Noël est dans les détails: petits objets choisis

Josianne Desloges
Collaboration spéciale
ENTREZ! / Sitôt que nous passons le pas de la porte, Michelle Desmeules, en bonne hôtesse, offre de prendre nos manteaux pour les faire disparaître dans un petit garde-robe. Tout est à sa place dans l’aire ouverte qui englobe le salon et la salle à manger. Les objets dénichés par son conjoint antiquaire côtoient les charmantes trouvailles qui font la signature de la propriétaire de la boutique Roseville.

Ce mélange d’ancien et de moderne est une constante dans la maisonnée où vivent le couple et leurs deux enfants de 6 et 10 ans. Les murs et les voilages aux fenêtres sont blancs, le canapé et le tapis du salon sont gris très pâle... Un canevas neutre, où Michelle Desmeules peut s’amuser à poser de petites touches de couleur qui égaient sans lasser.

La table dressée pour le brunch

La perspective d’être les  premiers propriétaires d’une maison en rangée, nichée dans les hauteurs boisées de Boischatel, et de pouvoir y élever leurs enfants les a convaincus il y a neuf ans de quitter le centre-ville de Québec. Ils ont encore tous deux leur commerce dans le Vieux-Port, sur la rue Saint-Paul.

Michelle Desmeules, propriétaire de la boutique Roseville

Près de l’entrée, le sapin décoré trône à côté d’une table minimaliste où repose un tourne-disque. L’odeur résineuse flotte doucement dans l’air. La lumière du matin, qui traverse la maison, enveloppe tout d’une douce lueur. Michelle Desmeules a commencé à faire un sapin de Noël lorsqu’elle est devenue maman. Elle place l’arbre dans un coin habituellement dégagé, pour éviter de déplacer des meubles et de bousculer l’équilibre de la pièce. Celui-ci est garni de petites décorations amassées au fil des ans: des boules serties de paillettes qui étaient dans son premier sapin, de petits oursons de chez La Baie, des cœurs en bois peints suspendus par une corde de jute (pour le petit côté rustique)… On remarque surtout de petites souris de feutrine, faites par la compagnie Indaba, que les enfants adorent s’approprier et présenter aux invités. Chaque année, l’hôtesse ajoute de nouveaux éléments et en retire des anciens. Sous l’arbre, des cadeaux portent les motifs floraux et minimalistes de Rifle Paper Co. Elle choisit trois modèles par an et les agence.

Les bougeoirs argent aux motifs détaillés semblent tout droit sortis d’une légende scandinave.

Un deuxième sapin, étroit et un peu échevelé, est logé entre les deux buffets, un antique et un moderne, de la salle à manger. Il est déjà décoré de fausse neige, de cocottes et de petits fruits rouges. Ce cadeau de sa belle-mère, déniché en Beauce, avait bien rempli son rôle après la naissance du petit dernier, lorsque l’idée même de faire un sapin épuisait la jeune maman.

D’autres cadeaux des beaux-parents ont trouvé leur place dans la déco. Un père Noël rétro, en métal plat, est suspendu à la poignée de la porte alors que des Saint-Nicolas de différentes tailles, qui s’emboîtent comme des poupées russes, sont posés dans le salon.

Une petite souris de feutrine faite par Indaba

Une grande étagère couvre le mur du plancher au plafond dans le salon. Autour de la télé, les cases permettent d’agencer souvenirs, carafes et appareils-photo d’époque. Des bouquets d’eucalyptus et de branches chargées de petits fruits rouges mettent des touches de couleur, tout en douceur. Des cœurs de bois rouge ont été suspendus aux poignées des armoires du bas, où sont rangés les jouets des enfants.

Le sapin échevelé, déjà décoré, que la famille place à l’intérieur ou à l’extérieur selon les années.

La table est dressée comme pour un brunch. «Souvent, la petite famille, on se retrouve le 25 ou le 26 pour déballer les cadeaux entre nous, après avoir eu la grosse fête avec les grands-parents. On se garde un petit moment juste pour nous quatre», indique Michelle Desmeules.

Des cœurs de bois peints, suspendus par une corde de jute, sur les poignées des armoires où sont rangés les jouets des enfants.

Le sapin échevelé, déjà décoré, que la famille place à l’intérieur ou à l’extérieur selon les années.

Pour rendre ce repas en pyjama spécial, ils sortent la coutellerie Birks (modèle Queen Mary), des verres des années 1950 aux motifs «pinwheel», des coupes vertes avec une bordure dorée. Le clou de ce déploiement vaisselier, pour les enfants, est le lot de repose-couteaux (pour éviter de tacher la nappe) en forme de petits chiens argentés. Des rennes qui semblent tout droit sortis d’anciennes légendes scandinaves servent de bougeoirs et sont placés au centre de la table, parmi les faux feuillages d’eucalyptus. «C’est mon conjoint qui les a trouvés. Je crois que ce sont les premiers objets de décoration de Noël que j’ai eus», indique Mme Desmeules à propos des objets à la provenance mystérieuse, qu’elle a agencés à des chandeliers en argent massif. 

Les repose-couteaux en forme de chiens plaisent beaucoup aux enfants.

Nouveauté cette année: de longs bas de Noël rayés, blanc et noir, provenant de la boutique Roseville. Il faudra de nombreux (ou volumineux) objets pour les remplir... ou beaucoup de bourrure! L’ajout vient compléter la tradition bien installée du calendrier de l’avent, sous forme de maisonnette avec des tiroirs numérotés de 1 à 25. «J’aimais que ce soit réutilisable et que je puisse choisir ce que je mets dans les petits tiroirs», indique Michelle Desmeules. Ça a longtemps été de pimpantes effaces japonaises. Les enfants, déjà, ont la piqûre de la collection, comme leurs parents.

Le sapin décoré et l’étagère qui permet d’agencer appareils-photo anciens, carafes et objets de décoration.