Maison express

La Maison de la littérature médaillée

La conversion éclatante et lumineuse de l’ancien temple Wesley, construit en 1848, en Maison de la littérature suscite de nouveau les honneurs. Après avoir remporté le Grand Prix d’excellence 2017de l’Ordre des Architectes du Québec et un prix dans la catégorie Bâtiments municipaux à l’occasion des Mérites d’architecture 2016, le projet réalisé par la firme Chevalier Morales se voit décerner une médaille du Gouverneur général en architecture. 

La Maison de la littérature.

Décernées par l’Institut royal d’architecture du Canada et le Conseil des arts du Canada, ces médailles soulignent le design exceptionnel de projets récemment réalisés par des architectes canadiens. Le jury a souligné « l’expérience spatiale complexe qui engage dans le passé tout en imprégnant le bâtiment d’une nouvelle pertinence dans le contexte actuel». Parmi les onze autres projets récompensés, on retrouve le Stade de soccer de Montréal, le Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein du Musée des beaux-arts de Montréal, ainsi que le Complexe sportif Saint-Laurent. 

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La clé du bonheur des milléniaux

L’accès à la propriété serait une des clés du bonheur financier des Canadiens nés entre 1980 et 2000. Du moins selon une étude commandée par Genworth Canada, «l’assureur privé de prêts hypothécaires résidentiels le plus important au Canada». Leur étude annuelle nationale, effectué de concert avec la Canadian Association of Credit Counselling Services, a permis de collecter les réponses de 2000 Canadiens entre le 2 février et le 27 mars. 

Elle établit notamment que six milléniaux sur dix ont déjà accédé à la propriété et que 30 % des non-propriétaires prévoient faire leur premier achat de maison dans les deux prochaines années, ce qui fait de cette tranche d’acheteurs le moteur du marché immobilier. 

Parmi les millénieux qui ont déjà accédé à la propriété, 30 % ont effectué l’achat d’une maison au cours des deux dernières années, alors que seulement 9 % de leurs compatriotes plus âgés ont fait de même. Selon les données recueillies, les acheteurs et les propriétaires d’une première maison sont très confiants sur le plan financier. On peut consulter le rapport intégral de l’étude à Genworth.ca/fr/.

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Lisbonne en proie à la fièvre de la rénovation

Des dizaines de grues se dressent dans le ciel de Lisbonne, et des ouvriers rénovent des quartiers entiers d’une capitale en pleine effervescence, permettant de relancer le secteur de la construction après des années noires.

En pleine crise, «il y a huit ans encore, avec mon collègue, nous faisions du porte à porte pour proposer nos services», confie Roman Kurtysh, un maçon ukrainien, cordiste spécialisé dans les travaux en hauteur et la ravalement de façades.

«Je ne sais toujours pas comment nous avons survécu !», s’exclame ce quadragénaire dynamique esquissant un léger sourire en caressant sa barbe clairsemée.

Après avoir quitté son Ukraine natale pour s’installer au Portugal au début des années 2000, il enchaîne différents métiers, avant de lancer en 2009 Rkesa, une société de rénovation urbaine, avec son compatriote Oleksandr Shulyak.

«À cette époque, à la fin du mois on se faisait un salaire de 53 euros chacun (environ 80$). Nous étions prêts à jeter l’éponge», raconte-t-il à l’AFP.

Le tournant s’est produit début 2014. Trois ans après avoir reçu un plan d’aide européen de 78 milliards d’euros (environ 118 milliards $) de prêts, le Portugal commence à sortir de la crise, une embellie économique dont les deux Ukrainiens profitent.

Immeubles vides et vétustes

«À partir de là notre carnet de commandes a commencé à se remplir», poursuit Oleksandr Shulyak, à la tête d’une équipe d’ouvriers alpinistes. Rien que dans la capitale, Rkesa compte pas moins de 16 chantiers.

À l’image de cette société, le secteur du bâtiment a connu une croissance exceptionnelle après des années de déclin, en très grande partie grâce à la réhabilitation urbaine.

Avant 2013, dans la capitale «un immeuble sur trois était vide, vétuste ou dans un état avancé de dégradation», rappelle à l’AFP Luis Mendes, chercheur à l’Institut de géographie et de la gestion du territoire à l’Université de Lisbonne.

Aujourd’hui les choses changent. De nombreuses façades ocre ternies par le temps, se voilent d’échafaudages pour faire place à des immeubles neufs reconstruits derrière leurs façades d’origine.

Ce changement a été favorisé par «un ensemble de dispositifs» réglementaires, note l’universitaire.

«Aujourd’hui, le pays est moins dépendant de ces programmes. Il a acquis une notoriété et Lisbonne est à la mode», affirme Luis Lima, le président de l’Association des professionnels de la médiation immobilière (APEMIP).

En outre, «le secteur bénéficie d’un contexte extrêmement favorable», explique Rui Campos, président de l’Association des industriels de la construction civile (AICCOPN): un record de 20 millions de touristes en 2017 avec une croissance de 2,7% ainsi que des taux d’intérêt bas. AFP.