La nouvelle tour de 12 étages vue depuis l'intersection de la rue des Glacis et de la côte de la Potasse

Projet de deux édifices dans le Vieux-Québec

Les promoteurs Jean Campeau et Geneviève Marcon envisagent de construire deux édifices sur le site de l'école Saint-Louis-de-Gonzague, dans le Vieux-Québec. En vertu de leurs «nouvelles pratiques d'affaires», ils ont consulté les gens du quartier et leur ont demandé : qu'est-ce que vous en pensez?
«On leur a présenté un projet préliminaire», a relaté Luc Guillot, responsable du développement. «On est loin de la demande de permis. On en est aux étapes de la planification et de la consultation. Notre intention était d'aller chercher l'opinion des gens.»
La semaine dernière, les promoteurs ont donc soumis aux citoyens les grandes lignes de leur projet, soit 200 unités d'habitation, dont 20 consacrées au logement abordable, réparties dans cinq bâtiments à l'angle des rues Richelieu et des Glacis. Les esquisses préliminaires ont montré deux édifices neufs : une tour de 12 étages et un immeuble de sept étages. Trois bâtiments seront préservés : les deux ailes de l'école Saint-Louis-de-Gonzague et le Foyer Nazareth, derrière.
Il est aussi question de l'aménagement de stationnements souterrains et d'un grand parc public.
Une vue du complexe depuis la rue Richelieu. Les deux ailes de l'école Saint-Louis-de-Gonzague seront préservées.
«On a fait la consultation en amont, avant de présenter le projet à la Ville», a insisté Jean Campeau.
Espaces verts
Son confrère Luc Guillot a constaté que les citoyens souhaitaient un projet sur ce site inoccupé depuis la fermeture de l'école, en 2010. Ils veulent des espaces verts et de l'ensoleillement. Ils désirent aussi conserver leur belle vue et leur qualité de vie. À ce chapitre, M. Guillot estime que l'arrivée de nouveaux résidents dans le secteur sera positive. Elle entraînera, analyse-t-il, l'ajout de nouveaux services et une nouvelle vigueur pour les commerces, qui seront accessibles à pied.
Les promoteurs aimeraient retourner voir les gens avec «un projet plus étoffé» cet automne. «On va s'assurer que la population soit contente», promet M. Guillot. La suite dépend de l'obtention des permis délivrés par les divers paliers de gouvernement.