Un chalet transformé en éden de banlieue

Cette maison du secteur Orsainville a tout d'un chalet : le look, le grand terrain, une rivière en contrebas. Mais il ne faut pas se fier aux apparences...
Les parents de Valérie Chevrier lui ont légué de leur vivant la maison qu'ils habitaient depuis 30 ans. Ils l'avaient entretenue, mais jamais rénovée. La jeune femme et son conjoint, Alexandre Nadeau, ont reçu ce formidable cadeau, dans un emballage constitué de 29 plates-bandes. La campagne en banlieue, en somme.
Le couple a eu envie de mettre l'intérieur de cette maison à son goût et de la doter, notamment, d'une cuisine digne de ce nom. Alexandre gagne sa vie comme cuisinier, il savait ce qu'il voulait.
Ils ont donc fait appel à des professionnels. Au fil de leurs recherches, ils ont arrêté leur choix sur Simon Lepage, concepteur en architecture, qui s'est adjoint les services de l'entreprise Rénodomus, pour la démolition, la reconstruction et le design intérieur.
Yves Testet et Pierre Lessard, les deux fondateurs de Rénodomus, ont séduit le couple par leur écoute et leur belle communication. «Ç'a cliqué à la soumission», leur a appris Valérie, alors que tout ce beau monde était attablé dans la nouvelle cuisine, lumineuse et moderne.
«Modèle de référence»
«Cette maison, c'est notre bébé, a-t-elle confié au Soleil. Leur confiance nous a rassurés.» «C'est notre plus gros projet, a mentionné Yves Testet. Ce sera notre modèle de référence.»
La maison a été métamorphosée presque en entier : la cuisine a eu une promotion vers l'étage, la salle de bain a rajeuni d'un demi-siècle, l'escalier a été décalé vers l'avant, les murs et le plancher ont été isolés. «On a fait un désossage total de l'intérieur», résume Pierre Lessard, l'entrepreneur général de Rénodomus.
Près de la perfection
«Au début, ça fait peur», se souvient Alexandre. Aujourd'hui, il trouve que sa maison «s'approche de la perfection». Et comme Valérie, il est tellement heureux d'avoir gagné de l'espace.
La construction a débuté en février et elle vient de s'achever. Le couple de trentenaires avait à peine replacé ses meubles, que Le Soleil s'invitait. Yves Testet, spécialiste du design et de l'aménagement, s'est amusé à faire un brin de homestaging.
Dans le salon, le mur de brique, le foyer et la bibliothèque fabriquée par Henri, le père de Valérie, ont été préservés de la démolition. Bonne décision. Ces éléments ont leur place dans cet intérieur tout simple, que des travaux de 170 000 $ n'ont pas dénaturé. 
L'étage principal a été refait en entier, ainsi que l'entrée, l'escalier et la salle de bain. Cette dernière, située au sous-sol, bénéficie d'une fenêtre généreusement indiscrète. Une douche italienne parée de céramique noire a été aménagée à côté du bain devant cette ouverture sur la cour verdoyante et sur les invités, quand il y en a.
Blandine, la mère de Valérie, avait profité d'une année sabbatique pour suivre un cours d'horticulture. Aujourd'hui, ses plates-bandes sont tellement luxuriantes que le jeune couple a besoin d'un coup de main pour les entretenir. Mais le petit eden de banlieue qui est devenu le leur en vaut bien la peine.