Keys par Karine Michaud, Woodyne Veillard et Alexandra Bouchard, 30 $

Les étudiants en design de l’Université Laval s’exposent sur Fabrique 1840 [PHOTOS]

Fabrique 1840 ouvre sa plateforme aux créations des finissants en design de l’Université Laval. La collection capsule propose 11 produits minimalistes à la conception réfléchie, qui sortent de la zone traditionnelle de production.

Cette collaboration entre l’Université Laval et La Maison Simons est née d’un exercice pédagogique offert à la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l’Université Laval. Les étudiants devaient réfléchir au design d’objets du quotidien dans l’esprit compact living : utilitaires, penser intelligemment et qui permettent d’optimiser l’espace de vie. «Ce genre de produits attirent toujours l’attention de notre clientèle», souligne la directrice de Fabrique1840, Cécile Branco.

Les objets faits main ont été testés en décembre pour Volumique, le salon créatif de l’École de design au Musée national des beaux-arts du Québec. Cet encan contribue au financement de la première expo de la cohorte finissante, en mai.

Manana par Laurence Gaudy et Renaud Guy-Plourde, 190 $

Avec les profits supplémentaires générés sur la plateforme, les étudiants pourront aussi subventionner leurs maquettes finales, fait valoir Charlotte Gori, finissante en design de l’Université Laval, puis membre du comité organisateur de Volumique.
Tous les étudiants ont participé à l’encan, mais seule une vingtaine d’entre eux ont choisi de vendre leurs produits pour des raisons de fabrication, surtout.

Fabrique 1840 est non seulement un espace de promotion et de vente pour les créateurs canadiens, mais aussi un accélérateur pour leurs entreprises, résume Mme Branco. «Le programme de design de l’Université Laval est axé sur l’entrepreneuriat. On voulait renforcer l’entrepreneur derrière le designer.» Les finissants devaient proposer des objets se reproduisant en minisérie et prendre en considération le coût des matériaux.

Sortir de la zone traditionnelle

Charlotte Gori comme Cécile Branco croient toutefois que ces produits sortent de la «zone traditionnelle de production». «On est plus dans un esprit art déco que design industriel, laisse tomber l’étudiante. On dans la créativité pure et dure.»

Hegemon par Laurence Gaudy et Renaud Guy-Plourde, 140 $

Mme Branco cite le jeu d’échecs : utile pour celles et ceux qui s’adonnent à l’activité, mais que peu de compagnies auraient commercialisé. Le contexte scolaire offre aux designers «le luxe» de fabriquer des objets plus nichés.

Les avantages pour la clientèle sont nombreux. «Elle peut se procurer des produits d’une collection limitée à des prix abordables pour la qualité, puis encourager la relève québécoise, détaille Mme Branco. Le sac se vend à 190 $ sur le site Web, mais en coûterait au-dessus de 300 $ normalement.»

Soliflore par Louis-Philippe Garneau et Marc Malouin, 55 $

La Maison Simons et l’École de design de la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design souhaitent répéter ce partenariat toutes les années. Les étudiants de deuxième année développeront un objet dans leur cours d’entrepreneuriat, puis auront un an pour le parfaire avant qu’il ne soit commercialisé à leur dernière année de baccalauréat.

Zone grise par Charlotte Gori, 150 $
Keys par Karine Michaud, Woodyne Veillard et Alexandra Bouchard, 30 $
Licio par Satya Prevost, duo à 50 $
1808 par Charlotte Gori, 90 $
Brume par Léonie Théberge et Kelly Desabrais, 45 $
Fine mouche par Dominique Labbé et Camille Grenier-Naud, 25 $
Ramo par Alicia Gauthier, trio à 35 $