Le Café Pékoe ou la déco en famille

Coup de coeur pour un nouveau décor dans le quartier Saint-Roch. Le Café Pékoe amène un vent de fraîcheur avec ses murs tout blancs, ses plantes, ses plafonds hauts, ses boîtes à thé rutilantes et son bois de grange. Un espace ouvert et apaisant, créé en famille.
Le propriétaire, François Côté-Philibert, tout juste 30 ans, raconte que sans l'aide de ses parents retraités, le café n'existerait pas. «Ils ont mis beaucoup d'amour», dit-il, reconnaissant.
Partout à la ronde, des plantes oxygènent l'atmosphère, soigneusement empotées par sa mère Johanne. Depuis l'ouverture des lieux, fin novembre, elles se tiennent bien droites à raison d'un arrosage aux deux jours, comme le chauffage a tendance à les dessécher. L'idée de verdir son intérieur lui est venue en surfant sur le Web. «J'ai fait beaucoup de Pinterest», indique François Côté-Philibert qui a imaginé tout le concept.
Sous l'oeil avisé de sa mère, son père André a recouvert de bois de grange la façade du comptoir de services. «J'aime la contradiction dans le décor, épuré et moderne contre chaleureux et rustique.» Même logique dans le nom de son établissement, un café qui se spécialise dans le thé. Pekoe est le bourgeon du théier et aussi un grade de thé, glisse au passage François Côté-Philibert.
Originaire de Trois-Pistoles, il a travaillé sept ans dans différents cafés à Montréal avant de décider que le temps était venu de lancer sa propre entreprise. «J'aime l'ambiance des cafés», dit celui qui a écumé toutes les adresses de la métropole pour s'inspirer. L'idée des tables à pique-nique vient d'ailleurs de l'une d'elles. Les autres tables, les tablettes et toute l'ébénisterie ont été confiées à son cousin, Olivier Lebel, de Rénovation Lebel finition (www.renovationlebelfinition.com).
François Côté-Philibert a choisi de s'installer à Québec en visitant un ami. Il a eu un coup de coeur pour Saint-Roch et pour ce local à louer au 433, rue Saint-Joseph Est. «On dirait qu'il était fait pour moi!» Les belles tuiles de plafond embossées au-dessus de son comptoir de préparation étaient déjà là. «Il y a un peu de chance dans la vie», ajoute-t-il dans un sourire.
Fenêtre ouverte
Le grand mur aveugle est habillé de cadres de fenêtres peints en blanc, une idée repiquée à une ancienne coloc. Un carreau est entrouvert, ajoutant du romantique à cet angle du café qui a déjà du succès sur Instagram. François Côté-Philibert précise que l'agencement de ce mur est l'oeuvre d'un autre cousin, Étienne Bernier, étudiant en architecture. «Dans la vie, il faut être bien entouré», philosophe le propriétaire.
Au fond du local, sur de la peinture à tableau noire appliquée au rouleau, on reconnaît le quartier, avec ses lampadaires distinctifs. Jonathan Simard, un autre étudiant en architecture, l'a dessiné, «en même pas une heure».
Autrement, de petits détails, sobres et bien dosés. Des tubulures et des tabourets industriels. Une section consacrée aux théières, tasses et thermos colorés. Quant au menu composé de breuvages, de sandwichs banh mi et de gourmandises maison, il est affiché sur des rouleaux de papier kraft. Fort sympathique.
Information : cafepekoe.com