Horticulture

Fleurs d’automne pour nourrir les monarques

Depuis déjà cinq ou six ans, il y a un énorme battage médiatique chaque fin de printemps au sujet de la diminution de la population du papillon monarque (Danaus plexippus), ce joli papillon orange et noir qui migre tous les débuts d’été des montagnes du Mexique jusqu’au Québec, à l’extrémité nord de son aire.

On accuse la coupe des forêts au Mexique, le mauvais temps, les insecticides néonicotinoïdes et, surtout, l’utilisation massive d’herbicides dans l’agriculture moderne qui, nous dit-on, tuent les asclépiades (Asclepias spp.) nécessaires à sa survie.

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Le fantastique Jardin Scullion

CHRONIQUE / Je n’ai pas souvent l’occasion d’aller dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean pendant les mois d’été. D’ailleurs, la dernière fois, c’était il y a 12 ans! Mais quand j’y vais, c’est certain que je passe une bonne demi-journée dans l’extraordinaire Jardin Scullion à l’Ascension-de-Notre-Seigneur, près d’Alma. J’y suis retourné le mois dernier avec un groupe d’amateurs de jardinage lors d’un voyage organisé par Groupe Voyages Québec et la décision des passagers était unanime : c’est l’un des plus beaux jardins au Québec, sinon le plus beau.

Ce jardin est l’œuvre de Brian Scullion, un génie de l’aménagement paysager natif d’Alma. En 1985, il a acheté une terre abandonnée, plane, sans attraits et a commencé la laborieuse tâche de la faire renaître, d’abord en plantant des arbres — plus de 30 000! — pour couper le vent. Il y installe d’abord une pépinière de production et une entreprise d’aménagement paysager, mais, peu à peu aussi, un jardin. D’abord autour de la maison, puis sur une bonne partie des 40 hectares du terrain. Depuis 1999, le jardin est ouvert au public.

Impeccable!

La première chose que vous remarquerez en visitant le jardin est qu’il est impeccable : il n’y a pas une seule feuille de travers. Les jardins sont composés de nombreux végétaux, plus de 2000 variétés au total, plantés en massif. Brian conçoit ses jardins d’abord avec le feuillage en tête : après tout, les fleurs viennent et vont, mais les feuilles restent. Oui, il y a eu des ratés, des végétaux qui n’ont pas rempli leurs promesses, mais après plus de 30 ans d’essais, l’effet est désormais à son comble.

D’ailleurs, le jardin a remporté le Lauréat régional des Grands prix du tourisme québécois à trois reprises, signe de son succès auprès des visiteurs. 

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Récoltez vos propres semences

Le mois d’août est le grand mois de la récolte dans le potager. Tomates, haricots, courgettes : il ne se passe pas une journée sans qu’un légume délicieux ne soit prêt à être dégusté. Mais avez-vous déjà pensé à récolter des semences de vos légumes pour semer l’an prochain?

D’abord, c’est très rentable : il y aura moins de semences à payer la prochaine saison. D’ailleurs, habituellement les graines sont bonnes pour au moins 3 ans! Mais c’est aussi très facile. Une fois que vous aurez tenté l’expérience de récolter des semences une première fois, vous vous demanderez pourquoi vous ne l’avez pas toujours fait! 

Quand récolter?

Les graines sont mûres quand la capsule ou le fruit est mûr. Pour les annuelles et les vivaces, c’est facile. Après la floraison, vous ne supprimez pas la fleur et habituellement une capsule se forme à sa place, donc à l’extrémité de la tige florale, où la fleur était. 

Pour les légumes, ce n’est pas aussi évident, car habituellement, on cueille les légumes pour la table avant leur pleine maturité. Par exemple, on récolte les pois et les haricots mange-tout quand leur cosse est mince et encore humide, mais à ce moment les graines ne seront pas encore mûres. Pour cela, il faut choisir une plante et laisser ses graines grossir, s’épaissir et s’assécher. 

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Les succulentes : aussi faciles qu’on le prétend?

Les plantes succulentes, ces plantes d’intérieur qui conservent de l’eau dans leurs tissus et ont donc des tiges ou des feuilles enflées, sont très tendance par les temps qui courent. On les vend partout, même dans les supermarchés. Toute cette popularité vient d’une croyance tenace : qu’elles sont faciles à cultiver!

Pourtant, je gage qu’il n’y a pas une succulente sur dix qui sera encore en vie un an plus tard… ou si elle est en vie, elle sera mourante. Que se passe-t-il?

Le problème de base des succulentes est que leur capacité de «bien tenir» dans les situations difficiles fait croire à leur propriétaire qu’elles vont bien. On ne voit pas qu’elles souffrent. Souvent, elles ne croissent même pas… ou encore, les nouvelles pousses ou feuilles sont vert pâle et étiolées, une croissance anormale qui n’annonce rien de bon. 

Pourtant, les succulentes peuvent être faciles à cultiver si vous choisissez les bonnes variétés et les entretenez correctement.

Beaucoup de fausses informations circulent au sujet des succulentes. En voici trois :

1 Les succulentes n’ont pas besoin de soleil 

Quel non-sens! S’il existe quelques succulentes qui peuvent tolérer un éclairage moyen, la plupart ont besoin de plein soleil. Placez-les le plus près possible devant la fenêtre la plus ensoleillée de votre demeure. 

2 Les succulentes n’ont pas besoin d’arrosage

Voilà une bonne façon de tuer une plante vivante! Bien sûr qu’elles ont besoin d’arrosages, mais assez espacés. Une succulente cultivée au soleil nécessitera des arrosages assez fréquents l’été, mais plus espacés l’hiver. Une succulente qui manque de soleil utilisera toutefois beaucoup moins d’eau qu’une succulente cultivée convenablement. Avant d’arroser toute succulente, enfoncez un doigt dans le terreau. S’il est sec au toucher, arrosez abondamment. S’il est encore humide, retarder l’arrosage.

3 Les succulentes poussent bien en terrarium

En fait, elles détestent la forte humidité atmosphérique qui y règne. D’accord, il existe quelques rares succulentes qui s’y adaptent, mais normalement, un terrarium est le pire milieu pour les succulentes.