Une table et un banc d'extérieur de cèdre blanc

L'ébéniste qui fabrique son propre bois

L'ébéniste de Beaupré Christophe Vandal fabrique son propre bois. Avec ses gros outils, il fait ses «coupes» dans les billots, puis il tire de ses planches très larges des tables qui étonnent par leur robustesse.
Cèdre de l'Estrie, chêne du nord de Montréal, noyer d'Ottawa, peuplier faux-tremble, érable et merisier de Saint-Ferréol-les-Neiges : Christophe Vandal n'est pas difficile. Plus le billot est volumineux, plus il est heureux, car il peut alors bâtir des meubles à l'avenant et «maximiser» les outils de sa scierie. Il possède même une moulurière, soit un outil de finition qui lui permet de récupérer toutes les parties du bois.
Christophe Vandal a 30 ans, il a une formation de sonorisateur, mais il vit de l'ébénisterie depuis deux ans, fort du bouche-à-oreille dont profitent les artisans de la Côte-de-Beaupré. Il a appris en autodidacte et s'imaginait exercer ce métier un jour, mais «plus tard». La vie en a décidé autrement.
Christophe Vandal
La majorité de ses clients sont du coin, mentionne-t-il. Ils sont designers, entrepreneurs, propriétaires de maison. Ils apprécient le mobilier original, fait sur mesure. «J'essaie de leur proposer des choses inédites», confie l'ébéniste. Les plus audacieux lui commanderont un meuble de peuplier faux-tremble, une essence «mal aimée» que Christophe Vandal adore pour son beau veinage et pour ses troncs de grand diamètre. «Jusqu'à 60 pouces», soutient-il.
Il est lui-même propriétaire d'une forêt. Mais comme il aime aussi «la forêt debout», il achète son bois de quelques fournisseurs. Il ne fait pas que des tables. Planchers, îlots, revêtements muraux, escaliers, bureaux, cabanons : il est outillé pour transformer le bois de 1001 manières. Information : christophevandal.com et christophev@videotron.ca