Audrey Marceau Pelletier et Olivier Doré, les deux complices de St-Joseph design d’espaces, dans leur bureau situé dans le Vieux-Lévis.

St-Joseph design d'espaces: le côté pratique d’abord

Tôt dans sa carrière, Audrey décèle un créneau moins couvert dans le domaine du design d’intérieur.

«Mon approche est rationnelle, fonctionnelle. Je vois au budget, aux échéanciers. Avant de faire un grand geste artistique, il faut que ça réponde aux besoins, que ce soit sécuritaire, que ça rentre dans les délais, dans le budget. C’est ma priorité première. Après, il faut que ce soit joli, c’est sûr. Même quand je me bats contre cette façon de faire, je ne suis pas capable. Il faut que ça marche et après, ça va être beau.»

L’union de son pragmatisme et de sa créativité plaît aux clients. «On n’est pas là pour s’imposer. Ils ont un problème, des besoins, et on est là pour y répondre. Il faut être attentifs, être à l’écoute.»

En 2015, alors que son ancien employeur doit supprimer certains postes, Audrey saisit l’occasion pour ouvrir sa propre boîte. «Partir toute seule m’insécurisait un peu», reconnaît-elle. Ils sont maintenant deux dans l’aventure. Après avoir exercé divers métiers, l’amoureux de la jeune femme depuis plus de 10 ans, Olivier, a décidé de sauter dans le train déjà en marche. Depuis, la locomotive roule à fond de train.

Audrey et Olivier se sentent à l’aise dans leurs locaux qu’ils ont inaugurés en septembre sur la rue Saint-Laurent dans une ancienne voûte de banque du quartier Saint-Joseph-de-la-Pointe-de-Lévy. Le nom choisi pour l’entreprise, St-Joseph design d’espaces, réfère dans un premier temps au village où elle est implantée. Audrey et Olivier sont profondément attachés à la ville de Lévis qui les a vus naître.

«Depuis toujours, j’adore la ville de Lévis et on veut rayonner à travers elle, faire des projets qui vont faire en sorte qu’on pourra redonner aux citoyens», explique Audrey. Elle donne en exemple la Placette éphémère Louis Carrier, qu’ils ont réalisée l’année dernière. Les citoyens s’y arrêtaient pour pianoter ou s’assoyaient pour rêvasser. Les enfants pouvaient s’y amuser.

Dans un deuxième temps, Joseph est décrit comme un charpentier et le patron des travailleurs dans les évangiles. Ce qui parle particulièrement à Olivier qui a déjà été menuisier.

Parcours
Audrey a eu un parcours linéaire, étudiant en technique en design d’intérieur au cégep Garneau avant de compléter un baccalauréat en design de l’environnement à l’UQAM. De son côté, Olivier a touché à tout. Des expériences comme cuisiner, charpentier et agent d’assurance apparaissent sur son curriculum vitae. À cela s’ajoute une attestation d’études collégiales en design d’intérieur.

Les amoureux ont tôt fait de définir leurs tâches respectives pour préserver l’harmonie de leur couple. «Travailler ensemble a son lot de défis, admet Audrey. Mais ça va bien. On a la chance d’être ensemble depuis longtemps. On s’est vus sous tous nos jours. On se connaît bien et on fait des tâches bien différentes.» Audrey s’occupe du volet création, tandis qu’Olivier voit au développement des affaires.

Et les affaires vont très bien, merci! Le duo a complété une centaine de mandats autant sur le plan résidentiel, institutionnel que commercial. Les complices apprécient être maîtres de leur destin et faire les choses à leur manière.

Bien s’entourer
Les deux entrepreneurs accordent une partie de leur succès aux gens qui les entourent. Quelques coachs d’affaires et un mentor voient à l’organisation de l’entreprise et à sa croissance. L’équipe St-Joseph design d’espaces compte désormais six employés. Ce n’est qu’un début.

À court terme, la boîte vise à bien s’implanter dans son milieu et à se faire connaître. Mais ses dirigeants voient plus loin. «Ce dont je rêve, c’est d’avoir des pratiques diversifiées, avoir un architecte, un designer de produits, avoir d’autres branches comme des maisons sur mesure St-Joseph, des produits St-Joseph. Le tout sans perdre de vue notre focus sur le design et l’architecture», expose Audrey.

Devant nous se trouvent des jeunes à la fois rationnels et rêveurs, mais par-dessus tout, de grands travailleurs. Saint Joseph serait fier d’eux!

Information : st-joseph.co

TROIS PROJETS

Créer des zones

La salle de bain de cette résidence de Charny, construite dans les années 1970, ne convenait pas du tout à la famille avec un jeune enfant qui y loge. Les anciens propriétaires avaient fait venir des sanitaires d’Europe de couleurs rose et bleue. Des produits de belle qualité, mais qui ne correspondaient pas au goût des jeunes parents. Aussi, la salle de bain était la seule de la maison et les propriétaires souhaitaient diviser l’espace pour accueillir des invités sans gêne. La pièce a été complètement repensée. Une grande porte architecturale coulissante vient créer deux espaces  : une zone bain, douche et salle de lavage et une zone toilette, lavabo. «Le but était de rendre la pièce plus efficace», explique Audrey. Esthétique et fonctionnel.

Salle de bain et de lavage familiale

La famille de deux parents et trois jeunes garçons était à l’étroit dans la minuscule salle de bain de cette maison de Saint-Charles-de-Bellechasse. Il a été décidé de condamner une chambre pour combiner salle de bain et salle de lavage et offrir davantage de place pour circuler dans la pièce. Un grand comptoir a été aménagé pour plier le linge. Les robinets installés servent de crochets pour les serviettes et les vêtements et un espace banc a été prévu à la sortie de la douche et du bain pour rendre le tout pratique dans l’usage quotidien.

Cuisine industrielle

L’entrepreneur du complexe de 50 unités Le Distinction Condominiums à Québec souhaitait créer un effet «wow» dans un de ses condos. «Il voulait quelque chose de flyé que personne n’avait jamais vu», précise Audrey. Celle-ci s’est amusée ferme à créer un design de style industriel, ajoutant quelques touches de rouge grâce aux accessoires. Une échelle déplaçable a été installée pour faciliter l’accès aux armoires du haut.