La compagnie Amisco, de L'Islet, fait partie du magazine Web de l'Association des fabricants de meubles du Québec.

Les fabricants de meubles lancent un magazine en ligne

Pour souligner ses 75 ans, l'Association des fabricants de meubles du Québec (AFMQ) lance un magazine en ligne qui braque les projecteurs sur ses membres et qui illustre la qualité du mobilier d'ici pour mieux le vendre aux consommateurs.
Ce n'est pas d'hier que le président de l'AFMQ, Pierre Richard, invite les consommateurs à se procurer des meubles québécois. Quand il est entré en poste, en octobre 2013, il y voyait déjà tous les avantages : qualité de fabrication, personnalisation du mobilier, intégration du design, délais de livraison très courts. Il persiste et signe.
«En 2014, on sortait d'un corridor noir, relate-t-il. Ç'a été des années mortelles pour certains manufacturiers. Aujourd'hui, nos membres ne tombent plus au combat.» 
Depuis l'arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, tout le monde est sur le qui-vive. «On suit le dossier, mentionne Pierre Richard. On espère que la frontière ne sera pas plus difficile à pénétrer.» En revanche, «s'il [Trump] bloque la Chine, ça pourrait être bon pour nous».
Quatre-vingt-quatorze pour cent des exportations canadiennes de meubles sont destinées aux États-Unis, précise-t-il. «Et ce n'est pas juste à cause de la faiblesse du dollar canadien.» Les Américains achètent davantage de meubles, observe-t-il. Et nos manufacturiers en font toujours plus au rayon du design et de la personnalisation. «Même les Asiatiques peuvent difficilement compétitionner avec ça.»
Quant aux délais de livraison, ils deviennent imbattables. Pierre Richard cite en exemple l'entreprise de Sainte-Croix South Shore. «Le 1er novembre, elle a annoncé qu'elle livrerait un meuble 48 heures après la commande.» Elle a construit deux entrepôts aux États-Unis pour se rapprocher de sa clientèle.
Trouver des employés
Le Québec et le Canada ne sont pas concernés par le retour de la production chez eux, puisque la plupart des usines de meubles du premier sont au Québec, alors que celles du second sont en Amérique du Nord. Leur défi est ailleurs, soit dans le recrutement de la main-d'oeuvre. «Les ventes sont là, explique Pierre Richard. Mais la difficulté de trouver des employés freine parfois leur expansion.»
Le magazine Web de l'AFMQ peut être consulté sur son site Internet, au afmq.com. Il regroupe les quelque 140 membres de l'Association et sera régulièrement mis à jour. Il dirige le lecteur vers le site Web de chaque manufacturier.
L'AFMQ a commandé un sondage en octobre auprès de 1000 consommateurs. Il est notamment ressorti de cela que 98 % des répondants avaient une opinion positive sur les meubles fabriqués au Québec. Par ailleurs, à peine 14 % des répondants estiment que le meuble québécois est facile à trouver. Ils se demandent où l'acheter, comment l'identifier en magasin. «On peut faire mieux pour orienter le consommateur vers du mobilier québécois», conclut Pierre Richard.