L’œuvre grand format «Le sous-bois du vivant» doit être livrée en octobre pour la terrasse intérieure du restaurant Les Botanistes, sous la verrière des Floralies Jouvence.

Le sous-bois industriel de Luc Archambault

Dans un atelier de peinture de la rue Vincent-Massey, en plein cœur du Parc industriel Saint-Malo, dans le quartier Saint-Sauveur, Luc Archambault élabore depuis mai «Le sous-bois du vivant» et ses deux tables-tableaux. L’œuvre grand format et ses variations doivent être livrées en octobre, pour la terrasse intérieure du restaurant Les Botanistes, sous la verrière des Floralies Jouvence.

L’artiste et le propriétaire des Floralies, Paul Daoust, se connaissaient depuis 1997. L’homme avait aidé Luc Archambault à disposer des plantes dans sa galerie d’un jour, alors à côté du restaurant Laurie Raphaël. Cette galerie ambulante s’ancre dans différents lieux depuis 1979.

Presque 25 ans plus tard, c’est au tour de l’artiste d’exposer ses œuvres parmi la végétation. Bien que M. Archambault avait carte blanche «avec certaines contraintes», ce sont ses matières abstraites sans personnage qui ont séduit le propriétaire des Floralies Jouvence. 

Amalgame numérique de trois tableaux existants, l’œuvre grand format allie les teintes de brun, beige, noir, gris, bleu et rouille, dans une succession de couches d’époxy. «Les tables seront dans le même esprit que la murale», fait valoir M. Archambault.

Les tables-tableaux de l’artiste Luc Archambault seront créées dans le même esprit que la murale «Le sous-bois du vivant».

Première collaboration

La murale «Le sous-bois du vivant» prend forme depuis trois mois dans les locaux de l’entreprise de peinture industrielle Corrocoat, co-propriété de Michel Bergevin. Il s’agit d’une première collaboration artistique pour le commerce de la rue Vincent-Massey. 

L’équipe travaille de jour, puis Luc Archambault s’installe pour la nuit. «Je travaille entre 16h et 4h du matin, environ.»

«Il fallait à tout prix sceller le bois puisque les pigments dilués à l’alcool n’ont pas de liant», explique l’artiste. Une quinzaine de couches de vernis au polyuréthane sont ainsi appliquées sur les oeuvres, afin de créer une troisième dimension dans l’objet. La technique crée un chatoiement, un jeu de lumière qui s’apparente à la peinture sur émail ou au vitrail, l’«ultime beauté», selon M. Archambault. 

Les produits industriels, très durables, permettent une restauration des tables presque infinie. «Même si on sable, le dessin n’est pas altéré», explique M. Archambault. 

La murale et ses quelques déclinaisons devraient être lancées à la mi-octobre. «Je me sers de ce contrat pour explorer et créer plus», précise Luc Archambault.

Des meubles de la future terrasse extérieure du restaurant pourraient également être conçus par l’artiste. Paul Daoust attend toujours les permis de la ville. 

La murale et ses quelques déclinaisons — dont celle-ci et la suivant — devraient être lancées à la mi-octobre.