Perspective de l’immeuble Oslo, dessiné par Tergos. Les travaux réalisés par M.R. Parent, une filiale de Logisco, sont très avancés et la livraison se fera en juin. Selon les unités, les balcons ont une superficie de 95 pieds carrés à 388 pieds carrés.

Oslo, appartements haut de gamme à la tête des ponts

L’entreprise de construction et de gestion d’immeubles Logisco ajoute une corde à son arc. Avec le projet Oslo, un projet de 18 millions $ dans le secteur Saint-Romuald, à Lévis, elle se lance dans le marché des appartements haut de gamme et des penthouses à louer.

«Il y a de la demande, un pourcentage de la population qui a besoin de ce projet-là», lance Michel Parent, président de Logisco, lors d’une visite exclusive accordée au Soleil cette semaine. 

Il pense aux baby-boomers actifs qui voyagent ou aux jeunes professionnels, des gens qui ne veulent pas ou qui ne veulent plus s’encombrer d’une maison à entretenir, tout en ayant des exigences de qualité et d’espace. Le gros avantage, selon lui, réside dans les services aux locataires, offerts en tout temps.

Son entreprise, réputée pour des logements à prix compétitifs destinés à M. et Mme Tout-le-Monde, mise cette fois sur un produit différent, avec des matériaux et une finition plus recherchés. «Oslo amène une gamme supérieure, dans tout ce qui ne s’est jamais fait dans le secteur de Lévis», prétend M. Parent.

La firme d’architecture Tergos signe les plans de l’immeuble de six étages et de 70 appartements aux allures scandinaves. Le revêtement extérieur est fait de maçonnerie et d’acier imitation bois. Les travaux sont très avancés et la livraison est annoncée pour juin.

Quelque 10 000 pieds carrés recevront des commerces au rez-de-chaussée. Sans pouvoir encore dévoiler le nom, M. Parent parle déjà d’un restaurant. «On travaille fort pour amener des commerces alimentaires supplémentaires dans le coin.»

Aux étages supérieurs, réservés aux appartements, les couloirs mènent à des portes serties de bois. Dès l’entrée, l’unité modèle visitée, la 204, offre une vaste aire ouverte. Le design épuré comprend des plafonds hauts (9, 10 ou 12 pieds selon l’étage) avec la structure de béton apparente.

L’aire ouverte des appartements haut de gamme

La cuisine moderne s’étire en longueur en suivant un îlot de grande dimension. Les armoires en mélamine sont mariées à des comptoirs de quartz. Au sol, le plancher flottant imite le bois.

La section des chambres est isolée des pièces de vie pour plus de confort et de silence. L’insonorisation entre voisins et à l’intérieur même des unités est une priorité pour Logisco.

Les chambres des appartements haut de gamme sont épurées, lumineuses et peuvent loger plusieurs meubles.

On a la même impression d’espace dans le penthouse sur deux étages, visité ensuite. Cette fois, les armoires de cuisine sont en polymère effet bois, le comptoir, en granite et les planchers, en vinyle d’ingénierie. En prime, un walk-in garde-manger, un aspirateur central, un foyer au gaz et la vue sur les ponts.

Dans les penthouses, les armoires de cuisine sont en polymère effet bois, les comptoirs, en granite et les planchers, en vinyle d’ingénierie.
Vue d’un penthouse sur deux étages, avec le plafond en béton apparent.

Les chambres sont situées à l’étage du bas, qui compte aussi un coin bureau, une buanderie et une deuxième porte d’accès.

Dans les salles de bain, l'éclairage tactile est intégré aux miroirs. Un détail qui répond aux exigences de la clientèle, «qui aime se voir pour se maquiller». Ici, les finitions et les deux éviers de la salle de bain d'un penthouse.

À partir de 875 $ par mois

Les mensualités de l’Oslo débutent à 875 $ par mois pour un appartement de deux pièces et demie et s’élèvent jusqu’à 2414 $ pour un penthouse chalet-urbain sur deux étages, en coin.

Ces montants incluent chauffage, éclairage, eau chaude, climatisation et stationnement intérieur. Pour le moment, le quart des unités est déjà loué.

Pour M. Parent, l’Oslo est la continuité du Complexe Pôle Sud, créé de toutes pièces par Logisco pour bâtir «un village à la tête des ponts». «Quand le Carrefour Saint-Romuald est né, il fallait amener des commerces de proximité, des travailleurs, des espaces de bureaux et avoir des résidents pour créer une synergie.»

Sa compagnie a construit et gère un hôtel, le Hampton Inn & Suites by Hilton, a livré le bâtiment résidentiel Le Magnétik, a attiré le premier restaurant Cochon Dingue de la Rive-Sud. 

Dans un kilomètre carré, les gens ont aussi accès à pied à des épiceries, à des pharmacies, à des boutiques, énumère M. Parent, en ajoutant que le secteur compte même une résidence pour aînés, gérée par le Groupe Maurice.

Pour le début de l’an prochain, Logisco a un autre immeuble sur sa table à dessin. «On continue de faire grandir le village!»

Info: logisco.com

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Manque de main-d’œuvre

Logisco, qui construit entre 300 et 400 portes par an à Lévis comme à Québec, et touche depuis peu à l’hôtellerie et aux résidences pour aînés, n’échappe pas à la pénurie de main-d’œuvre. 

«Ça ralentit la croissance de notre entreprise. On remet en question des projets, parce qu’on a de la difficulté à avoir tous les sous-traitants et les entreprises pour les construire. On a aussi de la difficulté à avoir des employés pour les exploiter après», lâche M. Parent.

Il sent aussi les effets de cette pénurie chez les restaurateurs, qui hésitent à prendre de l’expansion et à s’installer dans les espaces commerciaux vacants, faute de personnel.

Du côté des immeubles résidentiels, pas question pour lui de diminuer la qualité de finition. «On a des surveillants qui font le contrôle et on recommence au besoin.»