Un sondage mené en février a notamment révélé qu'un propriétaire canadien sur quatre a manqué une fois d'argent pour payer des factures au cours des derniers mois.

Les propriétaires canadiens fragiles devant les dépenses imprévues

Un sondage mené en février par Nielson pour le compte de la Banque Manuvie du Canada révèle que c'est au Québec que les titulaires d'un prêt hypothécaire (76 %) sont les plus susceptibles de connaître des difficultés en cas d'augmentation de 10 % de leur remboursement ou en situation d'urgence fiscale. Près du tiers d'entre eux n'ont pas de fonds d'urgence.
Un propriétaire canadien sur quatre a manqué une fois d'argent pour payer des factures au cours des derniers mois. Et un sur cinq est mal préparé à réagir en cas d'urgence financière.
La dette hypothécaire moyenne a augmenté de 11 % pour s'établir à 201 000 $.
Près de la moitié (45 %) des propriétaires milléniaux ont reçu de l'aide pour acheter leur première maison. Ils ont vu leur dette hypothécaire augmenter plus que celle de toute autre génération. À titre de comparaison, 31 % des baby-boomers ont reçu l'aide de leur famille.
Plus de la moitié des Canadiens titulaires d'une hypothèque ne disposent pas de la souplesse financière nécessaire pour faire face rapidement à des dépenses imprévues, à une hausse des taux d'intérêt ou à une interruption de revenus.
Deux répondants sur cinq affirment avoir peu ou rien appris de leurs parents en matière de gestion des dettes.
41 % des baby-boomers affirment que la valeur nette de leur maison représente plus de 60 % du patrimoine de leur ménage. Cela signifie qu'ils devront peut-être compter sur la vente de leur résidence principale pour financer leur retraite.
Ce sondage a été mené en ligne le 14 février auprès de 2098 propriétaires canadiens âgés de 20 à 69 ans, dont le ménage a un revenu annuel de moins de 50 000 $.