Avec du carton récupéré, Thomas Cohen fabrique des oeuvres qui ressemblent à des vitraux.

L'as du carton-mosaïque ouvre les portes de son atelier

L'as du carton-mosaïque, Thomas Cohen, ouvrira les portes de son atelier de Québec à l'occasion des Journées de la culture, les 29 et 30 septembre, ainsi que le 1er octobre. Composée de tableaux de carton coupé et collé, sa collection s'est enrichie de tables ornées de fragments de boîtes de papier mouchoir et de dépliants publicitaires.
Installé au quatrième niveau des Ateliers du roulement à billes, à l'angle des rues Dorchester et de Sainte-Hélène, dans le quartier Saint-Roch, Thomas Cohen savoure son nouveau statut de retraité en passant beaucoup de temps avec ses ciseaux, ses règles, sa colle et ses cartons. 
Ses étagères débordent de calendriers, d'étiquettes de boîtes de soupe, de vieux billets de loto, de prospectus d'exposition, de dépliants touristiques, matière première de sa création. Sur ses plans de travail, des oeuvres en chantier s'accumulent. 
Des tables sont aussi disséminées dans son grand atelier. Sur le plateau de l'une d'elles, des motifs familiers composent une mosaïque raffinée qui évoque la marqueterie : Thomas Cohen les a découpés dans des boîtes de papier mouchoir d'un brun rappelant la couleur et la texture du bois.
Thomas Cohen compose des tableaux et orne des plateaux de table.
Une autre, plus ludique, est recouverte de crayons de couleur taillés, entre autres, dans une brochure du musée de Springfield datant de 2010.
Une oeuvre murale fait penser à un vitrail. Des découpures de carton bigarrées sont segmentées à travers un cadre ajouré provenant de la porte d'un ancien buffet. Quel original vitrail de papier!
Maintenant, Thomas Cohen cherche à «faire mieux», plutôt qu'à «faire plus». Passez le voir la semaine prochaine, il vous expliquera sa démarche et vous montrera les matériaux et les outils très simples qu'il utilise pour créer.