Le feuillage est arrosé par un gicleur rotatif.

La domotique, une technologie du présent

Qui s'occupera d'arroser les plates--bandes et la pelouse pendant que vous serez partis en voyage cet été? Personne!
<p>Le jet brumisateur sort de terre quand il entre en fonction.</p>
Grâce à la domotique, votre terrain pourra être équipé d'une «petite station météorologique sans fil» qui enregistrera les données des 24 dernières heures en matière d'ensoleillement, de pluie, de température et de vent, et qui ajustera l'arrosage en conséquence.
Cette station météorologique est connectée à une boîte de contrôle tactile qui transfère les informations vers un ordinateur, un iPhone ou un iPad.
Jean Larochelle, d'Irrigation et Éclairage de la Capitale, est un pro de la domotique. «En cinq ans, il y a eu une grosse évolution dans le domaine», a-t-il observé. Résultat? Avec l'utilisation d'un système de domotique, la consommation d'eau dans le jardin est réduite de 40 %, soutient-il.
Jean Larochelle programmera lui-même la base de votre système de domotique, après avoir divisé votre terrain en plusieurs zones, en fonction des plantations (pelouse, vivaces, annuelles, potager, etc.), du type de sol, de l'orientation, de l'ensoleillement, de l'ombre, etc. La quantité d'eau et la fréquence des arrosages s'ajusteront zone par zone de façon automatisée.
iPhone ou iPad
Vous serez vous-mêmes branchés à ce système grâce à une application pour iPhone ou iPad qui vous permettra de modifier et de raffiner au besoin vos paramètres d'arrosage. «On peut même installer des caméras extérieures et voir notre terrain sur notre iPad», ajoute Jean Larochelle.
Les tuyaux souterrains sont invisibles et silencieux, assure-t-il. Quant aux tiges, elles sortent du sol au moment de l'arrosage. Il y a des gicleurs rotatifs traditionnels pour la pelouse; des jets brumisateurs pour les massifs de fleurs qui ne mouillent pas le feuillage; des systèmes goutte-à-goutte pour les haies.
La moitié des clients d'Irrigation et Éclairage de la Capitale proviennent du secteur résidentiel, estime M. Larochelle. «J'ai aussi beaucoup de contrats pour les résidences de personnes âgées, dont les aménagements extérieurs sont assombris par les gros bâtiments», mentionne-t-il.
C'est un «produit de luxe», convient-il. Pour une maison, il faut investir entre 3000 $ et 5000 $.
La source d'éclairage s'efface au profit de l'architecture
<p>Ici, ce sont surtout les bosquets qui sont magnifiés. </p>
<p>Les pierres et le feuillage sont mis en valeur par ce superbe éclairage.</p>
Miniaturisation des lampes, économie d'énergie, durabilité : la domotique est «rendue à maturité», analyse le spécialiste Jean Larochelle. Et l'éclairage, lui, s'est raffiné au point de s'effacer afin de magnifier la beauté de la maison et de l'aménagement paysager.
«On cache la source et on valorise l'architecture», résume le président d'Irrigation et Éclairage de la Capitale.
La DEL a remplacé l'halogène et «les grosses fixtures», explique-t-il. L'essor de la domotique, en outre, permet maintenant une gestion intelligente de l'éclairage. On peut donc programmer les luminaires extérieurs et faire en sorte que les lumières s'allument quand le soleil se couche et s'éteignent à une heure déterminée de la soirée (ou de la nuit). Belle façon d'économiser l'énergie.
Selon un autre scénario de programmation, s'il n'y a personne dans un rayon donné, les lumières resteront éteintes. Si quelqu'un approche, les lampadaires s'illumineront, sur un chemin, par exemple.
Comme pour l'irrigation, il est possible de créer des zones et d'en contrôler l'éclairage avec un iPad ou un iPhone. On peut varier les ambiances, les couleurs et les sources de lumière.
«En hiver, une maison bien éclairée, c'est beau», fait valoir Jean Larochelle.
«La technologie a évolué», note Christian Brunet, associé au sein de la firme Hydralis. Il est ainsi possible de «greffer» le module d'éclairage extérieur au système centralisé de la maison. Quand les fils sont là et que la maison est déjà domotisée, ça simplifie la tâche des installateurs. 
Reste que la programmation est toujours une affaire de codage. Si on ne veut pas «déprogrammer» le reste de la maison, mieux vaut faire confiance aux spécialistes.
Christian Brunet précise en revanche que l'éclairage extérieur domotique peut être autonome et ne pas dépendre du système de la maison. «Ça se contrôle à partir d'un iPhone, explique-t-il. C'est plus convivial. Les gens vont l'utiliser pour créer des décors de Noël ou d'Halloween, par exemple.»
De multiples autres usages
Musique
La compagnie Bose fabrique des haut-parleurs pour l'extérieur qu'on camoufle «aux bons endroits», derrière un buisson, par exemple, mentionne Jean Larochelle. Ils résistent aux intempéries. On les contrôle avec un téléphone intelligent ou une tablette.
Sécurité
Selon Francis Adam, responsable de la domotique à la Maison Adam, il existe un système de caméra avec senseurs qu'on peut installer près de la piscine. Relié à la domotique centrale de la maison, il se déclenche dès que la porte s'ouvre.
Piscine
Le pH, le chlore, le niveau de l'eau, le taux de désinfectant : un jour viendra où un système domotique intégré à la piscine analysera ses paramètres de base, en fonction de l'environnement, du nombre de personnes qui s'y baignent et de son utilisation active. Ce système n'est pas courant au Québec cependant.
Tonte du gazon
La domotique pourra contrôler la tonte du gazon. Grâce à un capteur météorologique, le système proposera au propriétaire différentes hauteurs de tonte, selon la température et les précipitations. La condition : avoir une tondeuse électrique autonome, un appareil comparable à un aspirateur-robot domestique. Le Québec ne s'est pas encore converti à cette technologie, fait remarquer Francis Adam.