«La rencontre» miniature, Cooke-Saseville, trois formats

Obole, art et répliques d’art pour tous

Votre beau-frère adore la sculpture «La rencontre», montrant deux cerfs en équilibre, à la Place Jean-Béliveau? Pour Noël, il est possible de lui offrir un porte-clés, un t-shirt ou une mini sculpture la reproduisant.

Depuis l’automne, le duo d’artistes contemporains Cooke-Sasseville a lancé une vitrine en ligne, Obole, qui signifie «petite offrande». On y trouve des œuvres d’art, des répliques et des objets dérivés produits par une poignée d’artistes de la région de Québec.

La bougie d’allumage a justement été l’engouement des citoyens pour La rencontre. «Elle est au centre d’une place publique, les gens l’aiment et veulent la posséder. C’est pour ça qu’on a fait trois formats différents de mini sculpture, pour trois bourses différentes», explique Jean-François Cooke, à l’origine de l’œuvre grandeur nature avec Pierre Sasseville.

Le duo travaille ensemble depuis 20 ans et trop souvent, ne peut vendre qu’à des musées ou à de grands collectionneurs, parce que leurs installations sont trop chères, trop grandes, trop difficiles à entreposer pour le commun des mortels.

Jean-François Cooke donne l’exemple de Corps gras, un cochon qui se répand en flaque rose dans un poêlon de quelques mètres. «Une œuvre pleine d’humour et de sens, qui est l’fun à côtoyer, même en réplique.» La sculpture miniature en fonte, résine d’époxy et plastique est offerte à 220 $ sur Obole. Un bibelot à disposer sur son bureau, comme un petit cabinet de curiosités qui suscite la discussion, suggère l’artiste.

«Corps gras miniature», Cooke-Sasseville

«On a même osé le porte-clés à 12 $! En le sortant de ta poche, ça prouve que tu adhères à l’art», poursuit M. Cooke.

En vendant des reproductions, le duo s’éloigne des puristes et est conscient de prendre un risque. «Ce n’est pas tout le monde qui accepte l’idée que l’artiste peut lui-même commercialiser un sous-produit de son art. Nous, on pense que la société a évolué.»

«Le marais», Isabelle Demers

La vitrine Obole propose un aperçu du travail de quelques artistes de Québec, des pièces comme une pyrogravure et aquarelle sur papier d’Isabelle Demers ou des œuvres uniques en résine de Marie-Fauve Bélanger, mais aussi des livres en édition limitée, comme celui du photographe Guillaume D.Cyr et de Yana Ouellet, Gaspésie human less. L’offre s’élargira avec le temps.

«Il y a des œuvres qui représentent quelques milliers de dollars d’investissement, mais d’autres qui sont plus accessibles», glisse Jean-François Cooke en évoquant un livre à 30 $.

«Froid 09», Marie-Fauve Bélanger

Obole se veut une vitrine et non une galerie, insistent les fondateurs. Le cinquième des ventes, «une cote minime», est prélevé pour le fonctionnement, la mise en ligne et la livraison. Si vous voulez une pièce à temps pour les Fêtes, sachez que les œuvres sont expédiées par Poste Canada un à trois jours suivant la commande en ligne. 

Info : oboleweb.com ou @oboleweb sur Facebook