Danielle Godbout a fondé l'entreprise en 1984. Sa fille, Audrey, est maintenant son associée.

Une boîte et ses projets: DG3A Architectes, une histoire de famille

L’architecture coule dans les veines de Danielle Godbout. À la tête de DG3A Architectes depuis 33 ans, elle a su transmettre sa passion à sa fille Audrey, aujourd’hui associée à l’entreprise. Belle histoire d’une famille, amoureuse des bâtiments.

En ce jeudi matin, ça bourdonne d’activités dans les bureaux de DG3A, situés sur le chemin Saint-Louis à Sillery. Les projets ne manquent pas. Danielle Godbout, qui a fondé l’entreprise en 1984, car le travail se faisait rare à l’époque, supervise fièrement son équipe de neuf employés. À ses côtés, sa fille et associée veille au grain.

«Quand j’étais petite, je passais mes journées pédagogiques à dessiner des plans au bureau de ma mère», raconte Audrey Vaillancourt. Avec un papa et une maman architectes, elle était destinée à faire ce métier. Elle a pourtant pris un détour, étudiant le marketing au cégep. Des connaissances qui lui servent pour le service aux clients et pour faire rayonner la firme, fait-elle remarquer. Mais l’architecture est rapidement revenue la hanter. «J’ai toujours vu mes parents à l’œuvre, passionnés par les bâtiments, par l’architecture. Ils m’ont fait voyager beaucoup, découvrir les bâtiments en Europe, entre autres. J’ai développé cette passion assez jeune.»

La complicité mère-fille est tangible. «On ne se voit pas assez au travail, alors on va s’entraîner ensemble», rigole Danielle. Chacune a développé son créneau. Audrey s’intéresse davantage aux mandats résidentiels, tandis que Danielle s’occupe de l’institutionnel et du commercial.

Car chez DG3A, les projets sont diversifiés : réaménagement de bureaux, construction de maisons ou de jumelés, rénovation, agrandissement de bâtiments institutionnels, etc. La firme compte plus de 1000 réalisations à son actif, dont plusieurs ont été primées par des Nobilis de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ). Dans les trois dernières années, DG3A peut se targuer d’avoir reçu 19 mentions comme finalistes et lauréats. 

De Québec à Wemindji

L’entreprise ratisse large en étirant ses tentacules de la région de Québec jusqu’à Scott, Château-Richer, Saint-Raymond, Cap-Santé, Donnacona, Côte-Nord et le Nord-du-Québec.

Dans la communauté crie de Wemindji, DG3A a construit entre autres le bâtiment C.O.O.L. abritant un service de garde pour les enfants. Les Montagnais de Mingan ont quant à eux eu droit à une toute nouvelle école. Ces mandats uniques ont demandé beaucoup de recherche, reconnaissent les deux femmes.

«Ils ont une culture différente, le bois est important, les formes ne sont pas pareilles. Il faut s’imprégner des traditions là-bas et être sensibles à leur vision de l’architecture», explique Audrey.

«On a travaillé avec les formes rondes parce que pour eux c’est très important : leur communauté est serrée, ils se regroupent autour du feu, ça rappelle la forme des tipis...», détaille Mme Godbout.

Quand on demande aux associées ce qui les distingue des autres firmes d’architecture, la réponse est sans équivoque : le service aux clients.

«C’est une entreprise familiale. On est une belle équipe. On est proches, on discute beaucoup. Ça fait partie de notre personnalité. Ça crée un environnement chaleureux. On est très près de nos clients. Ça nous personnalise. On fait des projets bien pensés, mais pour les besoins des clients. On ne veut pas aller chercher une facture architecturale, on n’a pas une signature précise. On veut que le client soit 100 % satisfait parce que c’est lui qui vit dans son projet», dit Audrey.

Valorisation de l’architecte

Depuis les années 80, Danielle a vu plusieurs changements au sein de l’industrie de l’habitation. Elle se réjouit que la profession d’architecte reprenne ses lettres de noblesse.

«Les constructeurs s’intéressent de plus en plus à l’architecture, à la beauté architecturale, au produit fini. Avant, on parlait plus de coût. Il ne fallait pas que ça coûte cher. [...] Maintenant, ils sont fiers de dire qu’ils ont travaillé avec un architecte.»

L’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour la dynamique Danielle qui a des projets pleins les bras. Mais quand le moment sera venu, elle partira en paix, sachant qu’elle laissera son entreprise entre des mains d’experte. Celles de sa fille.

Information : dg3a.ca

Relier l’ancien et le nouveau dans l'agrandissement du presbytère de la ville de Château-Richer tout en gardant l’ensemble harmonieux a été un beau défi pour DG3A.
Une bibliothèque a été aménagée dans la nouvelle partie.

TROIS PROJETS

Espace culturel Richard-Verreau

La ville de Château-Richer a voulu agrandir son presbytère pour offrir une bibliothèque à ses citoyens. Le tout dans un esprit contemporain. Relier l’ancien et le nouveau tout en gardant l’ensemble harmonieux a été un beau défi pour DG3A. Le bâtiment existant a subi un curetage et sa fenestration a été restaurée tout en conservant son intégrité. La nouvelle partie est constituée de plusieurs fenêtres pour profiter de la vue sur le fleuve.

Cette résidence de Saint-Étienne-de-Lauzon a été adaptée pour accueillir deux familles.
La maison a été complètement rénovée et agrandie.

Résidence La Grande Rurale 

Située à Saint-Étienne-de-Lauzon, cette maison implantée sur une terre agricole a nécessité plusieurs rénovations et un agrandissement pour accueillir deux familles. Les jeunes ont aménagé dans le bungalow d’origine entièrement rénové, alors que les parents occupent la nouvelle partie. Un hall d’entrée commun fait le lien entre tout ce beau monde. Le style scandinave avec un toit à deux versants a été privilégié pour refléter le côté plus campagnard. Une écurie et un manège équestre intérieur ont également été érigés sur le terrain.

Pour profiter au maximum du soleil, la cour de cette maison en forme de L a été aménagée du côté de la rue, avec un muret pour préserver l’intimité.

Résidence Saint-Augustin

Habitant dans ce bungalow depuis 10 ans, les propriétaires espéraient effectuer plusieurs changements, notamment mieux orienter la maison en fonction de l’ensoleillement. Il a été décidé de démolir la maison existante pour en bâtir une neuve mieux adaptée aux besoins des occupants. Pour profiter au maximum du soleil, la cour de la maison en forme de L a été aménagée du côté de la rue, avec un muret pour préserver l’intimité. Le sol de la terrasse située au-dessus du garage a été recouvert de gazon synthétique, ce qui donne l’impression aux trois enfants de la maisonnée de faire du camping en pleine ville!