Installées au milieu d'un champs de fleurs sauvages, les petites maisons sur roues offrent une vue imprenable sur la mer.

Mini-maison, paysage grandiose

Dormir dans une bulle? Un wagon de train? Une maison de hobbit? Alors que les maisons dans les arbres, les tipis et les yourtes se multiplient dans les campagnes du Québec, Le Soleil a déniché parmi le lot d'étonnants chalets qui redéfinissent l'hébergement rustique. 3e de 3
Les mini-maisons ont la cote, mais pour Donald Lebel, elles sont surtout une belle forme d'adaptation. Le propriétaire du Domaine Floravie voulait, au départ, bâtir des maisons sur pilotis sur la presqu'île de la Pointe à Santerre dont il s'est porté acquéreur, à Rimouski, tout près du Parc national du Bic. Mais des règlements municipaux lui barraient la route.
C'est là qu'est apparue l'idée des mini-maisons sur roues, proches parentes des roulottes, autonomes en énergie et munies de toilettes au compost. Il y a en maintenant sept, aux couleurs de l'arc-en-ciel, sur le domaine qui compte aussi quelques chalets plus imposants.
Deux de ces sept maisons sont déplacées en hiver. Donald Lebel a appris des leçons des grandes marées qui ont affecté la région en 2010, avant qu'il ne lance son projet. «Il faut arrêter de se battre contre les changements climatiques, il faut s'adapter. Selon certaines prédictions, d'ici 2100, le niveau de la mer ici montera de 60 à 150 cm. 150 cm, c'est la moitié de mon champ qui est dans l'eau! Ça ne sert à rien de forcer la nature», philosophe M. Lebel.
Les mini-maisons sont équipées d'installations sanitaires intérieures avec toilette à compost, d'une cuisinette et d'un poêle.
Les mini-maisons ont été construites par M. Lebel et son équipe, sur mesure, avec un grand souci écologique et local en tête. «Le revêtement est en épinette teinte, et la toiture en acier, qui est plus écologique que le bardeau d'asphalte, est garantie 50 ans et se recycle par la suite», détaille le propriétaire. L'isolation est en laine de chanvre, et le réfrigérateur est alimenté par un panneau solaire, ce qui réduit considérablement la consommation de propane (utilisé pour le chauffe-eau et le poêle). Tout l'intérieur est en cèdre de l'est du Québec, les planchers, comptoirs et armoires sont en mélèze huilé. 
Et surtout, les couchers de soleil sont imbattables, insiste M. Lebel.  À bon entendeur...
Pour informations : domainefloravie.com
Sur un bateau... en plein coeur de Montréal
Dormir sur un bateau, au son des flots... à deux pas du Vieux-Port de Montréal? L'idée peut sembler exotique, mais elle est maintenant accessible à ceux qui rêvent de la vie de voilier... tout en restant sagement à quai! 
Le Village des écluses, partiellement ouvert depuis le début de juin, offrira à terme la location d'une trentaine de bateaux de bois pour déposer ses bagages le temps d'une nuit. Le site, situé tout près du fameux Silo no 5, dans le Vieux-Port de Montréal, au pied des écluses du canal Lachine, offre aussi des hébergements dans des tentes oTENTik de Parc Canada, et élargira sa gamme avec des mini-maisons modernes dès cet été.
L'équipe du Village des Écluses rénove elle-même les bateaux vintage en bois qu'elle stationne à quai.
Les bateaux peuvent accueillir plus de personnes qu'il n'y paraît de l'extérieur. La vraie vie de marin est au rendez-vous! Tout est équipé pour y faire la cuisine aussi.
Daniel Jourdain, promoteur du projet, en a eu l'idée alors qu'il se cherchait un nouveau bateau. L'amateur de plongée sous-marine et amoureux du patrimoine est tombé sur un vieux bateau de bois vendu à un prix dérisoire. Le hic? Il avait besoin de 20 000 $ en réparations sur le moteur et les équipements de navigation. Comme les boiseries étaient superbes, M. Jourdain a saisi l'occasion et l'idée a germé de rénover des bateaux pour les offrir en hébergement, ce qui réduit les coûts de rénovation liés à la navigation. 
«L'idée, c'est d'offrir un hébergement accessible pour les familles en plein coeur de Montréal. Les bateaux peuvent héberger de 2 à 10 personnes, et plusieurs ont des tables sur les ponts pour accueillir des invités», note Daniel Jourdain. 
Lui et ses acolytes rénovent eux-mêmes les bateaux vintage. Ils construiront aussi leurs mini-maisons. «Nous avons conçu le mobilier, dont des tables faites à partir du pont d'un vieux bateau. Plusieurs objets récupérés dans les écluses serviront de décoration», note aussi le promoteur. Ce dernier vante finalement l'étonnante tranquillité du site qui permet, dit-il, de se réveiller au son des oiseaux... 
Pour informations : www.villagedesecluses.com
Être dans sa «bulle»
Après les maisons dans les arbres, elles se sont mises à pousser comme des petits pains chauds sur le terrain de Canopée Lit, à Sacré-Coeur, près du Fjord du Saguenay. Et elles sont mignonnes comme tout, ces petites bulles pressurisées où on peut trouver refuge en hauteur. 
«C'est vraiment une expérience à faire de nuit», explique Claire Rommelaere, copropriétaire de l'endroit avec son conjoint Jérémie Girard. «Quand l'obscurité s'installe, la bulle disparaît et c'est comme si on dormait à la belle étoile, tout en étant confortablement protégés. C'est bluffant, on a vraiment l'impression d'être à l'extérieur», décrit-elle.
Les bulles, pour deux ou pour quatre, sont dissumulées dans la forêt à Sacré-Coeur, près du Fjord du Saguenay.
Ils ont déniché le produit en France et en ont importé quelques-unes sur leur grand terrain boisé. Elles sont perchées en hauteur, comme tous les autres hébergements chez Canopée Lit. «C'est dans notre philosophie d'abîmer le moins possible la faune et la flore», explique Claire Rommelaere. 
Et la réponse pour ces bulles est très positive. «C'est très photogénique, les gens sont très contents». 
À noter que les bulles sont vraiment faites pour dormir ou relaxer, on ne peut pas y cuisiner. Pour ceux qui voudraient quelque chose de plus accommodant, il y a aussi des cabanes dans les arbres dotées de dômes en verre au-dessus du lit, ce qui est un bon compromis entre la bulle et la cabane dans l'arbre. 
Pour informations : www.canopee-lit.com