre. Une élégante terrasse a été ajoutée à l'arrière sans créer de coupure : le bois d'ipé se marie à merveille avec la maçonnerie.
Avant d'emménager dans le quartier Montcalm, le couple possédait un jumelé à Cap-Rouge. C'est un séjour prolongé à Londres, pour terminer leurs études, qui les a désenchantés de la vie de banlieue. Ça ne bougeait plus assez!
Mélanie et Martin ont acheté la grande demeure construite en 1928 en novembre 2013. C'était très sombre, mais ils ont tout de suite su «que ça allait fonctionner», raconte Mélanie. Depuis, ils la rénovent. Ils ont fait appel à l'architecte Étienne Bernier, de la firme Hatem + D de Québec, pour l'aménagement d'un espace extérieur et pour la reconfiguration des pièces, à l'intérieur. «Ç'a cliqué!» note Mélanie.
La designer Marie-Josée Guité d'AC Cuisines/Salles de bain s'est, de son côté, chargée de la cuisine, d'une chic blancheur, et de la salle de bains privée, à l'étage. 
Les proprios du quartier Montcalm ont habité au sous-sol durant trois mois, pendant que l'étage était remodelé. On a abattu plusieurs murs, peint boiseries et portes. «Sacrilège!» crieront certains puristes. Mais ce rafraîchissement apporte beaucoup de clarté à l'intérieur. Les planchers en bois d'origine ont été sablés et teints foncés.
Mélanie le fait remarquer plusieurs fois lors de la visite du Soleil: la déco n'est pas terminée. Elle pointe des espaces où elle aimerait apposer des cadres, mais elle n'a pas encore trouvé ceux qui convenaient. La copropriétaire s'est toutefois exprimée avec les luminaires. On en trouve de toutes les formes et de toutes les couleurs. On remarque particulièrement celui au-dessus de la table à manger qui, comme un accordéon, s'allonge et se contracte, selon le nombre de convives. Mélanie n'a d'ailleurs que de bons mots pour la boutique Transit Luminaires, commerce du quartier Saint-
Sauveur où elle a satisfait de nombreuses envies décoratives.
Cocon dans la cour
Le tambour, autrefois adjacent à la cuisine, a été abattu. Puisqu'il n'y a pas de garde-robe dans l'entrée, on a profité des rénos à l'arrière pour encastrer une armoire. Dans le coin, que l'on voulait «évider», explique l'architecte Étienne Bernier, on a ajouté des fenêtres verticales, qui offrent une vue sur des arbres matures. Un «effet carte postale» qui agrandit le petit espace.  
Dans la cour, on a prolongé la cuisine sur une terrasse en bois d'ipé, avec ancrages dissimulés, pour un look plus épuré. Les occupants ont mangé dehors tout l'été : le vent ne les atteint pas. Et quand le temps frisquet reviendra, ils pourront actionner leurs lampes chauffantes. 
Au premier étage, on trouve les chambres de toute la famille, dont une suite pour les proprios. Au dernier niveau, dans ce que Mélanie suppose être les anciens appartements de domestiques en raison de la présence d'une clochette, avant les rénos, il y a présentement un nid douillet pour la famille et les amis de passage. 
Les proprios ajouteront bientôt la géothermie à la maison qui est chauffée à l'eau chaude. Des panneaux solaires sont aussi dans les plans. À terme, ils feront de cette demeure du début du siècle dernier une vraie maison de l'avenir!