Le hall d’entrée est somptueux avec ses plafonds hauts et son imposant foyer en pierres.

Joyau des années 60 dans Sainte-Foy

Derrière une grille métallique, dans une paisible rue en cul-de-sac de Sainte-Foy, se cache un joyau. Une petite famille l’a découvert il y a quelques années et en a magnifié les éléments architecturaux d’origine pour en faire une demeure actuelle empreinte de caractère.

Construite en 1968 par Henri Parent, qui a aussi bâti quelques-unes des maisons aux alentours, la demeure a rapidement conquis le nouveau propriétaire. «On cherchait une maison à grands volumes, avec beaucoup de luminosité. On ne voulait pas une maison avec un plafond de huit pieds et des petites fenêtres. On voulait quelque chose qui respire plus.» 

Habitant déjà le quartier, la petite famille a rapidement jeté son dévolu sur cette résidence même si elle demandait passablement de rénovations. «J’aime les rénos et les projets, confie le propriétaire, ingénieur en mécanique de bâtiment de profession. On cherchait une maison qui requérait de l’amour. Celle-ci avait un grand potentiel, mais elle n’était pas au goût du jour.» 

Le salon a simplement été remis au goût du jour pour sublimer la vue extérieure.

Le proprio s’est entouré de professionnels qu’il connaissait bien pour effectuer les changements : la firme de Québec, PARKA Architecture, et le designer Guillaume Sasseville, du Studio SSSVLL. 

En entrant dans la demeure, habitée par le constructeur Henri Parent et son épouse jusqu’à la vente en 2015, le gigantesque foyer en pierres s’impose tout comme l’immensité de l’espace qui se déploie devant nous. «L’architecture parle d’elle-même, glisse le propriétaire. Elle est assez spectaculaire.»

Le hall d’entrée mène au salon, entièrement vitré sur un côté. Le matin de la visite, des arbres enneigés s’offrent en paysage. «J’aime que ce soit quasi une maison dans les arbres», souligne le proprio. Le coup d’œil en été est semble-t-il magnifique.

Cuisine décloisonnée

Comme il était habituel à l’époque de la construction, la cuisine de type laboratoire était isolée du reste de la maison par une cloison. Le mur a été abattu pour créer un espace à aire ouverte pour les pièces communes. Des fenêtres couvrant la surface du plafond au plancher ont été ajoutées dans la salle à manger pour maximiser la vue sur l’arrière de la maison. Une porte donne accès à l’une des quatre terrasses. En empruntant un corridor à droite du hall d’entrée, on accède aux chambres, placées en retrait.

Le mur isolant la cuisine du reste du rez-de-chaussée a été abattu.
Résultat, un espace dégagé pour les aires communes.

De retour au salon, on emprunte un escalier vers le rez-de-jardin. À gauche, un mur escamotable de couleur jaune pimpant cache une salle d’entraînement. À droite, une grande pièce, remplie de jeux et de lumière grâce aux fenêtres de pied en cap, a été aménagée pour ravir les deux petites filles de 4 et 8 ans de la maisonnée. Les divisions du rez-de-jardin ont été adaptées pour convenir à la famille, en relocalisant entre autres la salle de lavage. 

Au rez-de-jardin, un mur escamotable jaune éclatant dissimule une salle d’entraînement.

Les travaux ont duré trois mois. Le propriétaire y était à chaque étape. «On peut m’appeler le directeur de projet. Je n’avais pas de marteau dans les mains, mais j’étais toujours là.» Les revêtements de planchers ont tous été changés, des parties de la toiture ont été refaites et la peinture, rafraîchie. 

Quelques éléments de la structure de la maison ont également été modifiés. La porte, qui menait du garage à la cuisine, par exemple, a été déplacée pour aboutir dans le hall d’entrée, pour une question pratique. L’accès à l’escalier intérieur, qui conduit au rez-de-jardin, se fait dorénavant par le salon plutôt que par la cuisine. 

L’accès à l’escalier menant au rez-de-jardin a été relocalisé au salon, pour faciliter les déplacements.

La surface de plus de 4000 pieds carrés a été repensée en totalité pour répondre aux besoins de la petite famille et sublimer les lieux aux attraits indéniables. Un nouveau souffle pour cette petite merveille de plus d’un demi-siècle.

L’une des quatre terrasses de la maison avec des chaises de type Solair, un clin d’œil rétro.

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EN RAFALE

L’inspiration

«On n’a pas voulu dénaturer la maison. On voulait mettre en valeur son architecture de base, d’époque, sans ajouter de cosmétique qui viendrait traduire une autre époque. On a voulu tout ouvrir parce que c’était un peu cloisonné. On voulait garder ça sobre», explique le proprio.

Le défi

Le fournisseur de planchers a bien failli ne pas livrer à temps et une poutre d’acier a dû être ajoutée pour renforcer la structure là où des fenêtres avaient remplacé des parties de murs, mais dans l’ensemble les travaux se sont bien déroulés.

Le budget

Autour de 250 000 $

Le bilan

«Il est très positif, affirme le propriétaire. J’aime rénover parce que tu fais ton environnement comme toi tu le souhaites. Je trouve qu’on avait fait une bonne lecture de nos besoins. On savait ce qu’on voulait et on l’a réalisé.»