Collectionneur de nature, fasciné depuis toujours par les mécanismes, Benoît Lavoie confectionne des robots à partir de pièces de métal recyclées. On le voit ici affairé dans son atelier.

electrorobo.com: une passion qui prend de l'ampleur

Les robots de Benoît Lavoie ont une petite bouille usée, un coeur lumineux ou à piston. Ils ont ce côté à la fois industriel et amusant. «Ils ne sont pas méchants», dit leur créateur, qui passe parfois un mois à monter un personnage. Chaque pièce est unique et depuis la création du site electrorobo.com, la demande se fait sentir...
«Je vais les vendre prochainement, je suis dans un genre d'envol», indique Benoît Lavoie au bout du fil, depuis son atelier de Montréal. Le Soleil l'a découvert par le blogue Joli Joli Design. Ses sculptures faites de matériaux recyclés sont charmantes et attendrissantes. Mais pas vraiment destinées aux enfants. «Elles ont une certaine fragilité», dit le bricoleur qui les assemble avec de la microsoudure et du collage.
Leur hauteur varie de 15 cm à 40 cm. Beaucoup ont des lentilles. «J'aime quand on voit à l'intérieur, avec des lumières.» Ses robots ont des moteurs, certains peuvent bouger. Mais le côté électronique, il ne «s'embarque pas là-dedans». Il a plutôt confié cette tâche à un prof de cégep en électronique aujourd'hui à la retraite.
Présentement, Benoît Lavoie travaille «à la loupe» un modèle sous cloche de verre. Il y a une planète, une fusée qui tourne autour de la planète avec trois lumières dedans, décrit-il. «Des fois, c'est difficile à faire. Mais je veux rester là-dedans, c'est ce qui m'inspire.»
<p>Benoît Lavoie s'inspire-t-il des personnages de Tim Burton pour ses robots? «Pas directement, mais j'admire beaucoup son oeuvre.»</p>
Graphiste de métier, il passe de plus en plus de temps à ses robots dans son atelier et aimerait s'y consacrer à temps plein éventuellement.
Cette passion remonte à son enfance dans les années 70, alors qu'il s'amusait à démonter ses jouets. Près de chez lui, il y avait un réparateur de télévision d'où il ramenait des pièces, des vieilles carcasses.
La collecte
En grandissant, il est devenu collectionneur, il arpentait les encans, toujours intrigué par les mécanismes, les vieilles calculatrices qu'il achetait pour les disséquer. Puis lors d'un voyage à New York, il est tombé sur un type qui faisait des robots avec des appareils photo. L'idée a germé, mais il a voulu «pousser plus loin», créer des personnages sans qu'on reconnaisse l'appareil derrière.
Dans les marchés aux puces, sur eBay, chez les marchands de ferraille, dans la rue, il s'est mis à chercher des pièces de métal usées qui lui inspiraient une tête, des jambes. «J'ai essayé de les user moi-même, mais ça paraissait», dit celui qui perfectionne constamment sa technique. Il a loué un atelier, s'est fait des casiers pour classer ses pièces.
«Quand je fais mes robots, c'est un peu comme un casse-tête. C'est vague au début, puis ça prend forme. C'est un processus assez lent», indique Benoît Lavoie en ajoutant s'attarder aux vis, aux moindres détails.
Il a oeuvré dans l'ombre une dizaine d'années jusqu'à ce que ses amis l'incitent à montrer ses créations sur Internet. La machine s'est emballée, une boutique de la rue Saint-Laurent à Montréal a communiqué avec lui, il aimerait aussi faire une exposition. Avec un inventaire d'une trentaine de robots et encore beaucoup de carburant pour continuer l'aventure, il regarde les différentes possibilités, pourrait vendre en ligne.
Pour le moment, des cartes et des aimants sont déjà en vente sur son site.
La suite à surveiller: electrorobo.com
<p>Le VogBot est offert en édition spéciale. Il est vendu dans les boutiques John Fluevog au coût de 29 $ jusqu'à épuisement des stocks. </p>
Le VogBot à roulettes
Parlant robots, la vitrine de la boutique John Fluevog, rue Saint-Joseph, affiche les siens.
Le VogBot, conçu en édition limitée spécialement pour le designer de chaussures, est offert en magasin et en ligne au coût de 29 $ jusqu'à épuisement des stocks.
Il accompagnait un concours qui prend fin samedi et couronnera, dimanche, un gagnant qui aura droit à une paire de chaussures Fluevog par année pendant 10 ans. Avant «que nous ne devenions tous des robots à roulettes», disait l'annonce.