Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.

10 astuces pour réussir les clématites

Larry Hodgson
Larry Hodgson
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
Ces plantes grimpantes aux fleurs si spectaculaires donnent parfois du fil à retordre aux jardiniers. Voici comment bien les réussir!

La jolie clématite a la réputation d’être capricieuse et cette réputation est d’ailleurs assez bien méritée. Reprise inégale, tiges qui meurent sans raison apparente, mort subite : elle n’est pas la plante la plus facile au monde! Mais il y a moyen de bien la réussir. Voici 10 astuces pour vous assurer un succès.

Astuce 1 ›  Choisissez des cultivars réputés plus faciles

Certaines clématites sont de véritables divas : si l’on ne fait pas tout pour leur plaire, elles refusent de collaborer. Mais d’autres réussissent même sous des conditions assez ordinaires. Voici 10 clématites que tout le monde réussit, choisies spécifiquement pour les zones de rusticité québécoises :

  • C. ‘Elsa Spath’, zone 3
  • C. ‘Hagley Hybrid’ (‘Pink Chiffon’), zone 3
  • C. ‘Huldine’, zone 3
  • C. ‘Jackmanii’, zone 3
  • C. ‘Nelly Moser’, zone 3
  • C. ‘Perle d’Azur’, zone 3
  • C. tanguticaet ses cultivars et hybrides (‘Bill Mackenzie’, Golden Tiara®, ‘Helios’, etc.), zone 2
  • C. ‘The President’, zone 3
  • C. ‘Ville de Lyon’, zone 3
  • C. viticellaet ses cultivars (‘Margot Koster’, ’Polish Spirit’, ‘Purpurea plena elegans’, ‘Royal Velours’, ‘Venosa Violacea’, etc.), zone 4

Astuce 2 ›  Choisissez un emplacement convenable

Les clématites fleurissent modestement à la mi-ombre, mais copieusement au plein soleil, alors optez pour le soleil. Un emplacement au sol riche (on peut y ajouter du compost pour l’améliorer), un peu humide, mais quand même bien drainé et à l’abri des vents du nord conviendrait bien. Notez que la croyance que les clématites préfèrent un sol alcalin est fausse : elles poussent mieux dans un sol plutôt acide, d’un pH de 5,5 à 6,6. Si votre sol se draine mal, laissant des flaques d’eau après une pluie, mieux vaut créer une plate-bande surélevée pour vos clématites. 

La clématite de Jackman (<em>Clematis ‘Jackmanii’</em>) est la plus populaire au Québec… parce qu’elle est si fiable sous notre climat.

Astuce 3 ›  Installez le treillis en premier

Les tiges des clématites sont fragiles. Plutôt que d’essayer d’installer le treillis derrière la plante après la plantation et donc de risquer de briser les tiges, installez-le en premier, contre un mur, une clôture, un arbre, une pergola ou encore, en isolé, mais solidement debout. Préférez un treillis aux tringles minces (moins de 6 mm), sinon, recouvrez-le d’un filet, car les pétioles volubiles des clématites se fixent difficilement sur les treillis aux tringles larges.

Astuce 4 ›  Évitez de planter trop près de la maison

À cause du surplomb du toit et l’effet d’ombre pluviométrique qui en résulte, la zone près du mur est constamment sèche et ne convient donc pas à une plante qui préfère l’humidité. Dans ce cas, plantez la clématite à au moins 45 cm du mur, là où la pluie tombe, et dirigez ses tiges vers le treillis fixé au mur.

Astuce 5 ›  Préparez un trou de plantation trois fois plus large que le pot et 5 cm plus profond

Enlevez délicatement la plante du pot, en faisant attention de briser ni les racines ni les tiges. Plantez en enterrant la motte 5 cm plus profondément qu’à l’origine. La partie de la tige qui se trouvera enterrée prendra racine et renforcera la robustesse de la plante. Comblez de terre amendée de compost (jusqu’à 25%) et d’un peu d’engrais tout usage à dégagement lent, puis arrosez bien.

Clématite ‘Nelly Moser’

Astuce 6 ›  Dirigez les tiges vers leur nouveau support

Fixez-les sur le treillis avec des attaches de jardin, sans serrer. Par la suite, la plante trouvera son propre chemin.

Astuce 7 ›  Ajoutez environ 5 à 10 cm de paillis au sol pour aider à le garder le plus également humide

Le paillis maintiendra aussi les racines au frais, à leur grand plaisir.

Astuce 8 ›  Pendant la saison de croissance, arrosez quand le sol approche le point de sècheresse

Repoussez toute tige égarée vers le treillis, la fixant au besoin.

Clématite ‘Ville de Lyon’

Astuce 9 ›  Apprenez à bien tailler

Cela a peu d’importance les deux premières années, mais à partir de la troisième ou quatrième année, il faut penser à tailler. Les experts ont classifié les clématites en trois groupes de taille, chacun avec une taille spécifique à une période spécifique, mais je trouve que cela confond les jardiniers. Il est plus facile d’agir la façon suivante : tous les trois ou quatre ans, rabattez vos clématites à 30 cm du sol. Rien de plus simple!

Astuce 10 ›  Installez une protection hivernale

Normalement, les variétés recommandées n’ont pas besoin de protection hivernale, mais pour plus de sécurité, surtout dans la zone de rusticité 3, vous pouvez rajouter une couche supplémentaire de paillis (peut-être des feuilles d’automne déchiquetées, abondantes à cette saison) de 15 à 20 cm.

Et voilà! Cultiver des clématites n’est pas plus compliqué que cela et quelques efforts pour bien les placer et les planter vous assureront d’une abondance de fleurs pendant plusieurs décennies!

*****

L'entretien de la semaine

  • N’oubliez pas que les premières fleurs sur les cucurbitacées (courges, concombres et melons) sont toutes mâles. Il faut patienter un peu que les premières fleurs femelles, celles qui donneront des fruits, apparaissent.
  • Certaines fines herbes sont très envahissantes. Supprimez les fleurs fanées des plantes suivantes pour les empêcher de se ressemer : aneth, anis, bourrache, cari, cerfeuil, coriandre et mélisse.
  • Quand vous arrosez, il faut humidifier toute la zone de racines de la plante. Un arrosage lent une fois par semaine lui est bien plus utile qu’un arrosage superficiel répété tous les jours.
  • Si vous coupez régulièrement les mauvaises herbes au sol, elles s’épuiseront et finiront par disparaître. Cela cause moins de dommage au sol que le sarclage.

*****

Des réponses à vos questions

Q Je vous demande d’identifier cette plante qui pousse partout sur mon terrain. Dois-je la conserver ou la détruire?
– Raymonde Bergeron

Herbe aux goutteux

R La détruire, si vous en êtes capable, car il s’agit de l’herbe aux goutteux (Aegopodium podagraria), considérée l’une des plus pernicieuses des mauvaises herbes. La vôtre est la forme à feuilles vertes, soit la forme sauvage dans son Eurasie natale. La forme à feuillage panaché blanc et vert (‘Variegata’) est plus populaire dans nos jardins, car plus ornementale, mais les deux sont des plantes très envahissantes et difficile à contrôler. Elles s’étendent par de longs rhizomes souterrains qui produisent des rejets (bébés) sur toute leur longueur. Ainsi un seul plant de cette petite vivace peut couvrir jusqu’à 1 m2 en seulement 2 ans et engouffrer votre terrain tout entier en une décennie. 

Il ne faut surtout pas essayer de l’arracher, car cela brise les rhizomes en morceaux. Comme chaque morceau donne une nouvelle plante, souvent cela empire le problème plutôt de l’arrêter. Par contre, on peut la tuer en lui enlevant tout accès à la lumière, son unique source d’énergie. À cette fin, recouvrez le secteur infesté d’une bâche noire que vous ferez tenir en place avec des briques ou des pierres. Ce recouvrement coupera le soleil et mènera à sa perte. Après un an à 18 mois, quand il n’y aura plus aucune plante vivante, enlevez la bâche et replantez le secteur de nouveaux végétaux, tout simplement. 

Q J’ai un joli pommetier sur mon terrain. C’est la première année que je constate qu’il fait le bonheur des chenilles. J’en retrouve par centaines! Ce sont des petites chenilles noires d’environ 4 à 5 cm de long. Elles se logent le long des branches. J’aimerais savoir si c’est néfaste pour mon arbre et s’il y a quelque chose à faire.
– Françoise Morasse

On reconnaît la spongieuse par les 5 paires de points bleu près de la tête suivi par 6 paires de points rouges.

R Il s’agit de spongieuses (Lymantria dispar), ainsi appelées, car les amas d’œufs, pondus à l’automne à la base des troncs des arbres, sur les roches et sur les structures, ont une apparence spongieuse. La chenille poilue peut faire penser à la livrée de l’Amérique (Malacosoma americanum), plus courante, mais elle ne forme pas les grandes «tentes» de soie dans les branches des arbres comme cette dernière. La spongieuse est un insecte importé d’Asie qui envahit le Québec depuis quelques années, causant des dommages aux arbres et aux forêts. Cela dit, ce sont les attaques répétées qui sont les plus nuisibles. Même si votre pommier est complètement défolié au début de l’été, comme c’est seulement la première année, il ne souffrira pas de conséquences à long terme. Ainsi, quand l’invasion arrêtera à la fin du mois de juin ou au début de juillet, au moment où les chenilles se dispersent dans les environs et se convertissent en chrysalides, l’arbre produira rapidement des feuilles pour remplacer celles perdues. 

Si les chenilles de votre arbre mangent encore (elles arrêtent de le faire à la fin de leur cycle), vous pouvez vaporiser du BTK, une bactérie naturelle toxique pour les chenilles, sur les feuilles de votre pommier. Mais pour qu’il soit efficace, les chenilles doivent manger ce produit. Si elles restent sur le tronc et les branches et ne mangent plus, le BTK ne sera pas efficace. À la place, une vaporisation au savon insecticide peut en éliminer la plupart. 

Enfin, si vous voyez une masse beige spongieuse sur le tronc de votre arbre cet automne (les œufs), enlevez et détruisez-la.

Des questions svp!

Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinierparesseux@yahoo.com

Par courrier à 

Le jardinier paresseux
Le Soleil
C.P. 1547, succ. Terminus
Québec (Québec)  G1K 7J6

*****

Calendrier horticole

Radio CKIA et Facebook Live

L’émission radiophonique et virtuelle le Jardinier paresseux avec Larry Hodgson est offerte gratuitement les mercredis à 10h à CKIA-FM 88,3 et sur www.facebook.com/JardinierParesseux.

Formations horticoles en ligne

L’agronome Lili Michaud offre des formations en ligne que vous pouvez suivre à votre rythme dans le confort de votre foyer. Au programme: Les ravageurs et les maladies au potager, Le compostage domestique, Les fines herbes de la terre à la table, Le potager: planification, aménagement et entretien et Les trucs de culture de 25légumes, de l’ail à la tomate. Coût: 25$ et 30$ + taxes. Pour information et inscription: www.lilimichaud.com