Horticulture

Suite du concours Tendances horticoles 2018

Voici cinq autres plantes gagnantes du concours Tendances horticoles 2018 qui a été tenu cet été au Domaine Joly-de Lotbinière.

Asperge queue-de-renard (Asparagus densiflorus ‘Myersii’)

Avec cette plante, c’est le port qui nous intéresse, pas les petites fleurs blanches plutôt insignifiantes. La plante produit des tiges semi-dressées et arquées couvertes de feuilles étroites (en fait, des tigelles appelées cladodes) et rappelant, de ce fait, une queue de renard verte. N’oubliez pas de rentrer la plante à l’automne comme plante d’intérieur. Soleil à ombre. Tout sol bien drainé. Dimensions : 30 à 45 cm x 30 à 35 cm. Vivace tropicale.

Coléus Main Street™ ‘Orchard Street’ (Plectranthus scutellarioides ‘Ochard Street’)

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Concours Tendances horticoles 2018

Ça y est! Les résultats officiels ont été annoncés. Voici alors les cinq premiers gagnants du Concours Tendances horticoles 2018 tenu l’été dernier au Domaine Joly-De Lotbinière.

Zinnia ‘Profusion Red’ (Zinnia x hybrida ‘Profusion Red’)

Voici la fleur préférée du grand public, un zinnia nain à fleurs rouge pur qui ne pâlit pas! La plante forme un dôme arrondi et se couvre de fleurs simples de 6,5 cm tout l’été jusqu’aux gels. Zinnia ‘Profusion Red’ est un triple médaillé, ayant gagné un prix Sélections All--America et un prix Fleuroselect avant son prix Tendances horticoles 2018. D’ailleurs, plusieurs autres zinnias de la série ‘Profusion’ ont reçu des prix similaires, signe de leur grande qualité. Facile à produire par semences. Soleil ou mi-ombre. Tout sol bien drainé. Dimensions : 30 cm x 30 à 40 cm. Annuelle.

Dahlia Mystic Dreamer (Dahlia x ‘Zone Ten’)

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Aidez vos dahlias pour l’hiver

Chez moi, il a gelé le 24 septembre, mettant fin à la saison de croissance et de floraison de mes dahlias. Mais peut-être qu’il n’y a pas eu de gel chez vous et que les dahlias sont encore en pleine floraison. Même si c’est le cas, il serait sage de les déterrer vers la mi-octobre, car plus la saison avance, plus le prochain gel risque d’être profond… et les dahlias ne tolèrent que les gels légers.

Voici comment faire pour préparer vos dahlias pour l’hiver.

Arrachage

Coupez les tiges à environ 10 à 15 cm de hauteur et mettez le feuillage au compost. Maintenant, enfoncez une fourche de jardin dans le sol (elle risque moins de trancher les tubercules qu’une pelle) à environ 20 à 30 cm de ce qui reste des tiges, puis, avec un mouvement de levier, tentez d’extraire les racines. Il est possible que vous deviez essayer à différents emplacements pour réussir. Saisissez la plante par ses tiges et sortez-la du trou, puis secouez fort pour faire tomber un maximum de terre.

Vous découvrirez une masse de racines tubéreuses — comme des pommes de terre allongées — qui pendent des tiges. Ce sont ces tubercules qui garderont la plante en vie pendant sa dormance hivernale.

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Au pays des tulipes canadiennes

Quand on pense «tulipe», la Hollande vient immédiatement à l’esprit. Après tout, cette région est le centre mondial de la production de tulipes. Mais depuis une dizaine d’années maintenant, des tulipes sont produites chez Vanco Farms à l’Île-du-Prince-Édouard. Il y a deux semaines, j’ai pu visiter leurs installations.

L’autre côté de la médaille

Je suis allé voir les champs de tulipes à Vanco Farms à l’automne pour voir l’autre côté de la médaille. J’ai déjà visité — d’ailleurs plusieurs fois! — les champs de tulipe de la Hollande au printemps remplis de couleur. C’est vraiment une expérience extraordinaire que je recommande à n’importe qui. Mais je voulais voir comment on produit les bulbes de tulipe qu’on nous vend. Et c’était une expérience fascinante!

Les propriétaires sont Néerlandais. Les frères Willem, Rit et Philip Van Nieuwenhuyzen sont arrivés au Canada en 1982, à l’origine pour exploiter une ferme de production de pommes de terre (ce qu’ils font toujours, d’ailleurs). Mais ils ont aussi trouvé les conditions idéales pour la production de tulipes. Est arrivé alors Bastiaan (Bas) Arendse, expert sur les tulipes et maintenant copropriétaire de cette division de l’entreprise, pour diriger le développement de ce nouveau créneau. Depuis peu, les bulbes de tulipe Vanco Farms sont en vente partout au pays!

À l’entrepôt

Ma visite a commencé par l’entrepôt. Là, sur de longs convoyeurs, roulaient des milliers de bulbes. C’était le moment de l’inspection alors des employés experts surveillaient les bulbes qui passaient, soutirant ceux qui avaient des défauts. C’était le troisième et dernier tri : que les bulbes de la meilleure qualité étaient conservés.

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Savoir cultiver un ananas chez soi

Voici un petit projet qui peut être intéressant pour un jardinier en herbe de 5 à 85 ans : la culture d’un ananas à la maison.

Vous n’avez qu’à disposer d’un rebord de fenêtre ensoleillée dans une pièce normalement chauffée. Aucune expérience particulière n’est nécessaire, mais il faut avoir de la patience, car il peut prendre de 18 mois à 5 ans avant que votre plant d’ananas ne fleurisse. En attendant, toutefois, vous aurez une belle plante d’intérieur à admirer.

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Pas de veilleuse pour les plantes de Noël

Vous trouvez qu’il est tôt pour parler des plantes de Noël? Mais pas du tout. Même que si vous voulez avoir des fleurs sur plusieurs des plantes qui fleurissent à Noël, c’est en plein le bon moment pour les préparer!

En ce jour d’équinoxe d’automne, soit le 22 septembre, il y aura 12 heures d’ensoleillement et 12 de noirceur. Demain, les journées baisseront à moins de 12 heures… et c’est cela qui provoque la floraison chez plusieurs plantes d’intérieur. Appelées plantes de jour court, ces plantes aperçoivent la baisse de la durée d’éclairage comme un signal qu’il est temps de se préparer à fleurir. Donc, dès demain, il faut penser de leur donner les conditions qu’elles préfèrent, sinon la floraison sera retardée ou même avortée.

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2018 : l’année de la tulipe

Oui, c’est l’année de la tulipe, ainsi nommée par la National Gardening Association. Et comme les bulbes de tulipe qui arrivent massivement sur le marché ces semaines-ci, c’est le moment idéal pour vanter ses mérites!

Qu’est-ce qu’une tulipe?

La tulipe est une plante vivace à bulbe originaire surtout de l’Asie centrale, où elle vit en montagne dans un climat aux étés torrides et secs et aux hivers froids et neigeux. Elle est de la famille des Liliacées et appartient au genre Tulipa, qui contient environ 75 espèces différentes, mesurant de 7 à 70 cm de hauteur. Le nom vient du turc tülbend (turban), vraisemblablement parce que les fleurs ressemblent à des turbans colorés. 

C’est une plante très simple. Normalement, il y a une seule tige portant une fleur unique composée de trois pétales et de trois sépales. Les feuilles entières, habituellement épaisses et vert glauque, sont peu nombreuses et forment une rosette. Sous le sol, il y a un bulbe semblable à un oignon. Au moment de l’achat du bulbe, il contient déjà l’embryon de la fleur qui s’épanouira au printemps.

Popularisées depuis 1000 ans, les tulipes furent d’abord cultivées par les Perses, puis les Turcs Ottoman, puis les Néerlandais. D’ailleurs, en Hollande, l’engouement pour la tulipe fut tel qu’il provoqua un marché spéculatif monstre durant une période appelée la tulipomanie, au milieu du XVIIe siècle, qui entraîna le pays au complet presque à la ruine quand le marché s’écrasa subitement en 1637. 

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Québec, toujours un désert botanique?

En février 1985, l’éditorialiste du défunt journal Canadian Garden News, Art Drysdale, avait écrit un billet traitant la ville de Québec de désert botanique («botanical desert»). À la suite d’une visite de deux jours à Québec en 1984, où les attraits horticoles ne l’ont manifestement pas impressionné, il a noté que notre ville «semble pratiquement dépourvue de bons jardins publics» et, de plus, il s’est dit consterné «par le manque de soins horticoles donnés aux plantations, même à l’intérieur des grands murs de la ville.» Assez cinglant, n’est-ce pas? Mais qu’en est-il 33 ans plus tard?

Une nette amélioration
Très honnêtement, la ville est beaucoup plus fleurie qu’à l’époque et ses aménagements sont maintenant bien entretenus. Les autorités ont beaucoup investi dans l’aménagement paysager, non seulement autour de la vieille ville, mais partout sur son territoire. Des îlots de plantes et de fleurs décorent maintenant les grandes artères et de superbes petits aménagements plus intimes, fleuris à souhait, apparaissent çà et là dans la ville. 

Les grands édifices ont maintenant presque tous des aménagements remarquables, selon l’espace disponible — l’Assemblée nationale, la gare du Palais, l’hôtel de ville, etc. — et les grands parcs ont tous des attraits horticoles améliorés ou supplémentaires. 

Il est difficile de croire que M. Drysdale n’avait pas pris en considération les superbes plaines d’Abraham (parc des Champs-de-Bataille), avec ses pelouses, bosquets et jardins, et notamment le superbe Jardin Jeanne-d’Arc. Les Plaines dans leur ensemble donnent à Québec un charme que peu de villes peuvent égaler. Mais peut-être qu’il considérait que les Plaines, étant de compétence fédérale, ne faisaient pas partie de la ville? 

Les pas en avant depuis 1985
Regardons quelques-uns des améliorations notables depuis 1985 :

› Le parc du Bois-de-Coulonge, qui a réussi le défi de se maintenir comme parc historique tout en améliorant la donne, surtout grâce aux incroyables jardins à l’entrée du parc, autour de la maison du gardien;

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La division des vivaces

Les vivaces n’ont jamais été aussi populaires et elles remplissent maintenant plus de jardins québécois. Un des attraits des vivaces est que l’on peut facilement les diviser afin d’en obtenir d’autres. Oui, mais quand et comment?

Printemps, été ou automne?

Théoriquement, on peut diviser une vivace en presque toute saison, mais une division en plein été est plus stressante pour la plante... et aussi, à cause de la chaleur, pour le jardinier. De plus, pour réduire le stress de la plante nouvellement repiquée, il faut arroser davantage. Ce n’est donc pas la meilleure période pour pratiquer une division. Mais si vous devez le faire pour une raison quelconque — un déménagement, par exemple — au moins vous saurez que c’est possible.

Habituellement, on pratique plutôt la division quand la plante est plus ou moins au repos: soit tôt au printemps, quand ses premières feuilles se pointent, ou à l’automne. Et cela permet de classer les vivaces en trois catégories. 

Les vivaces à floraison printanière

Elles sortent en toute vitesse au printemps et leur floraison a lieu avant la mi-juin. Et il n’y a pas que la floraison qui a lieu tôt dans la saison. Leur feuillage et leurs racines se développent tôt aussi. Les diviser au printemps risquerait de miner leur croissance. On va donc diviser ces vivaces à l’automne: fin août, septembre ou jusqu’à la mi-octobre. Dans cette catégorie, il y a des plantes comme l’iris de jardin, la pivoine, le pavot d’Orient et le cœur saignant.

Les vivaces à floraison estivale

Elles fleurissent entre la mi-juin et la mi-août. Elles sont solidement endormies en mai et ne commencent à «se grouiller» qu’en juin. En septembre, elles se reposent déjà. On peut donc diviser ces vivaces soit au printemps ou à l’automne. Dans cette catégorie, il y a l’hémérocalle, l’hosta et l’asclépiade.

Les vivaces à floraison automnale

Ces vivaces fleurissent après le 15 août. Plusieurs continuent de pousser et de fleurir même après les premiers gels. Comme elles sont encore en croissance à l’automne, les diviser à cette période pourrait nuire à leur survie. On va donc plutôt les diviser au printemps, quand leur croissance pour la saison est à peine entamée. Dans cette catégorie, vous trouverez l’aster, le chrysanthème, le sédum d’automne et la rudbeckie.

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Des plantes qui résistent à la sécheresse

Rarement la région de Québec n’a subi un été aussi torride que celui de 2018. Avec des canicules jour après jour et une pluie venant surtout d’orages isolés, plusieurs secteurs ont subi une sécheresse profonde, empirée, bien sûr, par la chaleur qui a provoqué une évaporation accrue. Et ce n’est pas seulement chez nous : tout l’hémisphère nord a vécu des records de chaleur et de sécheresse. Je ne dis pas que tous les étés futurs seront ainsi, mais ce serait une bonne idée de s’y préparer, au cas où.

Planxérophytes
Une façon de réagir à un climat plus sec est de choisir des végétaux plus tolérants à la sécheresse. Après tout, il y a même des plantes qui peuvent pousser dans le désert et nous sommes loin d’être dans une situation d’aridité aussi extrême. On appelle ces végétaux des plantes xérophytes, du grec xéro (sec) et phyte (plante).