Voici une scène que les gens de Saint-Zacharie ont observée souvent pendant l'hiver.

Saint-Zacharie réserve «un accueil faramineux» au nouveau propriétaire du presbytère

Vincent Gély, le nouveau propriétaire du presbytère de Saint-Zacharie, en Beauce, a fait «le strict minimum» depuis son installation dans cette maison de 24 pièces, en novembre. En plein hiver, il ne voulait pas chauffer «le dehors» en sortant des débris et vivre confiné dans un intérieur plein de poussière.
Le jeune trentenaire originaire de Montréal a réalisé un rêve d'enfance en achetant ce presbytère de 1918 qui servira de point de ralliement à tous ses proches. Il s'est donné deux ans pour le rénover, seul la plupart du temps, sauf pour les travaux de plomberie et d'électricité qu'il confiera à des professionnels. Son projet risque d'avoir des retombées positives pour le petit village de Saint-Zacharie.
Il dit avoir reçu «un accueil faramineux» des gens du coin qui lui offrent leur aide et qui lui cuisinent «des petits plats et du sucre à la crème».
<p>Ce mur courbé a été découvert dans le fond d'un placard.</p>
Récemment, à la faveur de la messe du dimanche, il a «fait un appel à tous» afin de trouver la trace d'une ancienne porte transformée en fenêtre. Aucun document ne mentionnait quel type de porte avait occupé le cadrage rafistolé en fenêtre. «Des femmes, des anciennes bonnes, je crois, m'ont confirmé qu'il s'agissait de deux portes battantes à carreaux», a-t-il mentionné au téléphone, jeudi. Il a bien l'intention de les refaire selon leurs indications.
Cet hiver, il a souvent déneigé son toit. Il a aussi enlevé des prélarts, ouvert quelques murs et consulté un ingénieur afin qu'il détermine quels sont les murs porteurs du rez-de-chaussée. Vincent veut en faire un vaste espace à aire ouverte. Il lui faudra ajouter plusieurs poutres et colonnes, car comme il le soupçonnait, plusieurs murs servent de support à la construction. Il s'attellera à la tâche au printemps. La véritable transformation commencera alors à prendre forme.