L'aménagement aux formes rectilignes respecte l'architecture de la maison. Il est divisé en zones par des graminées. La piscine permet d'uniformiser les dénivelés du terrain.

L'aménagement paysager, un projet qui se planifie

Il faut des plans pour construire sa maison. Pourquoi en serait-il autrement pour l'aménagement paysager de son jardin?
<p>Cette rivière de galets qui traverse le chemin empêche l'eau de pluie de ruisseler vers le fleuve et alimente les zones de plantation.</p>
<p>Ce projet se caractérise par son pavé perméable, son couvre-sol qui remplace le gazon et l'absence de plante envahissante.  </p>
Michaël Potvin, pdg de l'entreprise Terralpha, prêche pour sa paroisse, bien sûr. Mais derrière un discours motivé par les affaires se profilent une préoccupation écologique et un désir de faire évoluer les mentalités. Son leitmotiv? «Être le moins interventionniste possible.»
«Au moment de la conception, on prend des décisions majeures, fait-il observer. Ça vaut la peine de planifier son aménagement.» Considérant l'augmentation des coûts d'électricité, il suggère, par exemple, de planter les arbres en fonction de l'orientation du soleil. L'été, avec leur feuillage qui crée de l'ombre, «ils peuvent agir comme climatiseurs», dit celui qui a une formation en aménagement du territoire.
Le jeune homme préconise une gestion des eaux différente avec des noues paysagères, sorte de petits bassins qui absorbent et redistribuent les eaux de ruissellement. Des plantes indigènes peuvent être intégrées dans ces noues.
Pavés perméables
Michaël Potvin recommande l'utilisation de pavés perméables parce qu'ils absorbent l'eau. Et il conseille de combler leurs interstices avec de la poussière de pierre, une substance dans laquelle l'eau «percole», au lieu de glisser dans la rue. Les pavés pâles et les arbres contribueront à limiter les îlots de chaleur. Une fontaine atténuera le bruit d'une route.
Et le gazon? «Le moins possible», insiste-t-il. Il préfère le trèfle, que «tu tonds une fois par mois, et dont la fleur est un pollinisateur». Le gazon demande plus «d'interventions», ne serait-ce qu'en raison de la machinerie nécessaire au transport de la tourbe.
Chez Terralpha, toutes les décisions sont prises en fonction de trois critères : un aménagement utile qui répondra aux besoins du client; des choix esthétiques; et un parti pris environnemental qui suppose, notamment, l'utilisation de matériaux durables et recyclés, et de plantes indigènes.
Michaël Potvin convient que ses services ne sont pas donnés. Une planification par phases est possible, rappelle-t-il. Ainsi, le client peut améliorer son jardin d'année en année, sans se ruiner, et en suivant la planification proposée par des professionnels.  www.terralpha.com