Lors des travaux, Éric et Judith ont découvert de vieilles copies de journaux datant du début du XXe siècle.

Des rénos pleines de surprises

Lorsque Judith a acheté sa maison dans le Vieux-Lévis en 2003, il était clair pour elle qu’elle la rénoverait de fond en comble. La demeure, construite en 1865, avait en effet besoin d’un coup de jeunesse et de beaucoup d’amour. Après s’être attaqués au revêtement extérieur, au salon et au garage, Judith et son conjoint Éric ont jeté leur dévolu sur une pièce qui leur tenait particulièrement à cœur : la cuisine.

Judith rêvait d’une vielle maison qui avait une âme et un potentiel de rénovation. Cette demeure, qui abritait les employés des Sœurs de la Charité, logées en face, avait tout pour lui plaire. L’emplacement, l’espace intérieur et extérieur et l’histoire. Le logement adjacent était également un élément vendeur et s’est avéré particulièrement pratique au moment des travaux. 

Le temps est probablement le terme-clé de ce projet de rénovation. Judith a pris tout le temps nécessaire pour penser à la cuisine qu’elle souhaitait. Pendant des mois, elle a feuilleté des magazines de décoration et a fouillé sur Internet pour puiser des idées. Quand elle s’est présentée dans le bureau de Marie-Maxime Landry de Christian Marcoux Cuisine et Mobilier Design, deux lignes directrices se sont imposées : le noyer comme choix de matériau et la volonté de créer une ambiance à la fois épurée et chaleureuse.

«La cuisine, on a eu du plaisir à la faire parce qu’on aime recevoir, on aime cuisiner. On ne voulait pas que ce soit seulement du tape-à-l’œil. Il fallait d’abord qu’elle soit fonctionnelle et utile et tant mieux si son look était intéressant», précise Judith.

À gauche, la cuisine d'avant manquait d'espace de comptoir, un problème qui a été réglé dans la cuisine actuelle, qu'on peut voir à droite.

De concert

La propriétaire et la designer ont travaillé de concert pour choisir les matériaux et la disposition des différents éléments. Judith avait quelques incontournables : elle voulait une fenêtre qui donne du côté du fleuve et offre une vue partielle du château Frontenac, aucune poignée d’armoires apparente et une grande surface de travail. Au final, ses vœux ont tous été exaucés. 

La propriétaire ne voulait aucune poignée apparente sur les panneaux d’armoires. Son souhait a été exaucé.

Pour s’offrir un plus grand espace pour la salle à manger, Judith et Éric ont cru bon d’ajouter une rallonge à la maison. Ils ont décidé de récupérer ce qui était jadis une terrasse. «Nous tenions à avoir un espace extérieur pour manger. Nous avons d’abord installé un gazebo, mais nous nous sommes rapidement rendu compte que ce n’était pas une bonne idée à Lévis parce qu’il vente énormément», fait remarquer Éric. De grandes portes vitrées pliantes et coulissantes ont alors été installées pour laisser entrer la lumière et créer le sentiment d’être à l’extérieur en tout temps. Le résultat est spectaculaire! 

De grandes portes vitrées pliantes et coulissantes créent le sentiment d’être à l’extérieur en tout temps dans la salle à manger.
Une rallonge a été nécessaire pour agrandir la surface de plancher et permettre une salle à manger plus spacieuse. Un spa a également pu être installé sur le toit de la rallonge.

Belles trouvailles

Le chantier a duré de septembre à février. Heureusement, le couple a pu élire domicile au logement voisin ce qui lui a permis de suivre l’évolution de près. Éric a fait une grande partie des travaux avec le frère de Judith, qui est habile de ses mains. «Nous n’avons pas des emplois manuels, alors pour nous, c’est une façon de se réaliser. C’est très concret», explique Judith. 

Ils ont eu quelques bonnes et mauvaises surprises en cours de route. Les plafonds et les planchers étaient si inclinés qu’ils ont dû les refaire en entier. Mais en démolissant certains murs, ils ont eu le bonheur de trouver des journaux du début du XXe siècle qui servaient d’isolant à l’époque. De belles trouvailles.

Un journal trouvé à l'intérieur des murs

Friand de nouvelles technologies, Éric a tenu à ajouter sa touche. Huit enceintes acoustiques, contrôlées par téléphone ou iPad, ont été ajoutées au plafond pour permettre une diffusion uniforme de la musique. Et tout l’éclairage du premier étage de la maison est contrôlable par Internet sans fil, ce qui permet de changer les ambiances. 

La soirée du 31 décembre, alors que le couple a accueilli 14 convives pour souper, a été la confirmation que cette nouvelle cuisine-salle à manger est une réussite sur toute la ligne. «On n’a pas fait ces travaux pour revendre la maison, précise Judith. On n’aura pas de chalet ou de bateau. Donc notre maison, c’est notre milieu de vie.» «On l’a vraiment fait pour notre qualité de vie», conclut Éric. Prochain projet : l’aménagement extérieur.

EN RAFALE

L’inspiration

Judith est d’abord tombée amoureuse du noyer en feuilletant des magazines et en naviguant sur Internet, une matière qui a été le point de départ pour tout le reste du design. 

Le défi

Le principal casse-tête était d’arriver à disposer tous les éléments de la cuisine dans l’espace. Le couple a fait au moins six esquisses différentes avant d’arriver au résultat final.  

Le budget

Il est de «plusieurs dizaines de milliers de dollars», dit simplement Judith sans plus de précisions. «On a attendu pour faire quelque chose à notre goût. Quand j’ai acheté la maison, ce n’était pas la cuisine de mes rêves. Nous avons pris le temps de bien faire les choses.»

Le bilan

«J’avais peur de me tromper et de regretter certaines choses, admet Judith, mais je suis contente. Je ne regrette rien. Quand on reçoit des gens, ça roule, c’est agréable. Alors je dis  : “mission accomplie”.»