Sous le charme d'un bungalow de 1957

Avec ses deux éviers, ses deux lave-vaisselle, ses deux celliers, ses deux fours et ses deux comptoirs, la cuisine de ce bungalow est tombée dans l'oeil de Marie-Josée et de François qui y vivent depuis quatre ans avec trois adolescents sportifs et turbulents.
Marie-Josée habitait à Saint-Bruno, François, à Saguenay. Ils se sont installés à mi-parcours, à Québec, entre le chemin Saint-Louis et le boulevard Champlain, dans une petite rue du quartier Saint-Louis-de-France qui jouit d'une vue sublime sur le fleuve et sur les ponts.
François passe la semaine à Saguenay. La fin de semaine, il va rejoindre Marie-Josée, ses trois gars, le chat et le chien. Cette famille recomposée a trouvé son mode de vie.
Marie-Josée en avait soupé des rénovations. Avec sa cuisine rutilante et moderne, ce bungalow de 1957 lui a plu tout de suite. Il avait des beaux planchers de bois exotique, une palette de couleurs qu'elle aimait, de l'espace à revendre et de nombreuses chambres pour accommoder tout le monde, dont la fille de François qui séjourne en ville de temps en temps.
Ils ont vécu là pendant un an, se contentant de rafraîchir la peinture... et d'élaborer leurs plans.
L'extérieur de cette maison sans entretien avait besoin d'un coup de jeune. Le couple a confié ce mandat à l'architecte Régis Lechasseur, de la firme Bourgeois Lechasseur, à Québec. 
«Avec le granit, il fallait des matériaux plus rough», explique Marie-Josée. Le couple a donc opté pour des colonnes d'acier galvanisé, du cèdre qui grisaillera, des panneaux marins en bois intercalés dans le revêtement d'ardoise et un mur de cèdre ajouré sur le côté de la maison.
«Un mur qui ouvre au complet»
Vu de l'intérieur, le plus gros changement vient des fenêtres. «Je voulais un mur qui ouvre au complet», poursuit Marie-Josée. En réalité, la salle à manger bénéficie de deux murs en coin dotés de fenêtres pleine hauteur. Celui orienté plein sud s'ouvre sur la terrasse arrière. 
«Ce sont des portes et des fenêtres commerciales», mentionne Marie-Josée, les fenêtres de type résidentiel n'offrant pas suffisamment d'isolation pour une telle superficie de verre.
À l'avant, la fenêtre à carreaux du salon a été remplacée par une fenêtre en saillie métallique devant laquelle a été installée une banquette rassembleuse. Elle fait face à des canapés Montauk d'un grand chic et à une table à café d'inspiration scandinave. «On passe des fins de soirée agréables, tout le monde ensemble», confie la maman.
Circulation fluide
La circulation est d'une rare fluidité. On passe de l'entrée au salon, on traverse la salle à manger, puis voilà la cuisine. De là, on peut entrer dans la salle de lavage qui communique avec la cour et sa piscine, au sud, et avec la salle de bain, à l'est. C'est une configuration très pratique quand on a des ados qui profitent de la piscine avec leurs amis.
Au bout du corridor se trouve la suite du couple: chambre, walk-in, vaste salle de bain avec un autre accès direct à la cour. Une bulle d'intimité, dans un décor hospitalier.
Le sous-sol est divisé en plusieurs zones: celle des jeunes avec leurs chambres et leur chouette salle de télé. Celle des sportifs, avec des vélos suspendus au plafond et du rangement pour l'équipement tous azimuts. Il y a aussi l'immense vestiaire avec casiers, la chambre froide immense qui s'étend le long d'une paroi extérieure, le garage polyvalent, en somme des pièces bien rangées et bien organisées, conçues pour le bien-être de tout le monde.
Comme dans tous les foyers québécois, la cuisine occupe l'espace central. Et quel espace! Une brigade de marmitons et des convives par dizaines ne s'y pileraient pas sur les pieds. Le comptoir en U, le positionnement des appareils électroménagers, l'éclairage, les deux comptoirs: le maître mot est convivialité dans cette pièce où ont été mises en bocaux les conserves de toute une année.