Le salon de François et de Florian est habillé d’œuvres de Pierre Bouchard et réchauffé par un foyer Don-Bar. Une composition moderne et douillette, à l’image de leur maison de Limoilou.

Entrez! Maison urbaine et sur mesure dans Limoilou [VIDÉO]

François et Florian vivent dans une demeure toute neuve, près des services et de la ville. Autour d’eux, les arbres sont matures. Entre leurs murs, ils ont créé leur univers, sur mesure.

Ils avaient déjà jeté leur dévolu sur un quartier, dans Limoilou. Restait à trouver une maison à vendre. La demeure qu’ils ont dénichée sur la 20e Rue réservait toutefois des surprises, dont de sérieux problèmes de fondations. Les sols du secteur, près de l’ancien lit de la rivière Lairet, sont instables et fragilisent les bâtiments. Aux grands maux les grands moyens : ils ont démoli et reconstruit leur rêve en neuf.

On peut raser sans trop de problèmes une maison dans Limoilou? «La zone sous influence de la Commission d’urbanisme arrête à la 18e Rue. En étant au-delà, ç’a été très facile d’avoir le permis de démolition», indique François.

La maison, bien intégrée au voisinage, est recouverte de bois, de métal noir et de fibrociment blanc. À l’étage, les fenêtres du bureau et de la salle de bain forment un tout, encadré de noir. Une idée de la nièce de François, qui est architecte.  Autrement, la firme Erige, de Québec, a conçu tous les plans et réalisé les travaux.

Obtenir le permis de construction leur a donné un peu plus de fil à retordre. «On a eu un premier refus à cause des revêtements extérieurs. On est allés défendre le dossier au Conseil d’arrondissement.»

Le résultat est très bien intégré, les couleurs et la volumétrie s’harmonisent au voisinage. Le noir, le blanc et le bois se fondent dans le paysage.

«L’entrepreneur, Erige, a fait un excellent travail. La maison à côté est carrée et celle de l’autre côté a un toit pentu. Nous, on a les deux», poursuit François.

Les propriétaires auraient voulu un garage, mais ils ont opté pour un abri d’auto, une solution moins dispendieuse. «Et on aimait bien le style des maisons des années 60 avec le carport», glisse François.

Avant de déménager, le couple habitait sur la 2e Avenue, au rez-de-chaussée d’un triplex qu’il avait transformé en condos. «On avait seulement des fenêtres en avant et en arrière. On souffrait du manque de luminosité.»

Les propriétaires rêvaient de luminosité et d’intimité. Ils ont opté pour des fenêtres en bandeaux (à gauche) et une grande fenestration sur la cour privée.

Leur nouvelle demeure, bâtie en 2017, devait être à la fois lumineuse et intime. Les ouvertures sont donc plus abondantes côté cour, donnant sur un terrain privé de 5000 pieds carrés.

À l’intérieur, les pièces sont baignées de soleil. Le salon et la salle à manger sont protégés d’un rebord extérieur en bois, prolongement de l’abri d’auto, qui sert d’écran protecteur en été.

Leur chienne, Bellatrix, se prélasse au salon, devant un foyer Don-Bar carré. Aux murs, on retrouve plusieurs toiles de Pierre Bouchard, peintre de Québec, et son ours fétiche de New Joe Cool.

Outre les peintures et sculptures d’animaux, les propriétaires pimentent leur décor d’images hétéroclites : un portrait 3D de la reine Elizabeth II, une photographie d’églises superposées, des panaches fleuris. De quoi réchauffer les murs immaculés.

Dans la salle à manger, un luminaire de la boutique Au Loft vole la vedette.

Une desserte en miroir côtoie la chaise berçante de tante Aldéa. Parmi les souvenirs de famille, il y a aussi les belles tasses que la mère de François a reçues en cadeau de mariage de la part des amies de bridge de sa propre mère. Florian a eu l’idée de les placer dans un meuble repeint en rouge.

En face, la cuisine est dans un tout autre style, avec sa céramique blanche texturée de chez Céragrès, ses comptoirs en quartz, ses armoires laquées sans poignée. La pièce, minimaliste, est signée Simard. Le lave-vaisselle est dissimulé dans un tiroir, le micro-ondes, dans une niche, le réfrigérateur est inséré entre la dépense et une salle d’eau. «On voulait une cuisine qui n’ait pas l’air d’une cuisine!»

La cuisine immaculée, signée Simard, est sertie de bois clair. Tout y est dissimulé, jusqu’au lave-vaisselle qui s’ouvre comme un tiroir.
Au pied de l’escalier, on découvre une jolie niche pour entreposer les bûches.

L’escalier nous mène à l’étage et au bureau double, ouvert et lumineux. Techniquement, il pourrait être transformé en troisième chambre, souligne François. 

5Le bureau double, qui déborde de livres et de soleil les jours dégagés, est la pièce préférée de Florian.

Sur le même niveau, on trouve une salle de bain d’invités et une chambre d’amis. Puis la chambre principale, avec son mur bleu à caissons. Il dissimule une salle de bain et une pièce-penderie, accessibles par une porte qui se fond dans le décor.

Une des seules touches de couleur se trouve dans la chambre principale. Une salle de bain et une pièce-penderie sont dissimulées derrière le mur à caissons, accessibles par une porte camouflée.
Immaculée elle aussi, la salle de bain principale a une touche de noir laqué avec sa vanité de chez Vague & Vogue. La céramique blanche vient de chez Ciot.

D’où leur est venue toute l’inspiration? Un petit peu de Pinterest. Mais François ajoute que «Florian a l’œil, côté design». S’il n’en fait pas lui-même un métier, son père est spécialisé en menuiserie, agencement et décoration.

Les planchers des trois étages sont chauffants, au glycol. Leur surface en béton a fait sourciller des amis, qui pensaient que les pièces n’étaient pas finies. Mais les propriétaires adorent l’effet. Les meubles de bois s’y découpent particulièrement bien.

Au sous-sol, les plans ont été faits pour aménager un éventuel appartement pour la mère de François. «Tout a été prévu pour que la maison devienne bigénérationnelle.»

Les propriétaires, eux, sont là pour y vieillir heureux. «On aime le quartier, on est proche de tout! Et quand on sera vieux, on est entre deux hôpitaux», Saint-François-d’Assise et l’Enfant-Jésus, lance François dans un grand rire.