L'Objet: un encan porteur de promesses

Les finissants de l'École d'architecture de l'Université Laval ont récolté 12 515 $, grâce à l'encan annuel qui leur a permis de vendre leurs 36 créations. La plus chère s'est envolée pour 800 $.
Depuis 23 ans, les futurs architectes financent leurs activités de fin d'études avec cet événement baptisé L'Objet. Ils conçoivent des meubles et des accessoires domestiques qu'ils exposent et soumettent à une soirée de mise aux enchères qui se tient au Musée de la civilisation de Québec.
Cette année, entre 600 et 800 personnes ont participé à cet encan, mentionne la porte-parole des étudiants, Catherine D'Amboise. «Six cents, c'est le nombre de personnes qui sont passées par le vestiaire», précise-t-elle, en ajoutant que «plusieurs gardent leur manteau». 
Et le montant de 12 515 $ ne tient compte ni des recettes du bar ni de la générosité des commanditaires.
Une portion de la rondelette somme amassée grâce à L'Objet sert au vernissage de fin d'études des futurs architectes. Mais les deux dernières années, les finissants à la maîtrise en ont utilisé une partie pour financer une installation des Passages insolites (Delirious frites, en 2014) et la création du SPOT (Sympathique Place Ouverte à Tous), dans la cour de l'ancien complexe Lépine-Cloutier, dans le quartier Saint-Roch (à l'été 2015). 
Cette place publique éphémère avait connu un tel succès que les étudiants ont manifesté le souhait de financer une activité similaire l'été prochain, afin de continuer à faire rayonner l'École d'architecture à l'extérieur de ses murs. 
La Ville de Québec leur avait accordé une subvention de 25 000 $ en 2015. Le Bureau des grands événements est en train d'analyser la demande des étudiants, a fait savoir une porte-parole de la Ville, Rose-Marie Ayotte. Mais c'est le comité exécutif qui aura le dernier mot. Il fera connaître sa décision «fin mars début avril», ajoute-t-elle.
Mme Ayotte convient que le succès du SPOT pèsera dans la balance. Mais il ne garantit pas le renouvellement de la subvention de la Ville, insiste-t-elle. 
Remises de récompenses 
Plusieurs récompenses ont été remises le soir de l'encan, le 11 mars. Le premier prix du jury a été décerné à Francis Gaignard et Gabriel Lemelin pour le vase Le bouquet prude; le duo a aussi obtenu le prix du concours d'idées. Le deuxième prix du jury a été attribué à Gabriel Demeule, Vincent Foster, Philippe Vézina et Alexis Boivin, pour le pot à compost Anthèse. Guillaume Fournier et Violaine Giroux ont accepté le troisième prix du jury pour la table La délicate.
La lampe Oslo a valu à Martin Journot le prix Mis en demeure. La table Steampunk, de Delphine Lepage, Sandrine Toulouse et Alexis Jodoin, a reçu le prix Structure. La lampe Push/Pull, de Frédéric Quirion et Catherine Racicot-Brazeau, a remporté le prix Méchante bonne idée. Et la série de vases La quintette, de Rosemarie Faille-Faubert, a remporté le prix Matière expressive. 
L'horloge En trois temps, trois mouvements (800 $), le banc César (750 $) et la balançoire Les fesses tombantes (725 $) sont les objets qui ont suscité les mises les plus élevées.