Les Anges-Jardins Maxime Castro et Yan Levasseur jettent un coup d’œil à l’entretien des haltes nourricières. Ils prodiguent aussi des conseils sur l’entretien et la récolte des plants.

Des haltes nourricières voient le jour en Haute-Gaspésie

SAINTE-ANNE-DES-MONTS — Afin de favoriser l’autonomie alimentaire de la population de la Haute-Gaspésie, des haltes nourricières ont vu le jour dans trois municipalités de la MRC. Des arbres et arbustes fruitiers ainsi que des plantes vivaces comestibles poussent dans ces espaces publics sous l’œil bienveillant et protecteur des Anges-Jardins.

Le projet des Anges-Jardins a été conçu par les coopératives du Cap de La Martre et Le Levier des artisans de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, avec la collaboration d’organismes et de partenaires financiers du milieu. Jusqu’à maintenant, trois localités de la Haute-Gaspésie ont leur halte nourricière : Rivière-à-Claude, Cap-Seize et Sainte-Anne-des-Monts. Cette dernière a été inaugurée le 16 juin par l’ambassadrice des saines habitudes de vie, Sylvie Bernier.

L’objectif des haltes nourricières vise à rassembler le plus de citoyens possible motivés par le concept d’autonomie alimentaire. «On réunit des gens intéressés, puis on designe ensemble la halte nourricière, explique le président de la coopérative Le Levier des artisans, Yan Levasseur. La halte est ensuite entretenue par les participants. Le but, c’est que les citoyens prennent le projet en charge à long terme.» Les Anges-Jardins demeurent disponibles pour donner des recommandations et pour les aider à réaliser la halte nourricière.

Dans chaque halte, les Anges-Jardins ont créé et installé une affiche qui, d’un côté, présente le plan de la halte nourricière vue de haut et qui identifie tous les plants qui s’y trouvent. Sur l’autre face, chaque plant est illustré et des informations sur le moment de la récolte ainsi que les détails sur la consommation de la plante ou du fruit s’y trouvent.

Dans la halte nourricière poussent des camerises, des bleuets, des groseilles, des gadelles, des framboises et autres petits fruits. On y retrouve aussi des légumes vivaces tels que des épinards, de la livèche, du crosne du Japon, des topinambours, de la rhubarbe. Des fleurs comestibles viennent enjoliver le lieu, que ce soit des hémérocales, de la monarde ou de l’oseille. «Il y a des trucs connus et moins connus, souligne M. Levasseur. On voulait justement initier les gens à des trucs faciles d’entretien, qui poussent tout seuls et qui sont bons à manger. On leur a présentés et les gens choisissaient ce qu’ils voulaient.»

Par le biais d’une autre initiative appelée «Nourrir notre monde», des bénévoles proposent des corvées de désherbage et d’entretien du lieu. «N’importe qui ayant envie de passer ici et d’arracher du chiendent sera le bienvenu, souligne le coordonnateur du Levier des artisans, Maxime Castro. Puis, s’il veut ramasser des bleuets, il peut le faire. C’est ouvert à toutes et tous!»