L'entreprise de jeux vidéo Frima ouvre les portes de ses nouveaux locaux au public aujourd'hui. Des panneaux de bois aggloméré ont été utilisés au lieu des paravents traditionnels. Des bandes de DEL réglables manuellement ont été installées au-dessus des espaces.

Frima, labyrinthe urbain et ludique

Frima ouvre samedi les portes de ses nouveaux espaces de travail au public. En plein coeur du centre-ville de Québec, plongez dans un labyrinthe ludique et urbain qui relie les anciens locaux du journal Le Soleil et de TQS.
<p>D'anciennes cabines téléphoniques de TELUS ont été disposées aux quatre coins de l'édifice, un clin d'oeil urbain très réussi.</p>
<p>La personnalisation de l'espace est partout. On peut observer d'immenses murales représentant des images de jeux vidéo créés par Frima.</p>
Les deux associés Steeve Couture et Christian Daigle ainsi que l'architecte Claude Fugère ont travaillé d'arrache-pied pour offrir aux employés un milieu de création unique et inspirant. Voici quelques éléments-clés.
Éclairage intelligent
«Nous avons été très téteux sur l'éclairage», lance le pdg Steeve Couture. La firme Transit a travaillé de concert avec les dirigeants de Frima pour créer un système d'éclairage qui s'adapte au travail artistique. «Les artistes sont très sensibles à l'éclairage, on a donc dû gérer ça», explique-t-il.
Des bandes de DEL - plus jaune que le néon normal - réglables manuellement ont été installées au-dessus des espaces de façon chaotique pour permettre à chacun de personnaliser l'intensité de son éclairage.
Aussi, peu de néons traditionnels ont été utilisés. D'ailleurs, ils sont à peu près tous tournés vers le plafond et plusieurs sont simplement fermés. La lumière naturelle a plutôt été privilégiée et suffit amplement à illuminer l'espace. «La formule blanc immaculée ne fonctionne pas pour nous, il a fallu trouver notre propre système», ajoute Steeve Couture.
Un monde imaginé par des hommes créatifs ne pouvait se passer de gadgets lumineux. Le plus impressionnant: le tunnel qui relie les deux parties de l'édifice tapissé de lumières DEL qui s'illuminent sur notre passage.
Cohérence des textures
En naviguant dans ce labyrinthe, on remarque la cohérence des matières dans les différents coins des bureaux. Le décor marie le blanc hyper net des plafonds et de certains murs aux accents de briques, de béton et de bois.
Pour délimiter les zones de travail, des panneaux de bois aggloméré ont été utilisés au lieu des paravents traditionnels. «Quand les gars de la construction ont installé le premier cubicule, ils nous ont appelés, car ça ressemblait trop à des enclos pour animaux. Mais en y ajoutant le mobilier et du monde, ça a pris tout son sens», explique le pdg.
La personnalisation de l'espace est partout. On peut aussi observer d'immenses murales représentant des images de jeux vidéo créés par Frima. Même les salles de réunions portent le nom des personnages.
Recyclage original
Le souci de recycler au maximum a guidé l'architecte Claude Fugère lors des travaux. Un défi de tous les instants. «On ne pouvait pas tout démolir et recommencer. Il a fallu y aller étape par étape pour ne rien échapper», explique-t-il.
De la peinture blanche a été pulvérisée au plafond, mais tout a été gardé. «Il doit même y avoir quelques fils là-haut qui ne servent à rien», lance à la blague Steeve Couture.
Dans le hall d'entrée, le tapis noir des studios de TQS a été gardé au plafond, limitant l'écho. Autres vestiges de la Télévision Quatre Saisons: les rails pour les caméras.
D'anciennes cabines téléphoniques de TELUS ont été disposées aux quatre coins de l'édifice, un clin d'oeil urbain très réussi.
Les folies à venir
Une salle de projection est présentement en construction. Cela permettra aux équipes de production et de conception de voir sur écran géant leur création.
Autre gros projet à venir: une terrasse sur le toit. «Ce sera un toit vert splendide avec une vue imprenable sur Québec», note Steeve Couture.