Québec vue du neuvième étage de l'édifice La Laurentienne

Le verre, source de communication dans un bureau d'avocats

L'édifice La Laurentienne se dresse sur le point le plus élevé de Québec. C'est là que la firme d'avocats McCarthy Tétrault a aménagé ses nouveaux bureaux. Si la vue sur la ville passe pour du luxe, c'est le bien-être des employés et l'amélioration de la communication qui ont guidé les architectes.
Il y en a du verre, dans cet espace de 17 000 pieds carrés qui occupe les huitième et neuvième étages de ce bel immeuble de la Grande Allée.
Où qu'ils soient, les 55 employés voient dehors. Ils ont pour voisins Le Concorde, l'Étoile, l'édifice Marie-Guyart, le parlement, le Château Frontenac, les Plaines, le fleuve Saint-Laurent. À cette échelle, les clochers et le faîte des arbres semblent à portée de la main. C'est magique.
Mais au-delà de ce panorama inouï, c'est le contact entre les collègues qui s'est amélioré grâce à leurs bureaux entièrement vitrés. Même ceux des patrons. «Je constate déjà que c'est bon pour la dynamique», confie Mathieu Laflamme, associé responsable du bureau de Québec de McCarthy Tétreault, qui nous a fait l'honneur de cette visite.
Ils sont installés depuis juillet dans cet environnement design et technologique. «Il s'agit d'un investissement significatif pour la ville de Québec», commente l'avocat. 
Il rappelle que le siège social de la firme est situé à Toronto, qu'elle a des bureaux à Montréal (où travaille l'ancien premier ministre du Québec Jean Charest), à Toronto, à Calgary, à Vancouver et à Londres. Il précise que celui de Québec est le premier à qui McCarthy Tétrault a offert une telle métamorphose, soit «un bureau ouvert et collaboratif». «On a signé un bail à long terme, poursuit-il. C'est un commitment [engagement] envers la ville de Québec.»
Maximiser l'espace
Les architectes de la firme montréalaise Lemay et de l'australienne BVN ont maximisé l'espace. Résultat : les nouveaux bureaux occupent moins de pieds carrés que les anciens, rue de Claire-Fontaine. Leur configuration était conforme à un modèle classique : les patrons sur le bord des fenêtres, les adjointes au centre. 
Aujourd'hui, ce sont les salles de réunion et les espaces communs qui jouissent des meilleures vues. Mais comme toutes les parois sont vitrées, chaque employé a droit à son clocher, à son fragment de ciel, à sa portion de fleuve.
Du rangement haute densité
Le papier a été réduit de 30 % depuis que les bureaux de McCarthy Tétrault sont déménagés sur Grande Allée. 
«Chacun a maintenant deux écrans d'ordinateur, on a donc moins besoin d'imprimer», explique Philippe Cantin, l'un des avocats qui représentaient les associés auprès des architectes. «Il y a une seule imprimante pour tout l'étage.»
«Ç'a été un choix naturel, précise Mathieu Laflamme. Ça nous demande un effort constant, mais le résultat est là pour la vie.»
Moins de papier signifie moins d'espace pour le classer. «On a du rangement haute densité», poursuit M. Cantin en ouvrant des armoires qui cachent des rayonnages mobiles semblables à ceux des cabinets de médecin.
Tous les Google de ce monde offrent des milieux de travail stimulants, observe Mathieu Laflamme. «On veut que nos employés aient envie de venir travailler. Leur bien-être et leur confort passent avant le luxe. Et c'est clair qu'on ne refilera pas la facture de nos nouveaux bureaux à nos clients.»