Des lampes qui roulent des mécaniques

Daniel Boulanger s'est trouvé un créneau bien particulier pour exprimer sa créativité. Fabriquer des pieds de lampe à partir de pièces d'automobiles récupérées et recyclées. Quelle voiture de luxe aimez-vous? Passez votre commande à LampArtz.
Comme cette dame espagnole qui voulait faire un cadeau pour son mari, propriétaire d'une Porsche de 1995. Daniel Boulanger a cherché des pièces du même modèle, en a trouvé en Oregon aux États-Unis, a confectionné sa lampe à la main et a pu l'envoyer à temps pour Noël.
LampArtz existe depuis septembre. Daniel Boulanger, qui travaille en communications, avait moins d'ouvrage. Passionné de design et de voitures, il avait aidé son père de 78 ans à réaliser son rêve : acheter une Porsche. Quand une pièce a dû être changée, il l'a trouvée belle, puis a décidé d'en faire une lampe.
«Je m'amuse à faire des lampes depuis des années», dit ce bricoleur autodidacte en racontant ses débuts.
Il fabrique ses lampes chez lui, à Laval. Son matériel provient principalement de garages spécialisés dans son coin. Dans sa façon de mettre les pièces en évidence, Daniel Boulanger s'efforce de faire ressortir de travail d'ingéniosité des concepteurs. Des morceaux de Mercedes-Benz, de Volvo, de Porsche sont nettoyés, polis au sable, protégé, puis combinés à du bois.
Le résultat, pas trop clinquant, a un côté industriel intéressant. Selon lui, même des gens qui ne sont pas fans de voitures peuvent apprécier ses créations. «Il y a aussi toute l'idée de récupérer et de recycler des trucs. J'aime le fait de créer quelque chose d'utile à partir de ça.»
Chaque produit LampArtz est muni d'une plaque qui certifie de quelle voiture provient la pièce principale. Les lampes sont vendues entre 240$ et 750$, sans les abat-jour, qui compliqueraient l'expédition.