Bien que la coccinelle asiatique ne cause aucun dommage à la structure d'un bâtiment, une surabondance de l'insecte dont on ne s'occuperait pas à l'intérieur d'une habitation pourrait entraîner l'apparition de coléoptères.

Quand les coccinelles s'invitent à la maison

Alors qu'elles devraient se trouver en dormance quelque part dans la nature, voilà qu'elles volent effrontément dans votre demeure. Utiles à l'extérieur, elles se transforment, l'automne venu, en insectes indésirables lorsqu'elles s'invitent à la maison. Pour en finir avec les coccinelles asiatiques.
À la recherche d'un abri pour passer l'hiver, c'est entre vos murs qu'elles ont choisi d'élire domicile.
Attirées par la lumière, les coccinelles se sont agglutinées sur les parois ensoleillées de votre habitation située à proximité d'un boisé et ont fini par s'y infiltrer.
Portes, fenêtres, revêtements, moustiquaires, porches, garages, bardeaux, fondations : le moindre interstice leur a permis de se frayer un chemin jusque dans votre intimité. Si elles n'occasionnent aucun dommage structural, elles n'en sont pas moins incommodantes.
De l'avis des spécialistes, la meilleure façon d'éviter d'engager une guerre sans fin tout l'hiver contre les coccinelles consiste à les empêcher d'entrer en installant par exemple des coupe-froid et en calfeutrant tous les espaces par lesquels elles peuvent pénétrer.
«Comme il n'existe pas de produit homologué pour éliminer la coccinelle asiatique et qu'il s'agit d'un insecte utile dans la lutte biologique contre les pucerons, le mieux pour s'en débarrasser, quand elles nous envahissent, est d'utiliser l'aspirateur», conseille Jean-Philippe Tremblay, directeur au développement corporatif chez Maheu & Maheu.
Si les méthodes physiques d'exclusion ne donnent pas les résultats escomptés et que la situation devient intolérable, un traitement répulsif semblable à celui qui est employé contre les pollénies du lombric peut être envisagé, mais en dernier recours seulement.
En augmentation?   
Introduite au début des années 80 pour lutter contre les pucerons, ennemis redoutables de nos aménagements paysagers, la coccinelle asiatique s'est merveilleusement bien adaptée à notre environnement.
Si aucune augmentation importante du nombre d'insectes à l'intérieur des résidences n'a été rapportée cette année, le phénomène tend toutefois à prendre de l'ampleur au fil du temps puisque la bestiole en question n'a aucun prédateur connu.    
Bien que la coccinelle asiatique ne cause aucun dommage à la structure d'un bâtiment, une surabondance de l'insecte dont on ne s'occuperait pas à l'intérieur d'une habitation pourrait entraîner l'apparition de dermestes du lard.
«Tôt ou tard, on se retrouvera avec des coccinelles mortes et les dermestes s'alimentent de cadavres d'insectes. Dans ce cas, nous aurons affaire à un problème beaucoup plus complexe à solutionner que celui de la simple élimination des coccinelles», prévient Jean-Philippe Tremblay.