La demeure, construite en 1880 dans la rue du Parvis, fait partie d'un ensemble de trois propriétés mitoyennes aux toits mansardés appelé «maison Auguste-Laberge».

Patrimoine et écologie se rencontrent

Les occupants de cette résidence ancestrale de la rue du Parvis voulaient se réapproprier tout l'espace qu'elle offrait. Celui qui était occupé par un locataire, au sous-sol, et le petit coin extérieur, à l'arrière. Un pari qu'ils ont réussi en respectant l'esprit de la maison et son environnement.
<p>Catherine Chénier et Pierre-Luc Lachance ont opté pour des rénovations écologiques pour leur résidence de la rue du Parvis.</p>
<p>La grande chambre principale a de hauts plafonds, mais manque de rangement, remarque la propriétaire. </p>
La propriétaire Catherine Chénier et son conjoint Pierre-Luc Lachance ont fait appel à l'équipe de TERGOS, une firme de Québec, qui se consacre à l'architecture et à la construction écologique, pour concrétiser leur vision.
Leur demeure, érigée en 1880 dans la rue que l'on connaît aujourd'hui comme celle du Parvis, fait partie d'un ensemble de trois propriétés mitoyennes aux toits mansardés appelé «maison Auguste-Laberge». L'homme se servait jadis du terrain comme cour à bois. Il aurait par la suite fait construire l'ensemble qui est encore debout aujourd'hui.
Catherine a acheté la maison en 2011, Pierre-Luc y habite depuis un an et demi. Le couple voulait réaliser des «rénovations dans un esprit écologique» tout en respectant l'aspect patrimonial de la maison. Les interventions ont été menées avec minutie. «C'est toujours un grand défi dans l'existant, on ne peut pas lire à travers les murs», remarque Audrey Côté Trépanier, chargée de conception du projet chez TERGOS.
Dans un souci d'efficacité énergétique, on a, par exemple, remplacé toutes les fenêtres, par de nouvelles, en bois, mais plaquées en aluminium à l'extérieur. Noires, elles apportent un côté plus contemporain à la belle de brique du quartier Saint-Roch.
Mais l'objectif principal «était de récupérer l'ensemble de la maison», rappelle Mme Chénier. L'équipe de TERGOS a donc détruit l'annexe qui avait été construite à l'arrière. À la place, aujourd'hui, on trouve un «sas» qui unit l'intérieur et l'extérieur. On a aussi vidé le sous-sol. On y trouve maintenant une aire commune, une future salle de lavage et une salle de bain.
<p>Sur le toit-terrasse, on a opté pour des parois en verre afin de ne pas créer de barrière avec l'environnement et de permettre à un maximum de lumière d'entrer dans la maison. </p>
<p>Au sous-sol, dans l'ancien logement, on a opté pour du ciment fini à l'epoxy, qui offre un intéressant effet métallique.</p>
Lumineux toit-terrasse
L'intervention la plus importante est sans contredit l'ajout d'un toit-terrasse à l'arrière. Celui-ci occupe tout le terrain disponible tout en permettant l'accès au sous-sol et le stationnement d'un véhicule. L'optimisation à son meilleur. Et Catherine et Pierre-Luc ne possèdent même pas d'auto... encore! Ils ont quand même pensé ici à la valeur de revente de la maison : le stationnement gratuit est rare dans les rues du centre-ville.
Le couple a opté pour une terrasse ouverte sur la rue, avec parois translucides, pour laisser passer le plus de lumière possible, mais aussi pour ne pas se fermer à l'environnement. «On vit dans un quartier mixte, mais on ne voulait pas d'une forteresse!», explique Catherine.
«On a utilisé le même langage que sur la maison», explique Mme Côté Trépanier en parlant des feuilles d'acier pliées - qui rappellent la toiture - utilisées comme revêtement à l'arrière. «Ça met en valeur, sans venir voler la vedette.»
On a même créé un petit jardin sur le toit de l'entrée du sous-sol : on accède au mini toit vert par une petite porte vitrée du balcon.
À l'intérieur, la cuisine a été rénovée avec des matériaux durables qui n'émettent pas de particules. Le couple apprécie la circulation beaucoup plus fluide. Finie, la popote, coincés entre le frigo, l'îlot et les portes d'armoires.
En montant au premier étage, le couple évoque les nombreuses petites améliorations souhaitées encore sur leur liste. Ils ont conservé le plus d'éléments d'origine possible, comme les portes. «Mais une vieille maison, c'est toujours en rénovation», remarque Catherine, qui ne semble pas malheureuse du tout d'avoir accepté cette responsabilité.