Contenu commandité
La fleur locale, une culture de beauté
La fleur locale, une culture de beauté

Fleurs La Garance: les charmes d'une mini-ferme de Neuville

Alexandra Perron
Alexandra Perron
Le Soleil
À Neuville, un petit chemin de gravier nous mène à la mini-ferme de Fleurs La Garance. Le nom est joli et doux, comme le fond de l’air de cette fin juin.

Sur la terre d’un gentil voisin — «il nous encourage» —, Geneviève et sa sœur Marie-Hélène cultivent la beauté sur quatre rangs bien aménagés. Une quarantaine de variétés d’annuelles y poussent sans pesticides : cosmos, zinnia, muflier, dahlia, giroflée, mini-tournesol…

Un aperçu des quatre rangs
Une quarantaine de variétés d’annuelles y poussent sans pesticides, dont le dahlia.

L’idée est d’offrir des fleurs moins connues, dans des coloris différents. Les sœurs aiment les dégradés de pêche, d’abricot, de corail, de saumon et les teintes plus profondes de bourgogne. Le tableau complet n’est pas dévoilé. Les stades de croissance varient beaucoup, pour étaler la floraison.

À quelques pas de là, sur le côté de la maison de Geneviève, des bottes de pivoines et des rosiers anglais s’épanouissent à travers les fraises et les fleurs d’ail.

Les deux trentenaires, professionnelles au gouvernement, ont testé leur pouce vert en 2017, «saison 1 et année laboratoire pour voir l’intérêt».

Geneviève, passionnée par les plantes, avait déjà un certificat en horticulture et s’occupe de la production. Marie-Hélène s’est laissée aller «dans la folie» de sa cadette et trouve son bonheur créatif dans la photo et l’accompagnement.

Le duo peut aussi compter sur Hugo, le conjoint de Geneviève, qui a eu de bonnes idées, notamment pour l’irrigation. Les jeunes femmes saluent enfin leurs parents, «très impliqués» dans cette aventure colorée, parfumée et familiale. 

En plus de mettre la main à la terre, les grands-parents gardent les trois pousses de Geneviève et Hugo, Juliette, Arielle et Charlotte, quand maman va vendre ses bouquets au marché.

Fleurs La Garance se vit en famille. Ici Marie-Hélène et sa nièce Charlotte dans les bras, avec Geneviève et ses deux autres filles, Juliette et Arielle.
Dès la mi-juillet, Fleurs La Garance offrira sa récolte en alternance au Marché public de Deschambault et au Marché Saint-Sauveur.

Dès la mi-juillet, Fleurs La Garance offrira sa récolte en alternance au Marché public de Deschambault et au Marché Saint-Sauveur. Les tiges sont vendues 1 $ à 3 $, au choix ou avec de l’aide pour la création d’un bouquet. Il leur arrive d’écouler leurs tulipes à un «pop up floral» à La p’tite Brûlerie de Deschambault, un autre artisan local. Leur mini-ferme leur offre ce contact humain, communautaire. «C’est ce qu’on aime!» lance Geneviève. 

Au marché, les tiges de Fleurs La Garance sont vendues 1 $ à 3 $, au choix ou avec de l’aide pour la création d’un bouquet.

Elle et sa complice collaborent à l’occasion avec des fleuristes ou des petites boutiques, comme Prune les fleurs dans Sainte-Foy, Samedi fleuri et ses cinq points de vente à Québec et à Lévis, Article 721 dans Limoilou.

Au fait, d’où vient le nom Fleurs La Garance? D’une plante, justement appelée garance, cultivée pour le pouvoir colorant de sa racine. Un rouge vif en résulte. Leur mère fait de l’aquarelle et utilise les laques, les roses et les rouges de garance. Enfin, la sonorité française, européenne, n’était pas sans déplaire aux deux sœurs de bon goût.

Info : facebook.com/fleurs.la.garance