Asperge queue-de-renard

Suite du concours Tendances horticoles 2018

Voici cinq autres plantes gagnantes du concours Tendances horticoles 2018 qui a été tenu cet été au Domaine Joly-de Lotbinière.

Asperge queue-de-renard (Asparagus densiflorus ‘Myersii’)

Avec cette plante, c’est le port qui nous intéresse, pas les petites fleurs blanches plutôt insignifiantes. La plante produit des tiges semi-dressées et arquées couvertes de feuilles étroites (en fait, des tigelles appelées cladodes) et rappelant, de ce fait, une queue de renard verte. N’oubliez pas de rentrer la plante à l’automne comme plante d’intérieur. Soleil à ombre. Tout sol bien drainé. Dimensions : 30 à 45 cm x 30 à 35 cm. Vivace tropicale.

Coléus Main Street™ ‘Orchard Street’ (Plectranthus scutellarioides ‘Ochard Street’)

Coléus Main Street™ ‘Orchard Street’

La série de coléus Main Street™ se compose de plantes très colorées, mais compactes et très bien ramifiées, peu portées à fleurir (un trait considéré indésirable chez le coléus). Cette variété, aux feuilles dentées rouges riches ourlées de jaune or, a su captiver les visiteurs. Bien que cultivé comme principalement comme annuelle, le coléus fait une excellente plante d’intérieur aussi. Mi-ombre à ombre. Sol riche et plutôt humide. Dimensions : 45 cm x 30 cm. Annuelle.

Delosperma ‘Jewel of the Desert Garnet’ (Delosperma cooperi ‘Jewel of the Desert Garnet’)

Delosperma ‘Jewel of the Desert Garnet’

Voici un excellent choix pour les balconnières ensoleillées, car le delosperma vient des déserts montagneux d’Afrique du Sud et tolère sans difficulté la canicule et les arrosages parcimonieux. Ses petites fleurs à nombreux pétales sont rouges avec une auréole magenta, un cœur blanc et des étamines jaunes. Au soleil, les pétales semblent chargés de petits éclats réfléchissants et brillent comme des diamants! Sous les fleurs, il y a de petites feuilles succulentes portées sur des tiges rampantes ou retombantes. La plante fleurit de la fin du printemps au début de l’automne. Quasiment rustique, elle peut survivre à l’hiver en zone 5 dans un emplacement très sec. Soleil. Sol bien drainé et même plutôt sec. Dimensions : 10 cm x 20-30 cm. Vivace semi-rustique.

Canna ‘Fire Dragon’ (Canna ‘Fire Dragon’)

Canna ‘Fire Dragon’

Assurément l’un des cannas les plus spectaculaires des dernières années, ‘Fire Dragon’ produit de longs épis floraux pourprés qui s’éclate en fleurs rouge foncé velouté au-dessus d’un feuillage vert rappelant celui d’un bananier. Port compact. Fleurit tout l’été. Rentrez le pot à l’automne et gardez les rhizomes en dormance pour répéter l’expérience l’an prochain. Soleil. Sol riche et plutôt humide. Dimensions : 1,2 à 1,5 m x 90 cm. Bulbe tendre.

Kalanchoé stolonifère (Kalanchoe synsepala)

Kalanchoé stolonifère

Voici une plante des plus originales, avec ses grandes feuilles dentées et ourlées de rouge lorsqu’on le cultive au plein soleil. Grâce à ses feuilles charnues, elle tolère parfaitement la sécheresse et la canicule. C’est le seul kalanchoé qui produit des stolons, de longues tiges retombantes qui portent un bébé à l’extrémité, comme une plante-araignée. C’est une excellente plante d’intérieur aussi. Soleil. Soleil bien drainé et même sec. Dimensions : 15 cm x 15 cm. Succulente tropicale.

Au revoir!

Vous venez de lire la dernière chronique horticole du Soleil pour l’année 2018. Vous pouvez suivre le blogue quotidien sur le jardinage de Larry Hodgson à jardinierparesseux.com.

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RÉPONSES À VOS QUESTIONS

Magnolia infesté de cochenilles

Q Nous avons un magnolia d’une vingtaine d’années et d’une vingtaine de pieds de hauteur. Depuis trois ans, il est envahi par les cochenilles et les guêpes qui s’y agglutinent. Comme traitements, nous avons utilisé du savon noir, de l’huile de dormance et même du malathion. Rien n’y fait, elles reviennent chaque année. La présence très abondante de guêpes est vraiment désagréable et nous ne voyons plus de solution autre que de l’abattre. Y a-t-il quelque chose que nous pourrions tenter pour l’an prochain? — Danielle Bégin

R La cochenille du magnolia (Neolecanium cornuparvum) est une des plus grandes cochenilles du monde, mesurant jusqu’à 12,5 cm de longueur. Elle se fixe en permanence sur une branche et y perce un trou, puis elle se nourrit de la sève qui s’en écoule. Elle rejette en retour une liquide sucrée et collante appelée miellat qui attire les guêpes et les fourmis. 

Cochenilles du magnolia

Son contrôle, comme vous l’avez découvert, est très difficile, mais l’huile au stade dormant aura dû aider au moins un peu. Par contre, avec un arbre de cette taille, et sachant que si une seule cochenille survit au traitement, l’infestation recommencera, le contrôle est presque impossible. Puisque vous envisagez de l’abattre de toute façon, je suggère un traitement «ça passe ou ça casse». Tôt au printemps, à la fonte des neiges, taillez votre magnolia sévèrement, la rabattant à une hauteur où vous avez facilement accès à toutes les branches : peut-être à 1,2 m. Passez ensuite sur ce qui reste du petit arbre avec une brosse douce trempée dans du savon insecticide (vous pouvez aussi utiliser du savon noir, mais il est moins efficace que le savon insecticide) pour décoller les carapaces des cochenilles. Après, juste pour être certain, faites deux traitements de l’huile au stade dormant à deux semaines d’intervalle. 

Si le magnolia reprend sans cochenilles après ce traitement sévère, tant mieux. Si d’autres cochenilles apparaissent, je pense qu’il serait aussi bien de baisser les bras et admettre la défaite, abattant l’arbre pour l’éliminer définitivement.

Tige de forsythia en dépérissement

Q Il y a trois forsythias dans ma cour arrière qui se portaient plutôt bien. Mais voilà que la tige centrale de l’un d’eux s’est mise à dépérir et, curieusement, à fleurir hors saison. Que dois-je faire? — Danielle Tailfer

Il arrive parfois des dommages aux arbres et aux arbustes qu’on ne peut pas toujours saisir et qui font qu’une branche ou deux dépérit : une petite blessure, un champignon, un insecte perceur, etc. Et quand une branche se meurt, il lui arrive parfois de tenter une dernière floraison et production de semences, question de se reproduire avant de mourir. Il n’y a rien de très exceptionnel à faire dans un tel cas, sinon supprimer la branche qui dépérit à sa base. Elle sera rapidement remplacée par d’autres branches. 

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CALENDRIER HORTICOLE

Les ombellifères

La Société des Amis du Jardin Van den Hende offre une conférence intitulée Les Ombellifères et les hommes : une synthèse avec Jean-Denis Brisson. Elle aura lieu le dimanche 28 octobre à 10h dans la salle de conférence de la jardinerie Floralies Jouvence, 2020, avenue Jules-Verne, Québec. Coût : 5 $ pour les non-membres. 

La découverte du safran

La Société d’horticulture de Sainte-Foy vous invite à une conférence sur le safran et sa culture avec Nathalie Denault. Elle se tiendra le mardi 30 octobre à 19h30 au Centre Sportif de Sainte-Foy (aréna, 2e étage) situé au 930, av. Roland-Beaudin. Coût : 8 $ non-membres. Info : 418 981-4441 ou 418 658-9844.

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Entretien horticole à faire cette semaine

› Pour la dernière tonte de la saison, tondez très court : 5 cm. 

› Tondez les feuilles mortes avec la tondeuse déchiqueteuse et laissez les résidus, riches en minéraux et en matière organique, sur le gazon.

› Si vous cultivez des plantes de zone 5 ou plus, installez un abri de jute ou de géotextile autour pour les protéger du froid. 

› Décorez vos pots et balconnières pour l’hiver de branches colorées, de branches portant des fruits et de fleurs séchées.

› Il est parfaitement loisible d’utiliser des feuilles atteintes de maladies dans le compost.