Les plus grosses pièces du sculpteur Stéphane Langlois sont découpées dans l'aluminium avant d'être soudées, brossées, puis cirées. De côté, oui, ses sculptures peuvent ressembler à des fruits ou à des cônes coupés en deux. «On dirait un caisson qui se déploie», explique-t-il.

Stéphane Langlois à MATERIA: de la soudure de haute voltige

Le sculpteur Stéphane Langlois s'installe à MATERIA jusqu'en avril avec des oeuvres qui témoignent d'une maîtrise technique impeccable de la soudure. «De la haute voltige», affirme la directrice du centre d'artistes, Amélie Marois.
Diplômé de la Maison des métiers d'art de Québec, Stéphane Langlois, 44 ans, est arrivé à MATERIA, lundi, avec cinq grosses pièces en aluminium et neuf plus petites en acier. Amélie Marois les découvrait avec excitation à mesure qu'il les extirpait de leur papier bulle.
«Il a un beau parcours de sculpteur», confiait-elle pendant que l'artiste posait pour le photographe.
MATERIA est un centre de diffusion que la Maison des métiers d'art, affiliée au Cégep Limoilou, a créé afin «de montrer l'excellence», rappelle sa directrice. En présentant l'exposition de Stéphane Langlois, MATERIA exprime l'importance qu'elle accorde à l'implication des artistes locaux dans la réussite de son mandat.
Le sculpteur originaire de Saint-Marc-des-Carrières a réalisé, en 2007, une première oeuvre d'art public pour la bibliothèque Collège-des-Jésuites, sur le boulevard René-Lévesque, à Québec. Il est aussi connu pour ses sculptures en forme de masque appelées Maskaciés.
Après avoir passé 25 ans en ville, Stéphane Langlois s'est installé à Neuville, en novembre. Il s'est aménagé un atelier où il peut maintenant concevoir des oeuvres de grandes dimensions. C'est là qu'il a produit les sculptures de sa nouvelle exposition baptisée Anomalies.
<p>Inspiré par le «cône de pin», Stéphane Langlois s'immerge dans la nature avec des objets qui évoquent des végétaux, des insectes ou des animaux. </p>
Inspiré par la nature
Inspiré par le «cône de pin», il s'immerge dans la nature avec des objets qui évoquent des végétaux, des insectes, des animaux.
Ses plus grosses pièces sont découpées dans l'aluminium avant d'être soudées, brossées, puis cirées. De côté, oui, ses sculptures peuvent ressembler à des fruits ou à des cônes coupés en deux. «On dirait un caisson qui se déploie», explique-t-il.
Pour ses petites pièces, il aime utiliser des retailles d'acier, comme des vieux clous ou des têtes de marteaux, qu'il soude et qui finissent par se prendre pour des chenilles ou des mille-pattes.
L'exposition Anomalies est présentée à MATERIA, du mercredi au dimanche, entre 11h30 et 17h30, jusqu'au 20 avril.
Information : 418 524-0354 ou centremateria.com