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Dès le 18 juin, il sera possible de redécouvrir à travers l’architecture l’histoire des quartiers Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec en se laissant guider par les dépliants Pop-Ville offerts gratuitement.
Dès le 18 juin, il sera possible de redécouvrir à travers l’architecture l’histoire des quartiers Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec en se laissant guider par les dépliants Pop-Ville offerts gratuitement.

Pop-Ville: l’histoire se cache dans les détails

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
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Même si on est né à Québec et qu’on y a grandi, on ne cesse jamais de découvrir la riche histoire qu’abrite cette ville. Des morceaux de cette histoire se cachent parfois à des endroits qu’on pensait bien connaître, mais dont certains détails nous ont échappé et que Pop-Ville met maintenant en lumière grâce à deux parcours d’architecture adressés aux jeunes et leur famille.

«Regarde, un gratte-pied!», lance Catherine-Ève Gadoury en pointant une cavité au bas d’un mur sur la rue Sainte-Famille, où elle a rencontré Le Soleil. «Toutes les maisons avaient ça. Il y avait un petit truc en métal dedans et tu grattais tes bottes avant de rentrer, parce que les routes étaient en terre, alors tu avais les bottes pleines de terre.»

Fille d’un architecte et d’une urbaniste, Catherine-Ève a appris à porter attention aux détails architecturaux des quartiers de sa ville natale qui révèlent le passé de Québec et son évolution. À son tour, elle désire initier les jeunes à l’architecture pour leur faire découvrir l’histoire et aimer leur patrimoine. «En tant que pédagogue en art, je suis convaincue que quand tu connais quelque chose tu te mets à l’apprécier et après tu as envie de le protéger», explique l’instigatrice de Pop-Ville, dont l’impulsion de créer un tel projet est née de son indignation face à quelques «aberrations» en gestion du patrimoine.

Dès le 18 juin, il sera possible de redécouvrir à travers l’architecture l’histoire des quartiers Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec en se laissant guider par les dépliants Pop-Ville offerts gratuitement.

Pop-Ville, c'est gratuit! Il suffit d'avoir un téléphone, un crayon et de récupérer le dépliant.

Le dépliant qui guide les marcheurs dans le parcours Saint-Jean-Baptiste sera disponible au dépanneur La Duchesse d’Aiguillon sur la rue Saint-Jean et celui associé au parcours du Vieux-Québec sera au Café du Soleil sur la rue Saint-Paul. D’autres points de distribution pourraient s’ajouter. Il est également possible de télécharger les dépliants en ligne. L’important est d’être en mesure de scanner les codes QR qui animeront ces excursions urbaines. On doit donc aussi se munir d’un téléphone et, si possible, d’un crayon.

La Ville étant partenaire du projet, des pastilles seront installées au sol pour identifier les sites d’intérêts qui composent les différents parcours. Les dépliants proposent aussi des petits jeux d’observation alors qu’on se déplace d’une station à une autre. Un oriel par-ci, un saut-de-loup par-là; il n’y a pas que les enfants qui apprendront de nouvelles choses!

En scannant les codes QR, les jeunes ont notamment accès à des podcasts réalisés par le comédien de Québec Paul Fruteau de Laclos.

En scannant les codes QR, les jeunes ont notamment accès à des podcasts réalisés par le comédien de Québec Paul Fruteau de Laclos. «Ma force là-dedans, c’est peut-être que je ne connaissais pas grand-chose finalement», admet celui qui a eu pour mandat de vulgariser les informations d’une manière dynamique et attrayante pour un jeune public. Ainsi, on le retrouve dans la peau du soldat Mitchell alors qu’il monte la garde devant la porte Hope maintenant disparue… ou presque.

D’autres codes QR permettent de faire apparaitre des reconstitutions en réalité augmentée de bâtiments disparus. Ces modélisations ont été réalisées par Anne-Sophie Beaumont-Audet, une des finissantes de l’École d’architecture de l’Université Laval qui collaborent avec Pop-Ville.

De gauche à droite, Laurie Bédard, Catherine-Ève Gadoury, Paul Fruteau de Laclos, Adrien Larochelle et Luiza Santos.

Caractère insolite

Adrien Larochelle, Luiza Santos et Laurie Bédard, trois autres étudiants en architecture, font partie du comité architectural du projet. Ils ont participé à choisir les sites d’intérêts puis à les documenter. «Pour choisir les stations, je me suis demandé qu’est-ce qui, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, est caractéristique ou au contraire insolite et inusité», raconte Luiza Santos.

Le coin de la rue Saint-Jean où se trouve l’auberge Château des tourelles a été choisi pour illustrer le style forteresse. Après avoir pris connaissance du contenu numérique, les jeunes sont invités à prendre leur crayon pour convertir les bâtiments voisins, imprimés dans le dépliant, au style d’architecture qu’ils viennent de découvrir.

Le coin de la rue Saint-Jean où se trouve l’auberge Château des tourelles a été choisi pour illustrer le style forteresse.

La station de la Rue Sous-le-Cap, où commence le parcours du Vieux-Québec, est un coup de cœur d’Adrien et de Catherine-Eve. «Je n’avais jamais vraiment réalisé qu’on est dans l’estuaire de la rivière Saint-Charles», confie l’instigatrice du projet. Les passerelles qui surplombent cette rue sont le fruit de l’ingéniosité des résidents qui devaient s’adapter aux marées venant bloquer leur sortie donnant sur la rue. Les passerelles permettaient de sortir à partir de l’étage supérieur pour rejoindre la falaise.

Touriste dans sa ville

En plus de découvrir l’histoire de Québec, les jeunes sont aussi sensibilisés à l’importance pour un quartier d’avoir des ilots de verdure et au pouvoir de la mobilisation citoyenne, notamment par l’histoire du parc Berthelot. «Je crois que c’est important de démocratiser l’architecture de manière à ce que les gens soient plus conscients d’à quel point le milieu dans lequel on vit nous affecte», souligne Adrien Larochelle.

La fondatrice de Pop-Ville, Catherine-Eve Gadoury, envisage déjà de créer d’autres parcours s’adressant à d’autres tranches d’âges.

La fondatrice de Pop-Ville envisage déjà de créer d’autres parcours s’adressant à d’autres tranches d’âges. Pour l’instant, les parcours et l’animation ont été envisagés pour les jeunes de 8 à 12 ans. «Je pense que les parents vont autant aimer ça et je vais le faire avec mes amis, c’est sûr!», s’enthousiasme Laurie Bédard. «C’est ludique, ce n’est pas lourd comme si tu lisais un livre d’histoire, c’est vraiment le fun. Avec la COVID, je pense que tout le monde s’est ramassé à vouloir redécouvrir sa ville, à faire les touristes dans sa propre ville, ça permet de le faire.»

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PARCOURS DU VIEUX-QUÉBEC

  1. Rue Sous-le-Cap 
  2. Porte hope
  3. Maison Touchet
  4. Cour du Vieux-Séminaire du Québec
  5. Place de l’Hôtel-de-Ville
  6. Édifice Price
  7. Holy Trinity
  8. Monastère des Ursulines
  9. Maison Jacquet   
  10. Parc du Bastion-de-la-reine

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PARCOURS DE SAINT-JEAN-BAPTISTE

  1. L’église Saint-Jean-Baptiste
  2. Les tourelles
  3. Les coins de rue
  4. La tour Martello no 4
  5. Campagne en ville
  6. Les escaliers 
  7. Les îlots
  8. Les portes cochères 
  9. Les feux 
  10. Sculptures et lectures
  11. Luttes sociales