Ce qu’Ezekiel Lebrun aime le plus fabriquer : les tables de salle à manger.

De planchiste à ébéniste: Ezekiel Lebrun, ébéniste hors piste

Dans son atelier sur la rue de la Cavée, à Saint-Férréol-les-Neiges, Ezekiel Lebrun aime travailler en solitaire, à son rythme. C’est dans ce repère annexé à sa maison qu’il conçoit des meubles en bois d’inspiration scandinave et japonaise. «Avec une dégauchisseuse et un planeur, dit-il, je peux tout faire.»

Ezekiel Lebrun provient de l’univers du snowboard et du skateboard. À l’âge de 21 ans, il démarre sa propre entreprise, les boutiques DLX Deluxe. Puis, avec ses copains Guillaume Brochu, Jean-Philippe Brochu et Mathieu Laroche, il lance en 2005, la coopérative de travail I Found, qui conçoit et distribue des bonnets et des vêtements de sport.

En 2015, il décide de changer de carrière. «J’avais envie de faire quelque chose de nouveau, mais seul.» Son amour pour le design et le travail manuel l’amène alors à se lancer dans l’ébénisterie.

De magnifiques tabourets qui allient le bois et l’acier dans une harmonie au style scandinave.
Ezekiel Lebrun ne travaille que le bois. La portion «acier» est fabriquée à l’externe pour chaque projet, comme pour ce chalet des Cantons-de-l’Est.

«L’année 2015 a été une année de démarrage», fait valoir l’ébéniste. Tranquillement, il se procure l’équipement nécessaire et commence à apprendre son nouveau métier. «Je suis assez manuel, alors ç’a été vite. Mais c’est à partir de 2016 que tout a vraiment débuté.»

«Avec sa touche personnelle»

On retrouve, dans plusieurs foyers de Saint-Férréol-les-Neiges et d’ailleurs au Québec, des meubles signés Ezekiel Bois & Acier. L’ébéniste ne travaille que le bois, toutefois. La portion «acier», qu’il finalise avec de la peinture, est fabriquée à l’externe pour chaque projet.

Ezekiel Lebrun fait beaucoup de mobilier sur mesure, comme ce meuble audiovisuel.

Il préfère travailler les essences de noyer noir et de chêne blanc, deux bois qui se manipulent bien en plus d’être particulièrement esthétiques, à son avis. Parmi la gamme de meubles d’Ezekiel Bois & Acier, la fabrication des tables de salle à manger demeure l’exercice favori de l’artisan. 

Il s’inspire du courant japandi, amalgame des styles scandinaves et japonais : lignes épurées, minimalisme et un brin de rustique, sa touche personnelle. Il puise des idées de ses nombreux voyages entre Stockholm, Oslo, Copenhague, Helsinki et Tokyo. «Il faut voir ce qui se fait ailleurs pour se donner le plus d’idées possible.»

Dans ce chalet des Cantons-de-l’Est, Ezekiel Lebrun a conçu une table, un banc, un comptoir d’îlot et une table de salon en noyer noir, une des essences de bois que l’ébéniste préfère travailler.

«Comme je fais beaucoup de sur mesure pour des clients, je peux faire de tous les styles, poursuit l’ébéniste. Mais j’aime bien le contemporain de style scandinave.»

Ce qu’il préfère de son métier? «Ça commence en croquis sur une feuille blanche et ça finit en meuble, quelques jours plus tard.» Mais Ezekiel Lebrun ne calcule pas ces innombrables heures de travail qui empiètent sur celles consacrées aux vacances. «Il ne faut pas compter ses heures pour prendre le temps de bien faire les choses.»

Un présentoir en noyer et en érable fabriqué par Ezekiel Lebrun pour la compagnie GO-VAN.

Si le marché québécois de l’ébénisterie se porte bien, selon lui, le métier toutefois, est loin d’être évident. Le travail autonome comporte le désavantage de l’insécurité d’emplois. «J’ai la chance d’avoir mon atelier à la maison, il y a moins de dépenses, alors je peux bien y arriver. Mais si vous partez en fou avec de gros investissements, c’est peut-être casse-gueule», conclut l’ébéniste.

Les tabourets en merisier de l’ébéniste sont assortis au comptoir-lunch de cette maison.

Info : ezekielmeubles.com et @ezekielmeubles sur Facebook