Phelipe Soldevila devant la supérette qu’il a habillée de son art.
Phelipe Soldevila devant la supérette qu’il a habillée de son art.

Métamorphose de la Supérette du Diner dans Saint-Sauveur

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
Pour l’artiste de Québec Phelipe Soldevila, l’été est la saison des murales. Cette année, il a eu l’occasion de couvrir toute la surface de la Supérette du Diner dans Saint-Sauveur avec ses couleurs vives et ses horizons abstraits.

«C’était une commande spéciale», affirme l’artiste qui précise qu’il est rare de pouvoir recouvrir tout un établissement de son art. Habituellement, on lui offre un mur, une portion de mur, mais là, chaque mur extérieur de la supérette est recouvert de peinture.

Cette commande n’était pas sans défis. La façade, en pierre et texturée, a nécessité près de 5 jours d’application de primer avant que l’artiste puisse véritablement commencer à peindre.

La supérette avant l’intervention de l’artiste.

La devanture de la supérette est assez représentative du style de Phelipe Soldevila. On reconnaît ses couleurs vives, ses lignes courbes et abstraites dans lesquelles un œil averti peut discerner des horizons, plusieurs lignes d’horizons. Ces portions de paysages abstraits où terre et mer rejoignent le ciel ne sont pas nécessairement droites et se mélangent plutôt entre elles.

Peinture réalisée par Phelipe Soldevila.

Au cours de sa carrière, l’artiste a pris plusieurs directions artistiques avant de revenir à la peinture de paysages, qu’il réinterprète maintenant à sa façon.

Une exposition temporaire installée au 729, côte d’Abraham jusqu’au 4 octobre présente quelques peintures de Phelipe Soldevila sur des toiles, principalement réalisées en hiver, quand la saison des murales termine. Cet artiste de Québec affectionne particulièrement les murales puisqu’elles sont accessibles à un plus grand nombre de personnes, explique-t-il. D’ailleurs, plusieurs de ses créations, souvent caractérisées par la présence d’un personnage, ornent les murs de la ville de Québec.

Oeuvre de Phelipe Soldevila exposée au 729, côte d’Abraham.