La portion en bois du chandelier L'écume des nuits a été fabriquée avec une fraiseuse numérique à cinq axes, mentionne GianPiero Moretti.

Encan couru et retour du SPOT

Les organisateurs du concours L'Objet ont récolté 17 500 $ lors de l'encan qui s'est tenu la semaine dernière, au Musée de la civilisation de Québec. L'argent servira à financer les activités des finissants en architecture de l'Université Laval et à aménager une troisième place éphémère au centre-ville cet été.
Les étudiants de la Faculté d'aménagement, d'architecture, d'art et de design avaient été invités à concevoir des objets. Seuls ou en groupes, ils en ont fabriqué 43 (lampes, tables, chandelier, arrosoir, bijoux, etc.), qu'ils ont exposés cet hiver dans les vitrines du magasin Simons du Vieux-Québec et au Musée de la rue Dalhousie.
L'événement baptisé L'Objet célébrait ses 25 ans cette année. Il vise depuis ses débuts à financer le bal des finissants des futurs architectes et leurs activités de fin d'études.
Le sac de contreplaqué <em>L'affaire est dans le sac</em> fait partie des acquisitions du directeur de l'École d'architecture de l'Université Laval.
Les trois dernières années, une partie de l'argent amassé pendant l'encan leur a servi à organiser des événements «de rayonnement» à Québec. En 2014, les étudiants ont fourni aux Passages insolites l'installation Delirious frites, faite avec des bouées de piscine en mousse de toutes les couleurs. 
En 2015 et en 2016, ils ont aménagé des places publiques éphémères, la première dans le quartier Saint-Roch, la deuxième dans Saint-Sauveur, baptisées SPOT. L'été prochain, il y aura un troisième SPOT. Deux sites sont envisagés : l'îlot des Palais, en basse-ville, derrière Lauberivière, et le terrain du centre Frédéric Back, avenue de Salaberry, dans le quartier Montcalm. Un comité d'étudiants a tenu deux soirées de consultations auprès de la population la semaine dernière. Il fera connaître sa décision sous peu. 
La Ville de Québec avait donné une subvention de 27 000 $ en 2015, et de 50 000 $ l'année suivante. Elle n'a pas encore révélé le montant qu'elle accorderait au SPOT cette année.
L'horloge de papier <em>Roche Papier Ciseaux</em> a suscité la mise la plus élevée, soit 1350 $.
1350 $ pour l'horloge Roche Papier Ciseau
Tous les objets ont trouvé preneurs lors de l'encan, la plupart s'envolant pour des montants entre 150 $ et 200 $. L'horloge en papier (Roche Papier Ciseaux) a suscité la mise la plus élevée, soit 1350 $.
Comme d'habitude, les professeurs et le directeur de l'École d'architecture, GianPiero Moretti, ont été des participants très actifs, ce dernier confiant être reparti avec quatre objets, dont un sac à dos de contreplaqué nommé L'affaire est dans le sac
M. Moretti a salué la qualité des oeuvres qu'il attribue, notamment, aux outils numériques mis à la disposition des étudiants, découpeuse au laser, imprimante 3D, fraiseuse à cinq axes. Ils leur permettent de fabriquer des objets «impeccables».  «De qualité industrielle», soutient-il.
«Il y a cinq-six ans, les objets ressemblaient plus à des bricolages ou à des sculptures», confirme Grégory Taillon, coprésident de L'Objet.
Il évalue la foule de la semaine dernière à environ 600 personnes, dont de nombreux anciens qui s'étaient donné rendez-vous pour cet événement aux allures de retrouvailles.