Conçu par le cabinet américain KieranTimberlake, le bâtiment de 12 étages en forme de cube aux allures futuristes n’a pas eu l’heur de plaire à Donald Trump.

Trump boude l’ouverture d'une ambassade américaine

LONDRES — La nouvelle ambassade des États-Unis à Londres a ouvert discrètement au public mardi, quelques jours après que le président Donald Trump eut annoncé qu’il ne voulait pas inaugurer le bâtiment qu’il juge trop cher et excentré.

LONDRES — La nouvelle ambassade des États-Unis à Londres a ouvert discrètement au public mardi, quelques jours après que le président Donald Trump eut annoncé qu’il ne voulait pas inaugurer le bâtiment qu’il juge trop cher et excentré.

Dans un froid glacial et sous la protection de policiers lourdement armés, le personnel diplomatique est arrivé pour prendre possession de ces nouveaux locaux, situés dans le sud-ouest de la capitale britannique et destinés à leur offrir plus de place et de sécurité.

Conçu par le cabinet d’architectes américain Kieran-Timberlake, le bâtiment de 12 étages en forme de cube aux allures futuristes n’a cependant pas eu l’heur de plaire à Donald Trump. Le président américain, attendu fin février pour l’inaugurer, a en effet brusquement annoncé vendredi qu’il ne viendrait pas.

«La raison pour laquelle j’annule mon voyage à Londres est que je ne suis pas un grand fan de l’administration Obama qui a vendu l’ambassade la mieux située et la plus agréable à Londres pour des “cacahuètes”, afin d’en construire une autre bien plus éloignée pour 1,2 milliard de dollars», a-t-il déclaré sur Twitter.

La décision de déménager l’ambassade, située auparavant dans le quartier chic et central de Mayfair, avait en fait été prise en 2008 sous l’administration de George W. Bush, notamment pour des raisons de sécurité et parce que l’ancien bâtiment était devenu trop étroit.

Quartier en plein essor

«Ce n’est pas le genre d’architecture que j’aurais choisie, mais j’ai entendu dire que c’était très, très sûr», a déclaré à l’AFP Genevieve Storie, une Australienne de 30 ans, qui réside dans le quartier de Nine Elms depuis quatre ans.

Le projet a engendré «un changement énorme» pour le quartier, autrefois tourné vers ses docks et mal desservi, a souligné de son côté Kevin Knowler, qui y a grandi.

«Les pubs comme les restaurants se portent bien», a ajouté le quinquagénaire.

Les chantiers entourant l’ambassade témoignent du développement du quartier, en pleine régénération et qui doit voir également l’ouverture de deux nouvelles stations de métro en 2020.

«Nine Elms se développe à une vitesse incroyable», s’est enthousiasmé Ravi Govindia, le chef du district de Wandsworth, où se situe l’ambassade. L’édile s’étonne d’autant plus qu’un familier des affaires comme Donald Trump n’ait pas saisi les opportunités que présente ce quartier en plein essor.