Un premier appartement à la tour Fresk

Alexandre Bussières vient tout juste d'emménager dans la tour Fresk, au coin des rues de la Couronne et Saint-Joseph dans Saint-Roch. Le 25 novembre, à 25 ans, il quittait la résidence familiale pour un coquet petit appartement. Fraîchement installé, il a accueilli Le Soleil, heureux de faire découvrir son nid haut perché.
Quand les portes de l'ascenseur s'ouvrent, on se croirait à l'hôtel. Murs blancs et noirs, tapis chiné, ponctué de formes géométriques, gros chiffres en bois pour annoncer le 15e étage. Alexandre, qui habitait la banlieue de Lebourgneuf, a eu envie de vivre en ville et de participer à la densification. Et tant qu'à faire, de s'établir en hauteur pour profiter du panorama. 
Il a choisi une unité au nord qui porte loin, vers les Laurentides, alors que l'hôtel Best Western en bas n'a que six étages. L'été prochain, il aura tout le loisir d'apprécier les vues urbaines au sud et à l'est, depuis la terrasse commune aménagée au 14e. Le jeune homme nous ouvre la porte sur ses 565 pieds carrés, la plus petite unité en location à Fresk. Mais avec les grandes fenêtres en murs-rideaux et l'aire ouverte composée du salon, de la salle à manger et de la cuisine, l'impression d'espace est réussie. 
Le plafond, plus bas au-dessus de l'entrée et de la cuisine, est rehaussé au-dessus du salon, ajoutant à l'effet de grandeur. Un plafond laissé nu, en béton, comme la grosse colonne ronde qui fait face aux fenêtres. Alexandre a gardé les murs blancs. Il aime la signature de Fresk, en accord avec ses goûts «très modernes, épurés et minimalistes». 
«C'est mon premier appartement, je me suis gâté», lance dans un sourire l'étudiant au MBA en stratégie et innovation à l'Université Laval, qui travaille aussi chez TD Canada Trust et dans un café Starbucks. Il débourse 1085 $ par mois pour son logis, sans compter son stationnement. «J'ai les moyens de me le permettre, mais j'aurais aimé plus de mixité sociale, que certains logements soient plus abordables», dit-il en précisant que l'unité la moins chère, pareille à la sienne au troisième et au quatrième étage, s'élève tout de même à 995 $ par mois.
À ce prix-là, les appartements sont chauffés, éclairés, climatisés et semi-meublés, avec des électroménagers en acier inoxydable. Au sol, le plancher de bois d'ingénierie a une belle couleur café, le revêtement de l'îlot et du garde-manger rappelle le noyer. Comptoirs de quartz et céramique grand format s'invitent dans la cuisine et la salle de bain.
Les fenêtres sont munies de toiles opaques. Alexandre peut dormir dans l'obscurité le matin. Seul bémol à sa chambre, les portes du garde-robe sont à battant, ce qui l'empêche d'avoir une deuxième table de chevet à côté du lit. Il aurait préféré des portes coulissantes, comme celle de la salle de lavage au bout de la cuisine.
Des lieux déjà habités
À peine déménagé, le jeune homme a investi les lieux, qu'on sent déjà habités. La bibliothèque est remplie de livres de voyage et de romans, soigneusement classés. Des petites plantes font le plein de clarté à côté d'encadrements de The New Yorker et de Vanity Fair. «J'aime leurs couvertures, beaucoup sont devenues des icônes de la pop culture.»
Comme tout bon étudiant, Alexandre s'est meublé chez IKEA pour les gros morceaux. Ses tabourets, son horloge viennent de chez EQ3, d'autres accessoires, de chez Zone. Avec des caisses en bois trouvées chez Rona, il s'est confectionné un bar et une base de table à café, qu'il a surmontée d'un panneau IKEA.
Voir le bonheur et la fierté d'Alexandre rappelle tout le plaisir qu'on a en emménageant chez soi la première fois.
Là ne s'arrête pas la visite. Notre hôte nous amène faire un tour du côté des espaces communs, un étage plus bas. Avec les autres locataires, il pourra profiter d'un gymnase bientôt fonctionnel, avec vue sur la terrasse extérieure. Il y a aussi des vestiaires avec douches, casiers et un bain hammam. Une pièce lounge a été confortablement aménagée. Pour le moment, tout est neuf, invitant, mais encore désert. Alexandre a croisé d'autres occupants, nouvellement emménagés, «des gens de tous les âges». 
À la sortie, des gardiens de sécurité discutent autour d'écrans, nous saluent. L'édifice assure une présence en tout temps. 
Prometteuse, la toile Fresk est en fignolage. Une fois dehors, on comprend Alexandre qui aime avoir la ville à ses pieds.