La chaleur du foyer irradie au rez-de-chaussée à aire ouverte. Les suspensions ont été dénichées chez Luminaire Authentik, à Bromont.

Se sentir au chalet, à l'année

Terminée en décembre 2016, cette maison de Stoneham souffle sa première bougie. Parée de bois, remplie d’amour, elle est le fruit de son propriétaire, qui est entrepreneur.

«On voulait être dans notre chalet à l’année», explique Julien Allen, de Groupe Rénos Conseils. Dans ce projet bien personnel, le bois est en vedette. Il y a du pin presque partout, du plancher au plafond. Même dans les garde-robes, où les retailles ont été récupérées. 

Le propriétaire pointe les planches de trois largeurs différentes, «pour faire plus rustique, comme à l’époque où les bâtisseurs prenaient ce qu’ils avaient sous la main». 

Sa conjointe, Gabrielle Labonté, a imposé son veto pour peindre les murs blancs. «Ça fait ressortir le bois», plaide-t-elle en riant.

L’amour du bois de Julien est palpable. Le pin s’invite du plancher au plafond. Seul le comptoir de l’îlot est en merisier.

Le couple ne voulait pas de «coup d’éclat» dans sa demeure. «Ce qui représente vraiment la maison, ce sont les matériaux bruts. On voulait juste du vrai, pas d’imitation», souligne Gabrielle, en mentionnant que même la brique du foyer est véritable.

L’âtre diffuse une belle chaleur dans l’aire ouverte. La chienne Molly s’y prélasse avec délice pendant qu’Annette, deux mois et demi, observe la scène. Son frère Arthur n’y est pas, mais nous visitons sa chambre, à l’étage, charmante. Elle voisine celle de sa sœur, au bout d’une passerelle.

En face, une mezzanine accueille les quartiers des parents. «On va garder ça ouvert le plus longtemps possible, mais avec les enfants, on sera obligés de fermer un jour», indique le papa bricoleur. Sa maison est évolutive.

Dans la salle de bain, comme dans la cuisine, il a fabriqué des comptoirs en béton, simplement scellés, sans époxy. Julien Allen voulait conserver le look naturel du béton, tout en acceptant que l’eau tache un peu la surface avec le temps.

Les propriétaires se sont inspirés d’une photo trouvée sur Internet pour construire leur maison. Ce qui les a séduits? La terrasse intégrée

La cuisine, avec son immense îlot en merisier (seule infidélité au pin), invite à recevoir. Les jolies suspensions ont été choisies chez Luminaire Authentik, à Bromont.

L’été, les Allen-Labonté profitent d’une pièce supplémentaire, contiguë à la salle à manger. La grande terrasse couverte annonce des heures de plaisir avec son coin barbecue, son salon extérieur, son spa et son carré de sable. La vue porte sur un beau terrain boisé. «On voulait respecter le coin, le quartier, la montagne. C’est vraiment une maison de bois», lance la propriétaire.

Le couple a confié les plans à un professionnel, avec une idée précise en tête. La terrasse intégrée était la base de la demeure, inspirée d’une photo trouvée sur Internet. La forme de la construction répond aussi aux besoins de Gabrielle, qui a une clinique attenante, un point de service d’Orthophonie de la Capitale.

Dans son ensemble, avec ses raquettes accrochées au garage-atelier, ses rubans rouges et son sapinage suspendus à la rambarde, cette maison-chalet semble taillée sur mesure pour son emplacement. Lors de notre passage, une petite neige de circonstance tombait sur Stoneham. 

Conçu avec soin, bien construit et intégré, ce projet a été lauréat aux prix Nobilis 2017. Pour Julien Allen, il s’agit d’une double fierté. Pour sa famille et pour sa jeune compagnie, Groupe Rénos Conseils (grouperc.ca), qui participait au concours de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec — région de Québec pour la toute première fois.

Julien Allen et Gabrielle Labonté ont créé une maison-chalet confortable pour leur petite famille. Annette, deux mois et demi, a un grand frère de 20 mois.