Un fini ambrosia foncé­­­

Un fini qui imite le bois grâce à l'impression numérique

L'entreprise de Québec Dizal propose un revêtement extérieur d'aluminium dont le fini imite le bois. Elle fait appel à une technologie qu'elle est la première et la seule, soutient-elle, à utiliser pour l'extérieur : l'impression numérique.
Un fini paldao brun
Son produit est tout nouveau. Dizal a fait sa première «réalisation» avec ce revêtement en décembre 2016. Oui, il est «plus cher que du vrai bois», entre 15 et 20 $ le pied carré (installation comprise). Mais il ne rouille pas, ne pourrit pas, ne brûle pas. Il résiste au soleil, au vent, à la pluie, à la grêle. Et il est garanti à vie.
Une photo de «vrai bois» est imprimée numériquement sur l'aluminium, un matériau reconnu pour sa durée de vie. Une couche d'apprêt est ensuite appliquée pour garantir une adhérence parfaite entre l'aluminium et l'encre. Enfin, une couche protectrice transparente (clear coat) assure une protection contre les rayons UV et la décoloration.
Depuis la Floride, le propriétaire de Dizal, Michel Gaudreau, a expliqué qu'avant d'en arriver à ce résultat, lui et son fils Louis-André avaient acheté une soixantaine d'échantillons d'essences de bois et qu'ils les avaient numérisés dans une résolution de 400 dpi. Ils se sont ensuite procuré les logiciels et les ordinateurs capables de traiter des dossiers de 20 gigaoctets, ainsi qu'une imprimante numérique à jet d'encre haute définition, une «machine industrielle automatisée» qui imprime 500 pieds carrés d'aluminium à l'heure.
«On a investi plusieurs millions de dollars pour adapter la technologie au revêtement extérieur», a confié Michel Gaudreau.
Un fini zebrano
Un fini limba (un bois exotique)
Haute définition
L'impression haute définition à jet d'encre numérique permet des reproductions photographiques de grande qualité, sur lesquelles on décèle les textures et les variations de couleurs du bois. L'imprimante a été créée spécialement pour Dizal, a précisé la directrice du marketing, Stacey Moran. Elle peut imprimer des panneaux d'aluminium de 16 pieds de longueur sur 5 pieds de largeur, qui sont ensuite taillés en planches de 4, 6 ou 8 pouces de largeur. Des profils plats ou en forme de «V» sont offerts.
Michel Gaudreau mentionne qu'il lancera cet été un nouveau revêtement de «PVC cellulaire» pour l'extérieur, moins cher que l'aluminium (entre 8 et 10 $ le pied carré, installation comprise), mais doté du même fini bois, donc plus beau que les fibres existantes. Il résistera à l'eau et à l'humidité. Mais il sera combustible, ce qui le différencie de l'aluminium. Il coûtera 40 % moins cher, soit entre 8 et 10 $ le pied carré, installation comprise. Il pourra être installé sur les constructions résidentielles.
À l'automne 2017, Dizal introduira un matériau similaire pour les patios et les terrasses.
Information: www.dizal.com/fr/