Une des chambres King nouvellement rénovées de l’hôtel Royal William.

Le nouvel élan de l’hôtel Royal William [PHOTOS]

Après quelques coups durs, l’hôtel Royal William prend un pas de recul pour bientôt mieux s’élancer avec un décor repensé et une vision renouvelée de ce que doit être un hôtel urbain.

Les deux dernières années n’ont pas été de tout repos pour l’établissement du boulevard Charest, dans le quartier Saint-Roch, à Québec. En 2017, l’ancien copropriétaire Pierre-Olivier Béliveau se préparait à le convertir en immeuble à condos. Le projet n’a jamais abouti. L’hôtel a plutôt été racheté par Simon Dubé, un homme d’affaires de Sept-Îles. En 2018, un incendie a fait de sérieux dommages. Et le restaurant La queue de veau a fermé.

Depuis, plusieurs croyaient que le Royal William n’avait jamais rouvert ses portes. Pourtant, il accueille toujours des clients. Même que les affaires ont été bonnes cet été, d’après le directeur général Martin Lamothe.

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Cela dit, l’occasion est propice au renouvellement. Un projet de rénovations de près de 2 millions $ a donc été dessiné par Elsa Vincent, de la boîte de design IDEA. Le chantier devrait prendre fin d’ici mars 2020.

Le Soleil a eu l’occasion d’en apprendre davantage sur le projet, en plus de visiter un étage rénové de l’hôtel.

La fin du brun

Avant tout, exit le brun. L’hôtel ouvert depuis près de 20 ans arbore toujours sa couleur café d’origine. «Aujourd’hui, on aime moins ça», admet M. Lamothe, qui a travaillé à l’auberge Le Saint-Pierre, à l’Hôtel 71 et La Ferme de Baie-Saint-Paul.

Dès la sortie de l’ascenseur, au premier étage, on note le début d’un renouveau. Les portes marine et or — nouvelles couleurs officielles de l'entreprise — affichent un petit air Art déco.

Le marine et l’or – les nouvelles couleurs officielles de l’hôtel – ornent les portes qui s'inspirent du style art déco.

Dans les chambres, les murs sont couverts de papier peint pâle et texturé. Le coin cuisinette et salle à manger prend ses aises. Au sol, une carpette agrémente le plancher fait de bois d’ingénierie. L’ensemble du décor se veut épuré, lumineux et chaleureux. Un style prometteur, si le reste de l’œuvre y adhère.

Une des chambres nouvellement rénovées de l’hôtel Royal William.
Chaque chambre dispose de son coin cuisinette.

Voir «petit»

On entend aussi miser sur le charme d’être «petit». «Le potentiel est énorme, même avec seulement 44 chambres. On vise à être un hôtel distinctif qui connaît tous ses clients, qui offre un service plus personnalisé que les gros hôtels. Nos clients sont dorlotés dans un endroit intimiste», dit M. Lamothe.

Même que le «petit» aurait de plus en plus la cote, assure-t-il. Les suites vastes et opulentes sont-elles chose du passé? «Cette tendance est en croissance. On rapetisse les chambres pour faire plus de place aux aires communes. Aujourd’hui, les gens descendent au lobby pour croiser des locaux qui leur parlent des choses à voir dans le quartier.»

Une des chambres Queen nouvellement rénovées de l’Hôtel Royal William.
Les salles de bain rénovées font la part belle au quartz.

C’est pourquoi tout le rez-de-chaussée sera repensé. Le plan est de créer une aire ouverte en abattant le mur entre le hall et le restaurant. Une connexion qui devrait permettre d’étendre l’ambiance de la salle à la manger. Et de siroter un cocktail au salon en attendant sa table.

La direction de l’hôtel est d’ailleurs à la recherche d’un restaurateur prêt à prendre les rênes de la cuisine, qu’on souhaite plus «tendance» et conviviale. Avis aux intéressés.

Pour finir, M. Lamothe et son équipe cherchent comment mettre en évidence la marquise qui surplombe le boulevard Charest. Et songent à mandater un artiste pour décorer la discrète porte arrière qui débouche sur la rue Notre-Dame-des-Anges. Parce que réinventer un hôtel en 2019, ça passe aussi par des idées qui font joli sur Instagram.